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Comment fonctionne le vaccin contre la grippe ?
2d ago
Comment fonctionne le vaccin contre la grippe ?
Très contagieuse, la grippe provoque chaque année 10 000 décès en France, d’après l’Institut Pasteur. Causée par le virus Influenza, elle peut être contrée grâce à la vaccination. Celle-ci est particulièrement préconisée pour les personnes à risques de complications ou fréquentant de tels publics. Le principe de la vaccination L’objectif du vaccin est de préparer le système immunitaire de la personne à reconnaitre et combattre certains agents pathogènes. Pour ce faire, l’on injecte dans le corps une version affaiblie du virus ou des agents pathogènes tués, ou encore des fragments d’agents pathogènes. Le système immunitaire produit alors des anticorps spécifiques au virus ou à la bactérie en question. Si la personne est contaminée, son organisme reconnait l’agent pathogène et réagit rapidement, ce qui évite que la maladie ne se déclare. En l’absence de vaccin, le système immunitaire a besoin de plus de temps pour produire les anticorps spécifiques. Cette latence permet à la maladie de s’installer. Les composants du vaccin contre la grippe Le vaccin protégeant de la grippe contient des souches virales qui sont sélectionnées chaque année par les autorités sanitaires mondiales. Elles correspondent aux souches les plus susceptibles de circuler durant la saison propice à la grippe. Le vaccin contient ces souches sous forme de fragments de virus inactivés ou de virus entiers affaiblis. Les adjuvants présents dans le mélange aident le corps à répondre de façon plus efficace au vaccin. Les conservateurs, eux, permettent de stabiliser le vaccin et d’assurer la sécurité des personnes qui le reçoivent. Le vaccin contre la grippe peut être trivalent, avec deux souches de type A et une souche de type B, ou quadrivalent avec une souche supplémentaire de type B pour une protection plus large. Fonctionnement du vaccin contre la grippe Lorsque le vaccin antigrippe est injecté à une personne, son système immunitaire réagit. Il identifie les antigènes présents sur les virus et produit des anticorps spécifiques capables de lutter contre eux. Ces anticorps sont conservés dans le corps un certain temps et peuvent réagir rapidement en cas d’exposition au virus de la grippe durant l’année. Le vaccin protège aussi sur le plus long terme. La mémoire immunitaire permet au corps de produire plus rapidement des anticorps s’il est à nouveau mis en contact avec le virus correspondant. Pourquoi faut-il une mise à jour annuelle du vaccin ? Les virus de la grippe subissent des mutations fréquentes et rapides. L’on parle de glissement antigénique. Pour que la protection reste efficace, les personnes à risque doivent effectuer des rappels annuels avec un vaccin adapté aux nouvelles souches en circulation. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Comment la masturbation se traduit-elle au niveau cérébral ?
3d ago
Comment la masturbation se traduit-elle au niveau cérébral ?
Parfois décrié, parfois encensé, l’acte masturbatoire s’observe naturellement chez tous les mammifères. Il est particulièrement développé chez les primates dont l’être humain fait partie. La masturbation a été accusée de provoquer de nombreuses maladies telles que la surdité ou la stérilité. L’on sait aujourd’hui qu’elle ne déclenche aucune pathologie. Ses effets sur le cerveau sont au contraire plutôt bénéfiques. Les zones cérébrales activées Durant la masturbation, plusieurs zones du cerveau s’activent, avec des conséquences multiples. Le système limbique, impliqué dans la régulation des émotions et le ressenti du plaisir, est fortement stimulé. Incluant l’amygdale et l’hippocampe, il traite notamment les souvenirs associés au plaisir sexuel. C’est lui qui va permettre de booster l’excitation en ramenant à la mémoire les souvenirs de rapports sexuels passés ou d’expériences érotiques plaisantes. L’hypothalamus, lui, régule les comportements sexuels. Il favorise la libération d’hormones qui influencent la libido : oestrogènes et progestérone chez la femme, testostérone chez l’homme. C’est également l’hypothalamus qui consolide le désir et améliore la lubrification ou l’érection durant la masturbation. Le cortex préfrontal est responsable du jugement moral et de la prise de décision. Si la personne qui s’adonne à la masturbation ressent une pression négative envers cette pratique, le cortex peut moduler son désir et limiter sa capacité à vivre correctement l’expérience sexuelle. L’aire tegmentale ventrale, liée au circuit de la récompense, libère de la dopamine durant la masturbation. Ce neurotransmetteur est associé au plaisir et à la motivation. Il renforce le sentiment de satisfaction sexuelle et l’envie de réitérer l’expérience. Le noyau accumbens, également rattaché au circuit de récompense, est activé lors de la libération de dopamine. Il renforce les comportements rattachés à la sensation de plaisir, dont la masturbation. L’insula est une région du cerveau qui traite les émotions et les perceptions corporelles. Elle aide à intégrer les différentes sensations physiques du plaisir sexuel en association avec la réponse émotionnelle. Lorsque la masturbation est vécue dans un contexte positif, elle encode ce rapport en liant les sensations génitales de plaisir à des émotions agréables. Les bénéfices de la masturbation pour le cerveau Grâce à l’activité finement synchronisée de toutes les zones cérébrales, la masturbation exerce des bienfaits avérés pour le cerveau. La libération d’endorphines contribue à soulager le stress et à produire une sensation de bien-être. Cet effet relaxant est à la fois recherché pour améliorer la qualité du sommeil, mais aussi pour bénéficier d’un état de concentration supérieur. En outre, la quête de plaisir étant achevée et soulagée par la masturbation, le cerveau se montre plus disponible pour réaliser d’autres tâches. Il a également été avancé que les pratiques masturbatoires renforçaient le sentiment d’attachement grâce à la libération d’ocytocine. Elles ne sont donc pas du tout incompatibles avec la vie de couple. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Comment les larmes d’une femme agissent sur la libido masculine ?
4d ago
Comment les larmes d’une femme agissent sur la libido masculine ?
Voir une femme pleurer n’est agréable pour personne. Mais pour les hommes, les larmes féminines auraient même un effet particulier mis en évidence par plusieurs études. Bien qu’invisibles, les signaux chimiques produits par les pleurs d’une femme font office de communication non verbale. Ils influencent notamment la libido masculine. Le fonctionnement des larmes humaines Les humains produisent plusieurs types de larmes. Parmi elles, les larmes émotionnelles sont libérées en réaction à des émotions intenses. Il peut s’agir aussi bien de tristesse que de joie ou de frustration. Les larmes basales, elles, jouent un rôle biologique précis. Elles servent à hydrater l’œil et à le protéger des agressions. Chaque forme de larme présente une composition chimique différente, qui reflète son objectif. Utiles à la santé oculaire, les larmes servent aussi de moyen de communication non verbale. Elles influencent les réactions et perceptions des autres individus à un niveau subconscient. Résultat de l’étude principale menée sur le sujet Publiée au tout début de l’année 2011 dans la revue Science, l’étude phare qui explore ce sujet a fourni des pistes de réflexion intéressantes. D’après les résultats obtenus, les larmes féminines contiendraient des signaux chimiques spécifiques susceptibles de réduire la testostérone masculine.  Les hommes participants étaient exposés, sans le savoir, à des larmes féminines collectées lors d’épisodes émotionnels. Ils visualisaient dans le même temps des images de femmes potentiellement attractives. Leur réaction a montré qu’ils éprouvaient moins d’attirance sexuelle envers les femmes en présence de larmes qu’en présence d’une simple solution saline. Explication biologique possible D’autres recherches menées participent à l’élaboration d’une réponse quant à ce phénomène. Les larmes émotionnelles des femmes contiendraient des substances chimiques particulières. Celles-ci, détectées inconsciemment par les hommes par le biais de l’odorat, donneraient lieu à des réponses physiologiques telles qu’une baisse de la testostérone, hormone clé de l’attraction sexuelle.  L’effet des signaux chimiques pourrait résulter d’une adaptation évolutive dont l’objectif serait de moduler le comportement sexuel masculin en présence de signaux émotionnels féminins. En présence d’une femme qui pleure, la baisse de la testostérone de l’homme favoriserait l’empathie. Elle limiterait les réactions agressives, étroitement liées au taux de l’hormone masculine. Interprétation psychologique et sociale Les humains sont des êtres sociaux, pas uniquement soumis à leur pulsions et instincts primaires. L’interprétation mentale faite des larmes d’une femme joue aussi un rôle sur la libido. Perçues comme un signe de vulnérabilité ou de sensibilité d’un point de vue social, les larmes vont par exemple enclencher une réponse de protection ou de soutien de l’homme.  Elles peuvent aussi susciter de l’empathie et le partage de l’émotion. Elles vont rarement conduire l’homme à les interpréter comme une invitation à l’intimité sexuelle. Ce simple cheminement psychologique influencera considérablement l’attirance physique entre les individus, dépendante de l’état émotionnel de chacun. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi manger épicé donne chaud ?
5d ago
Pourquoi manger épicé donne chaud ?
La consommation d’un chili ou d’un tajine un peu relevé s’accompagne, chez de nombreuses personnes, d’une sensation marquée de chaleur. La hausse de la température corporelle, bien réelle, se traduit par une transpiration plus abondante. Explorons la physiologie consécutive à la consommation de nourriture épicée pour comprendre ce ressenti soudain de chaleur. Les composés présents dans les épices Les épices connues pour conférer une hausse de température corporelle contiennent des composés chimiques bien précis. Le piment, par exemple, est riche en capsaïcine. Le poivre noir, lui, contient de la pipérine. Ces molécules interagissent de façon spécifique avec des récepteurs présents dans la bouche et l’estomac. Nommés récepteurs TRPV1, ces derniers enclenchent une série de réponses physiologiques. Lorsqu’un composé d’une épice se lie au récepteur, celui-ci informe le cerveau d’une sensation de brûlure similaire à celle provoquée par la chaleur. Bien qu’il n’y ait pas de source réelle de chaleur externe, le corps réagit comme si c’était le cas. Il active son système nerveux et libère des substances chimiques dans l’organisme pour lutter contre l’agression présumée. Les conséquences de l’activation des récepteurs TRPV1 À la suite de l’interaction des molécules des épices avec les récepteurs TRPV1, une cascade de réactions se produit. Le corps libère des neuropeptides, activateurs du système nerveux, qui provoquent une légère inflammation. L’un des symptômes de l’inflammation est justement la hausse de la chaleur, qui aide à dilater les vaisseaux. Le sang circule mieux et plus vite pour propager les globules blancs vers le lieu de l’inflammation. La température corporelle augmente donc sous l’effet cumulé de la réponse inflammatoire et de l’activation du système nerveux. Pour se refroidir, l’organisme libère de la transpiration. La hausse du métabolisme En plus de l’inflammation, le corps subit parfois une hausse de son métabolisme. La capsaïcine du piment, la pipérine du poivre, les ginsénosides du ginseng amplifient la thermogénèse. Ce processus de régulation de la température interne conduit à une consommation plus élevée de calories, avec une libération plus importante de chaleur dans le corps. Cet effet de courte durée est néanmoins mis en avant par les fabricants de compléments alimentaires destinés à accompagner la perte de poids. Une sensibilité variable Des facteurs génétiques et environnementaux jouent dans la perception plus ou moins marquée de chaleur lors de la consommation d’épices. Les populations habituées dès le plus jeune âge à consommer des plats épicés sont généralement plus tolérantes à leurs effets sur la température corporelle. À l’inverse, les peuplades qui consomment peut d’épices les tolèrent souvent moins bien. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi voit-on des formes lorsque l’on ferme les yeux ?
6d ago
Pourquoi voit-on des formes lorsque l’on ferme les yeux ?
Cela peut sembler étonnant lorsqu’on l’évoque, mais fermer les yeux ne nous expose pas au noir. Au contraire, lorsque nos paupières sont closes, nous voyons toutes sortes de formes et de lumières. Celles-ci reprennent même parfois les contours d’objets que nous venons d’observer. À quoi est dû ce phénomène ? Les principes de base de la vision La vision humaine se base sur la perception de la lumière qui pénètre dans l’œil par la cornée. Le cristallin est une structure qui ajuste la luminosité pour focaliser les images, lesquelles se forment sur la rétine à l’arrière de l’œil. La rétine se charge de transformer les différents stimuli lumineux en signaux électriques, transmis au cerveau par le nerf optique. Au niveau du cerveau, dans le cortex visuel, les signaux sont transformés en images telles que nous les voyons. Cette interaction élaborée entre les composants de l’œil et les neurones est essentielle à la vision. Elle est aussi impliquée dans la représentation de motifs lumineux lorsque nos yeux sont fermés. Les phosphènes : définition et origines L’on appelle phosphènes toutes ces sensations visuelles de lumière qui nous parviennent sans que la lumière n’entre réellement dans l’œil. Elles se manifestent par des taches, des motifs ou des éclairs colorés. Les phosphènes proviennent de l’activation des cellules de la rétine ou de celles situées dans le cortex visuel du cerveau. Ils sont provoqués de deux façons. Les phosphènes mécaniques sont des réponses des cellules qui captent la lumière dans la rétine à une pression. Concrètement, si l’on frotte ses paupières fermées, les cellules interprètent cette pression comme une lumière. Le cerveau reçoit une information mentionnant la présence de lumière, et transforme donc ce signal en images. Les phosphènes induits par d’autres stimuli résultent par exemple de l’usage de psychotropes ou de la présence d’un champ électrique particulier. Le cortex visuel est activé par ces stimuli, et produit des images lumineuses en l’absence de signal nerveux induit par la rétine. L’impact de la lumière résiduelle Les cellules photoréceptrices de la rétine qui ont été activées en regardant une scène lumineuse ne se désactivent pas instantanément. Lorsque l’on ferme les yeux, elles conservent une certaine activité, produisant une lumière résiduelle. Ainsi, les phosphènes sont plus présents quand on vient de regarder une source importante de lumière telle que le soleil. Le cerveau continue à recevoir les informations de la rétine pendant un temps, produisant ces motifs lumineux inspirés de ce que l’on vient de voir. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Combien de temps faut-il dormir selon son âge ?
22-02-2024
Combien de temps faut-il dormir selon son âge ?
REDIFFUSION Des grasse-matinées d’adolescent jusqu’à 13 heures le dimanche aux nuits entrecoupées de jeune parent en passant par les réveils aux aurores des séniors, chacun d’entre nous connait tout au long de sa vie des habitudes de sommeil très variées. Si certaines sont régies par les contraintes extérieures ou l’hygiène de vie, d’autres dépendent intrinsèquement de nos besoins physiologiques. Quelle est la quantité exacte de sommeil nécessaire à chaque âge ? Est-elle la même pour tout le monde ? D’après l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, les besoins en sommeil varient selon 6 périodes clé de la vie. À la naissance, le nourrisson dort jusqu’à 20 heures par jour Le bébé qui vient de naitre a besoin d’une quantité très importante de sommeil. Dans les premiers mois de vie, cette durée passe de 20 heures à environ 15 heures par période de 24 heures. Le rythme circadien s’acquiert progressivement, et certains nourrissons dorment d’emblée toute la nuit tandis que d’autres vont encore se réveiller régulièrement entre 20h et 6h après l’âge de 6 mois. Les siestes diurnes complémentaires permettent à l’organisme d’assimiler tous les acquis et au cerveau de se développer harmonieusement. Il y a des bébés petits dormeurs, et d’autres qui ont besoin de davantage de sommeil. Ainsi, à un an, certains tout-petits n’auront plus besoin de faire de sieste, tandis que d’autres dormiront encore l’après-midi jusqu’à 3 ans et plus. Entre 1 et 2 ans, le bébé se cale sur le rythme de ses parents Les besoins en sommeil d’un enfant de 1 ou 2 ans sont de 11 à 14 heures par 24 heures. Cette durée est parfois atteinte uniquement avec le sommeil de la nuit. Mais, si les parents doivent déposer leur enfant en crèche tôt le matin, ou ont l’habitude de se coucher tard, le rythme du bébé va souvent être décalé. Un tout-petit qui dort 10 heures la nuit aura donc besoin d’une sieste l’après-midi, et parfois encore d’une sieste le matin. Entre 3 et 5 ans, la durée de sommeil varie moins À partir de 3 ans, l’enfant se cale généralement sur une certaine durée de sommeil nocturne, qui atteint 10 à 12 heures en moyenne. Si les heures de la nuit ne sont pas suffisantes, il aura besoin d’une sieste supplémentaire l’après-midi. Les activités de la journée, la lumière extérieure participent à l’établissement d’un rythme circadien clair, avec des nuits complètes et reposantes, et des périodes très actives pendant la journée. De 6 ans jusqu’à l’adolescence, la durée de sommeil reste identique L’INSV établit à 10 heures la durée de sommeil nécessaire pendant l’enfance, de 6 ans jusqu’à la puberté. Les nuits sont alors complètes, et l’enfant ne fait plus de sieste, sauf pour rattraper une éventuelle dette de sommeil. Les petits dormeurs se satisfont d’une nuit de 9 heures, tandis que les gros dormeurs ne sont reposés qu’avec 11 heures de sommeil au compteur... Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi les femmes résistent mieux aux virus ?
21-02-2024
Pourquoi les femmes résistent mieux aux virus ?
REDIFFUSION Le fait a encore une fois été remarqué pendant la récente épidémie de Coronavirus. En réanimation, les lits d’hôpital étaient occupés plus fréquemment par des patients masculins que féminins. Sur le tableau des décès des suites du Covid-19, la proportion d’hommes atteint 57,8% en France contre 42,2% de femmes, une tendance confirmée dans tous les pays relevés, sauf le Vietnam et la Corée du Sud. Les femmes résistent mieux aux infections que les hommes, et ce point a été à nouveau confirmé par une étude récente, qui ajoute que l’âge n’influence pas ce constat. Une femme de 80 ans sera toujours mieux armée face aux virus qu’un homme du même âge. L’influence des interférons de type 1 Grippe, VIH, SARS-Cov2 : qu’ont en commun ces infections ? D’après les statistiques médicales obtenues sur les dernières décennies, les femmes résistent mieux à ces virus que les hommes. Le mécanisme impliqué dans cette différence est connu depuis longtemps, et se base sur une composante génétique. Il faut d’abord savoir qu’en cas d’infection par un virus de type grippe ou Covid-19, certaines cellules du corps détectent la présence de l’indésirable grâce à un récepteur nommé TLR7. Ces cellules relarguent alors dans le sang des molécules antivirales, les cyotkines, dont l’une porte le nom d’interféron de type 1. Puissants et aptes à stopper la réplication du virus, les interférons ont un rôle crucial dans la lutte contre l’infection. Il s’avère que les femmes produisent généralement davantage d’interférons que les hommes lors de la stimulation du récepteur TRL7, pour une bonne raison : le gène qui code ce récepteur est situé sur le chromosome X, que les femmes possèdent en double exemplaire. Les études qui avaient été menées jusqu’à récemment portaient surtout sur des femmes de moins de 60 ans. Mais, en 2022, des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’université Toulouse 3 ont collaboré pour étudier la réponse immunitaire de l’organisme chez les femmes plus âgées... Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi la calvitie touche davantage les hommes ?
20-02-2024
Pourquoi la calvitie touche davantage les hommes ?
REDIFFUSION En valeur absolue, il existe certaines inégalités physiques entre l’homme et la femme, comme le pourcentage de muscle et de graisse dans le corps, l’épaisseur des os ou la souplesse articulaire. La calvitie, quant à elle, touche environ 25% des hommes âgés de moins de 65 ans contre seulement 2% des femmes de la même tranche d’âge. Comment s’expliquent ces différences ? Sont-elles uniquement liées à des aspects génétiques et physiologiques, ou dépendent-elles aussi de facteurs extérieurs ? Le poids de la génétique et des hormones dans l’alopécie androgénétique La calvitie, c’est-à-dire l’absence de cheveux sur une partie plus ou moins importante du cuir chevelu, est généralement liée à une situation d’alopécie androgénétique héréditaire. Celle-ci concerne 70% des hommes tous âges confondus, et se manifeste par la perte progressive des cheveux. Il faut bien la différencier de l’alopécie aigue, qui fait suite à un traitement ou à un empoisonnement, de l’alopécie localisée, consécutive à une radiothérapie ou à des parasites, et de l’alopécie areata, qui est elle plus fréquente chez les femmes et se manifeste par des chutes de cheveux ou de poils en plaques. Ce sont les hormones androgènes qui jouent le rôle le plus important dans la perte des cheveux des suites d’une alopécie androgénétique. Plus précisément, la dihydrotestostérone, dite DHT, produite en grande quantité par l’homme, s’avère responsable d’un rétrécissement des follicules pileux chez les individus qui présentent une sensibilité génétique accrue à cette hormone. Lorsque les follicules sont plus petits, les cheveux disposent d’une durée de vie raccourcie et tombent plus rapidement. Le facteur héréditaire de la calvitie masculine se manifeste par la prévalence élevée de calvitie chez un individu avec des antécédents familiaux. La mère comme le père peuvent transmettre les allèles du gène considéré comme en cause de l’alopécie, mais ce gène s’exprimera plus fortement chez les hommes puisque ces derniers produisent davantage de DHT. D’autres facteurs interviennent dans la calvitie des hommes Outre le poids des gènes, il faut prendre en compte d’autres facteurs qui peuvent influencer le développement de la calvitie chez l’homme. Le stress, d’abord, physique ou émotionnel, conditionne sérieusement la perte de cheveux. En situation stressante, l’organisme libère du cortisol, une hormone qui affaiblit les follicules pileux et peut de la sorte entrainer la chute des cheveux, de façon permanente ou transitoire. Les hommes les plus exposés au stress, ceux qui ont par exemple une situation professionnelle à haute responsabilité, ont plus de risques de développer une alopécie... Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Comment éviter le syndrome du nez vide ?
19-02-2024
Comment éviter le syndrome du nez vide ?
REDIFFUSION Qu’est-ce qui se cache derrière ce drôle de nom ? Le syndrome du nez vide n’est pas très évocateur de ce que ressentent les personnes qui en souffrent. Par nez vide, il faudrait plutôt comprendre nez plein : ce syndrome donne l’impression d’avoir le nez bouché en permanence, et ce même en l’absence de rhume. Il survient souvent après une opération, la turbinectomie, dont l’objectif est justement d’éviter les obstructions respiratoires. Comment se manifeste le syndrome du nez vide ? Quelles sont les conséquences sur la vie des personnes atteintes, et comment résoudre ce problème gênant au quotidien ? Les causes susceptibles d’entrainer un SNV Il faut d’abord savoir que le syndrome du nez vide est iatrogène, c’est-à-dire qu’il survient à la suite d’un acte réalisé par un médecin, le plus souvent de façon chirurgicale. Les causes du SNV concernent donc toutes les chirurgies réalisées au niveau du nez qui peuvent endommager les tissus internes producteurs de mucus, appelés les cornets. L’opération initiale peut avoir pour but d’améliorer la respiration d’un patient atteint de sinusite chronique ou de rhinites à répétition. Elle peut aussi concerner une chirurgie plastique, une cautérisation ou encore une turbinoplastie totale, qui consiste en l’ablation des cornets du nez. Or, les cornets sont des structures très importantes pour le nez, qui aident à réchauffer, filtrer et humidifier l’air lors de l’inspiration. Si l’ablation de ces structures a été trop poussée ou qu’elles ont été abimées lors d’un acte chirurgical, elles ne peuvent plus remplir leurs fonctions. Les conséquences d’un SNV sur la qualité de vie des patients Sécheresse nasale permanente, sensation d‘obstruction des narines, douleurs à la tête et au front, sinusites chroniques, écoulements, croûtes à l’intérieur du nez, difficultés à respirer la nuit, essoufflement chronique, impossibilité à faire du sport : les conséquences du syndrome du nez vide sont graves et nombreuses. Elles induisent parfois la perte de l’odorat et du goût, ou des infections et inflammations à répétition. Forcément, la qualité de vie des personnes touchées s’en ressent. Certaines doivent cesser la pratique d’activités qui leur plaisaient, d’autres perdent l’appétit, l’envie de sortir, le plaisir de bien dormir. Il existe un vrai risque psychologique de développer une dépression, des troubles anxieux et du stress chronique. Comment éviter le SNV ? Face à l’importance des symptômes du SNV, la Haute autorité de santé a publié en 2022 une recommandation de bonnes pratiques pour limiter les risques de développer un syndrome du nez vide après une opération du nez. Elle recommande entre autres de toujours privilégier les gestes chirurgicaux les moins invasifs et de positionner la turbinectomie en dernière intention. Dans ce cas, il est essentiel de préserver le maximum de surface des cornets possible. Le patient doit aussi être bien informé des risques de l’opération... Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Comment le sucre favorise le vieillissement précoce ?
18-02-2024
Comment le sucre favorise le vieillissement précoce ?
REDIFFUSION Interviewé en 2014 par l’Express Styles, le chef cuisinier Joël Robuchon, titulaire de 32 étoiles au guide Michelin, affirmait : « La santé par l’alimentation, c’est l’enjeu des années à venir. » Et pourtant, d’après l’Inserm, moins de la moitié des adultes et seulement un cinquième des enfants respectaient la recommandation de consommer 5 fruits et légumes par jour en 2017. Parmi les aliments qui posent le plus problème, le sucre revient régulièrement sur la sellette. Critiqué pour son caractère addictif ou cariogène, il est également responsable du vieillissement plus rapide des cellules. Ce phénomène s’explique par deux aspects : la baisse de la sensibilité à l’insuline et la fixation des résidus de sucre sur le collagène de la peau. La glycation, responsable du vieillissement précoce cutané Les sucres consommés via l’alimentation sont digérés dans l’estomac puis dans les intestins par l’action de différentes enzymes. Selon le type de glucides ingérés, la décomposition des aliments entraine l’apparition de molécules de glucose et de fructose. Le sucre blanc, dit saccharose, est ainsi composé de ces deux monosaccharides. Le problème, c’est que le glucose et le fructose s’associent aux protéines ou aux lipides dans une réaction chimique, la glycation. Celle-ci induit la production d’AGE, des substances connues sous le nom français de produits finaux de glycation. La glycation existe à l’état naturel dans l’organisme. Mais quand le sucre est consommé en excès, elle libère trop d’AGE pour que le corps parvienne à les transformer ou à les éliminer. Ces produits issus du sucre vont alors se fixer sur certaines cellules, en particulier sur les cellules cutanées du collagène et de l’élastine. La structure globale de la peau va être altérée par la présence de ces AGE, qui vont diminuer la souplesse et l’élasticité apportées par le collagène et l’élastine.  Les produits finaux de glycation se retrouvent directement dans les aliments qui ont été caramélisés ou grillés. Plus l’alimentation comporte de sucre et d’aliments ayant subi la réaction de Maillard, qui donne cette couleur brune et cette saveur typique, plus il y aura d’AGE dans l’organisme, et plus la peau vieillira rapidement. La glycation touche aussi l’insuline et l’hémoglobine Dans le cadre d’une alimentation riche en sucre, la glycation s’attaque à l’hormone insulinique, qui permet de réguler la glycémie donc le taux de sucre dans le sang, ainsi qu’à l’hémoglobine, la protéine responsable du transport de l’oxygène. L’insuline glyquée par des molécules de glucose devient inefficace dans la gestion de la glycémie. Le risque de développer ou d’aggraver un diabète de type 2 est alors très réel. Si la glycémie est mal contrôlée, le sucre circule en excès dans tout le corps, provoquant la glycation des autres cellules, donc leur vieillissement accéléré. D’après les travaux menés pendant les dernières décennies, il est établi que la glycation provoque des lésions des cellules et des tissus, et augmente le vieillissement des vaisseaux sanguins. Elle favorise la dégénérescence des tissus de façon précoce, et ce de façon irréversible lorsqu’un certain stade de glycation est atteint... Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi ressent-on des démangeaisons et quelle est leur utilité ?
15-02-2024
Pourquoi ressent-on des démangeaisons et quelle est leur utilité ?
Après une piqûre de moustique ou l’usage d’un produit d’hygiène, lors d’une exposition au froid ou de la consommation de certains aliments : les démangeaisons peuvent se produire à des moments très variés. Comment s’expliquent-elles d’un point de vue biologique ? Ont-elles une utilité pour l’organisme ? Le principe physiologique de la démangeaison La sensation de prurit se déclenche toujours au niveau de la peau ou des muqueuses. Sur ces surfaces, des récepteurs cutanés détectent des stimuli jugés comme irritants. Ils transmettent l’information au cerveau par la voie nerveuse. Alerté, le système immunitaire libère diverses substances dont l’histamine. Celle-ci se lie à des récepteurs précis des nerfs cutanés, et déclenche la sensation de démangeaison. La libération d’histamine provoque d’autres réactions de type inflammatoire comme une rougeur de la peau et un gonflement de la zone affectée. Dans les cas de prurit chronique ou sévère, ce processus est exacerbé ou déréglé. La libération excessive ou inappropriée d’histamine et d’autres médiateurs conduit à des démangeaisons régulières en l’absence de danger apparent. Les causes courantes de démangeaisons Les déclencheurs les plus fréquents d’un prurit sont les irritations cutanées et les réactions allergiques. Elles peuvent être dues à : des piqûres d’insectes comme le moustique, l’abeille, la guêpe ou les puces ; des contacts avec des produits chimiques à l’image du latex, allergène bien connu ; des plantes spécifiques contenant de l’urushiol telles que le sumac vénéneux ; ou encore à l’ingestion d’aliments incluant fruits de mer, arachides, œufs et soja. Certaines conditions médicales s’accompagnent de démangeaisons chroniques caractérisées par une inflammation de la peau. C’est le cas de l’eczéma et du psoriasis. L’environnement peut aussi jouer un rôle majeur. Le soleil, le froid extrême, les produits d’hygiène asséchants sont autant de causes possibles de démangeaisons. À quoi servent les démangeaisons ? L’on pourrait dire que, dans un contexte évolutif, la persistance des démangeaisons a prouvé son intérêt pour la survie. En effet, le prurit signale la présence de parasites ou de substances potentiellement dangereuses à la surface de la peau. En se grattant, l’individu élimine une partie du danger et des infections qui pourraient en découler. Cependant, dans certains cas, les démangeaisons aggravent la situation. Par exemple, elles peuvent contribuer à diffuser le venin dans le système sanguin. Si la peau s’ouvre à cause du grattage, des agents pathogènes peuvent infecter la plaie et conduire à une infection plus grave. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Quels sont les effets psychiques de la solitude forcée ?
14-02-2024
Quels sont les effets psychiques de la solitude forcée ?
Loin de l’image apaisante des retraites spirituelles, la solitude forcée est subie par 1 personne sur 10 en France, d’après une étude menée en 2023. Cette situation n’est pas sans risque, surtout pour les profils déjà affaiblis psychiquement ou socialement. Un impact psychologique immédiat Plus de stress et plus d’anxiété, c’est ce qui touche les personnes forcées de s’isoler pour des raisons médicales, pratiques ou indépendantes de leur volonté. Se trouvant dans l’incertitude et sans soutien social, ces personnes peuvent connaitre une détresse émotionnelle assez intense. Les sentiments de tristesse susceptibles d’émerger en l’absence de contact sont exacerbés par l’absence de toute interaction de réconfort avec un proche. La personne qui se retrouve isolée de façon forcée subit une altération de ses fonctions cognitives. Elle ne pense et ne raisonne plus de la même manière. Elle va par exemple percevoir son environnement négativement, avoir des idées confuses et un fort sentiment d’impuissance par rapport à la situation. Sur un terrain d’antécédents psychiatriques, la solitude peut renforcer des débuts de paranoïa ou d’angoisses intenses. Chez d’autres individus, elle conduit au contraire à une dépression marquée avec une perte d’appétit ou de sommeil et un manque général d’envie de faire des activités plaisantes. Les conséquences sur le long terme Une solitude imposée de courte durée comme lors d’un confinement de quelques jours est rarement dommageable sur le long terme, bien que désagréable et parfois très mal vécue. En revanche, si la situation se répète ou se prolonge, de véritables conséquences se remarquent sur la santé mentale de la personne. Le risque de développer une dépression est fortement accru. Les troubles affectant le sommeil et les angoisses peuvent s’installer de façon prolongée. L’estime de soi est également touchée : la personne se sent inférieure ou manquant de valeur car elle ne reçoit plus les retours indispensables de ses pairs. Des effets sur les interactions sociales Comme cela a été le cas après les longs confinements du Covid, le retour à la vie sociale est délicat après une période d’isolement forcé. Les personnes concernées éprouvent plus de difficultés à interagir avec des inconnus, et peuvent se sentir déconnectés ou mal à l’aise dans des situations autrefois habituelles.  La perte des compétences sociales et de la confiance induit également une réintégration complexe dans la société, notamment dans les secteurs professionnels où tout évolue très vite. Ainsi, après un arrêt maladie de longue durée, une personne pourra avoir du mal à reprendre son poste et à se sentir toujours compétente dans l’application de ses tâches. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Quels sont les remèdes efficaces contre le mal de transport ?
13-02-2024
Quels sont les remèdes efficaces contre le mal de transport ?
Qu’il est désagréable de se sentir nauséeux en voiture ou à bord d’un bateau. Heureusement pour les personnes sensibles au mal de transport, il existe un panel de solutions efficaces parmi lesquelles piocher pour prévenir le malaise. Les médicaments anti-nauséeux Certains médicaments antihistaminiques s’avèrent très efficaces contre le mal de transport. Ils s’utilisent en prévention ou en guérison lors des trajets. Le dimenhydrinate, par exemple, bloque les signaux envoyés au cerveau qui déclenchent la nausée et les vomissements. La méclizine inhibe quant à elle les récepteurs d’histamine dans le système nerveux central. Les sensations de vertige et de nausée sont alors réduites. Ces traitements fonctionnent grâce à leur action sur le système vestibulaire de l’oreille interne, impliqué dans l’équilibre et le mouvement. Ils se prennent généralement une heure avant le début du voyage. Mais ils s’accompagnent d’effets secondaires importants comme la fatigue ou les troubles de la vision, incompatibles avec la conduite. Le gingembre Conseillé aux femmes enceintes pour lutter contre les nausées matinales, le gingembre s’avère également utile contre le mal de transport. Il contient des composés tels que le gingérol et le shogaol, lesquels agissent au niveau digestif et cérébral pour contrer le malaise. Concrètement, le gingembre réduit l’activité excessive de l’estomac souvent déclenchée par les voyages agités. Il module également les signaux de nausée envoyés au cerveau. Le gingembre se consomme au choix frais, en capsule, en teinture, en tisane ou sous forme de cristaux. Il est contre-indiqué aux personnes souffrant de calculs biliaires. L’acupression Sous la forme de bracelets avec une petite boule située sur le poignet, l’acupression soulage certaines personnes atteintes de mal de transport. Elle exerce une pression sur un point d’acupuncture spécifique, nommé Nei-Kuan ou point P6. Les atouts de ce remède sont à la fois sa facilité et son absence d’effet secondaire. Il peut être utilisé par les enfants, les femmes enceintes ou les deuxièmes conducteurs sans aucun risque. Les lunettes équilibrantes Toutes récentes, les lunettes contre le mal de transport contiennent du liquide bleu en périphérie de la monture. Celui-ci se déplace selon les mouvements du porteur et recrée une ligne d’horizon artificielle. Le cerveau perçoit moins de désaccord sensoriel entre ce qu’il voit et ce qu’il ressent. En synchronisant les informations visuelles et de mouvement, les lunettes atténuent considérablement les symptômes du mal de transport chez certaines personnes. Elles sont sans effet secondaire mais nécessitent d’être portées durant tout le trajet pour bien fonctionner. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi a-t-on parfois des sueurs nocturnes ?
12-02-2024
Pourquoi a-t-on parfois des sueurs nocturnes ?
Occasionnelles ou régulières, les sueurs nocturnes s’avèrent assez désagréables quand elles perturbent le sommeil. Elles résultent de différentes causes, qui peuvent être évitables ou pathologiques. Qu’est-ce qui induit la production de transpiration la nuit ? La thermorégulation du corps est le système qui permet de maintenir une température stable. Il protège les organes vitaux de la surchauffe ou du froid. Il fait intervenir différentes hormones comme les œstrogènes et la testostérone, et s’appuie aussi sur l’action du système nerveux.  Lorsque l’on dort, le corps effectue des transitions entre plusieurs cycles. La température est à son plus bas pendant le sommeil profond. Durant les cycles de sommeil paradoxal, la régulation n’est pas aussi importante et peut induire des variations marquées de température corporelle en fonction d’autres facteurs. Les causes courantes des sueurs nocturnes La chaleur de la pièce ou de la literie constitue l’élément le plus courant des sueurs nocturnes. Une chambre fermée et chauffée, ou des couvertures trop épaisses vont favoriser la montée en température du corps. Pour maintenir le sommeil profond, l’organisme devra alors mettre en place la libération de transpiration dans le but de rafraichir le corps. La consommation d’aliments gras est également susceptible d’induire des sueurs pendant la nuit. Le système digestif doit fournir plus d’énergie pour métaboliser les lipides, ce qui se traduit par une chaleur corporelle élevée. Les épices et la caféine font aussi partie des aliments qui excitent le système nerveux et peuvent provoquer de la transpiration nocturne. En cas de stress, d’anxiété ou de dépression chronique, il est possible de connaitre des épisodes de sueurs pendant le sommeil. Ces derniers découlent parfois des médicaments pris pour atténuer le trouble mental, mais peuvent aussi résulter de l’agitation psychique qui se manifeste physiquement lors des périodes de repos. Lors de changements hormonaux comme la grossesse ou la ménopause, il n’est pas rare que la femme subisse des bouffées de chaleur nocturnes à cause d’une thermorégulation moins efficace. Comment diagnostiquer des sueurs nocturnes pathologiques ? Une transpiration excessive sans cause apparente ou qui affecte considérablement le sommeil doit alerter. Elle peut indiquer une infection virale ou bactérienne, un trouble hormonal, mais aussi un cancer comme une leucémie ou une maladie auto-immune de type lupus. Le médecin se charge alors de répertorier les autres symptômes afin de prescrire les examens complémentaires nécessaires. Prévenir les sueurs nocturnes Pour éviter de transpirer la nuit, garder votre chambre fraîche, autour de 18°C. Bannissez l’alcool ou les repas lourds le soir, et adaptez votre literie à vos propres sensations. Si la cause des sueurs est psychique, vous pouvez tenter la relaxation ou la sophrologie avant de dormir. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi prendre une douche froide le matin ?
11-02-2024
Pourquoi prendre une douche froide le matin ?
Avis aux courageux : prendre une douche froide le matin est source de nombreux bienfaits pour la santé. Cette pratique adoptée par de nombreux chefs d’entreprises ou influenceurs agit aussi bien sur le physique que sur le mental. La circulation sanguine s’améliore En réaction au contact de l’eau froide, les vaisseaux sanguins superficiels se contractent. Cette vasoconstriction aide à préserver la chaleur de l’organisme. Elle limite le flux sanguin en surface de la peau pour le rediriger vers les organes vitaux comme les poumons ou le cœur. La vasoconstriction a pour effet de stimuler le cœur qui pompe plus efficacement dans le but de réguler la température corporelle. L’amélioration de la circulation sanguine entraine une meilleure distribution de l’oxygène dans les organes et les muscles, tout en favorisant l’élimination des déchets métaboliques. L’immunité se renforce Le choc thermique que produit la douche froide active le système immunitaire. Celui-ci produit alors des globules blancs en masse, comme les lymphocytes ou les neutrophiles. Ces cellules prépondérantes dans la lutte contre les infections aident l’organisme à mieux se défendre en cas d’atteinte par des pathogènes. L’énergie et la vigilance atteignent des seuils élevés Vous avez besoin d’un coup de fouet pour commencer votre journée ? La douche froid procure une décharge soudaine d’adrénaline, une hausse de la fréquence cardiaque et de la fréquence respiratoire. Les personnes qui pratiquent ce rituel se sentent plus vives, avec l’esprit plus clair et acéré après la douche. L’effet du froid sur le stress Les douches froides sont connues pour leur effet d’adaptation au stress. En d’autres termes, procurer ce petit stress quotidien au corps et au mental permet de mieux appréhender les situations angoissantes du futur. L’effet se ressent sur la résistance mentale générale et aide à gérer plus efficacement les difficultés qui se présentent dans la journée. Le froid aide à perdre de la graisse Comme le froid active la graisse brune, spécialisée dans la production de chaleur, il contribue à augmenter la dépense énergétique. Couplée à une alimentation adaptée, la douche froide peut aider à brûler davantage de calories. Elle contribue aussi à améliorer l’humeur en stimulant la production d’endorphines. Cette caractéristique est intéressante pour conserver le moral durant une période de régime ou de restriction alimentaire. La récupération musculaire est boostée Les sportifs connaissent les bienfaits de la douche froide sur la récupération musculaire. En limitant l’inflammation post-entrainement, cette pratique réduit l’apparition de courbatures et aide le corps à se débarrasser des toxines libérées par le sport. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Comment et quand l’organisme peut-il produire de la chaleur ?
08-02-2024
Comment et quand l’organisme peut-il produire de la chaleur ?
Le processus permettant au corps de réguler sa chaleur interne s’appelle la thermorégulation. Par le biais de différents systèmes biologiques, l’organisme peut produire de la chaleur pour contrer les effets de l’environnement, mais aussi pour optimiser son combat contre les microbes. Les mécanismes qui produisent de la chaleur L’un des moyens les plus basiques de produire de la chaleur pour le corps est d’utiliser les nutriments qu’il ingère par voie digestive. Lorsque des protéines, des lipides et des glucides transitent dans l’estomac et les intestins, des réactions métaboliques se produisent. Elles aident à décomposer les molécules pour en retirer les éléments vitaux. Ces réactions libèrent une certaine quantité d’énergie, elle-même convertie en chaleur. Vous le remarquez sans doute lorsque vous mangez beaucoup : votre corps semble gagner quelques degrés de plus. Un deuxième mécanisme permet à l’organisme de produire du chaud. Il se produit surtout en cas de température extérieure basse. La thermogénèse musculaire se déclenche alors sous la forme de frissonnements, des contractions rapides des muscles qui génèrent de la chaleur en augmentant le métabolisme. La thermogénèse peut aussi se dérouler sans frissons. Elle ne dépend alors pas de l’activité musculaire, mais de réactions qui ont lieu dans le tissu adipeux. Les graisses dites brunes et beiges sont capables de convertir de l’énergie fournie par les aliments en chaleur. Les tissus bruns, plus particulièrement, contiennent des protéines nommées thermogénines. Elles incitent les cellules à produire de la chaleur au lieu de la stocker sous forme énergétique. Les nourrissons ont une proportion importante de graisse brune, qui les aide à maintenir une température corporelle suffisante. Un troisième mécanisme, la fièvre, induit la production de chaleur massive. C’est une réaction immunitaire face à une infection ou une maladie. Le corps libère alors des substances pyrogènes, lesquelles agissent sur l’hypothalamus. Ce centre de régulation général module le point de consigne : la température corporelle augmente afin d’aider à la destruction des agents pathogènes. Le métabolisme de base et ses variations Tout individu dispose de son propre métabolisme de base. Il s’agit d’un nombre en calories qui définit ce dont le corps a besoin, au minimum, pour assurer ses fonctions vitales. Plus ce métabolisme est élevé, plus les cellules brûlent de calories, plus elles génèrent de chaleur. Pour cette raison, les personnes ayant une masse musculaire importante ont tendance à avoir plus facilement chaud que celles qui ont un poids faible. Mais les personnes qui présentent un taux de graisse élevé ne bénéficient pas de cet atout, la graisse consommant moins de calories que les muscles. Les hommes sont également avantagés sur cet aspect, avec un métabolisme de base généralement plus élevé. L’avancée en âge peut modifier le métabolisme, notamment à cause de la perte musculaire et de bouleversements hormonaux. Le rôle majeur des hormones La thermorégulation dépend en grande partie des hormones libérées dans l’organisme. La thyroxine, par exemple, est produite par la glande thyroïde. Aussi appelée T4, elle accroit le métabolisme et améliore la production de chaleur en influençant la vitesse d’utilisation de l’énergie par les cellules. L’adrénaline, produite dans les glandes surrénales, stimule quant à elle la thermogénèse en permettant la dégradation plus importante du tissu graisseux. Elle peut également provoquer des frissonnements en réaction au stress ou au froid. En cas de perturbation hormonale, la qualité de la thermorégulation est affectée. C’est ce qui se produit lors d’une hypothyroïdie ou d’une hyperthyroïdie. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi les bébés ont davantage d’os que les adultes ?
07-02-2024
Pourquoi les bébés ont davantage d’os que les adultes ?
Le squelette d’un adulte comporte en moyenne 206 os. Or, les bébés en ont environ 270 à la naissance. Cette surprenante différence s’explique par l’immaturité du développement osseux. Certains os, séparés par des cartilages ou des tissus durant l’enfance, vont se souder et fusionner avant l’âge adulte. Le développement des os chez les bébés Même si la formation des os débute dès la 10ème semaine de grossesse chez le fœtus, le squelette d’un bébé qui nait est loin d’être entièrement développé. La plupart des os du nourrisson sont constitués de cartilage souple, un tissu particulièrement malléable et plus flexible que les os d’adulte. Cette caractéristique permet au bébé de supporter la pression exercée sur lui lors de l’accouchement. Elle lui sert également à éviter de se blesser lorsqu’il développe sa motricité. Au bout des os les plus longs de l’enfant se trouvent des cartilages de croissance, les plaques épiphysaires. Elles vont permettre à certains os de s’étendre durant la petite enfance puis l’adolescence. Les cartilages de croissance séparent le corps de l’os de ses extrémités, ce qui produit un os en trois parties au lieu d’un os unique. D’autres os ne sont pas soudés chez le bébé : ils fusionnent plus tard dans la vie afin de créer des structures uniques chez l’adulte. La fusion osseuse Le cas le plus marquant est sans doute celui du crâne. Chez le nourrisson, cet os est constitué de plusieurs plaques qui peuvent légèrement se déplacer. Elles sont reliées entre elles par du tissu que l’on nomme « sutures ». L’absence de fusion entre les différents os crâniens présente un intérêt double. D’abord, la tête du bébé peut se déformer pour mieux s’engager dans le bassin de la mère avant l’accouchement. D’autre part, cette flexibilité favorise le développement du cerveau, très rapide au cours des premiers mois de vie. Le crâne du nourrisson devient généralement une entité complète avant les deux ans de l’enfant. En ce qui concerne les os longs, la fusion peut être beaucoup plus lente. Durant l’adolescence, les cartilages de croissance qui séparent les épiphyses, extrémités de l’os, des diaphyses, parties centrales des os, se solidifient. L’on parle alors d’ossification. Le jeune adulte, lorsqu’il a fini de grandir, présente des os longs complets dans les membres. Le fémur ou le tibia, par exemple, deviennent des os uniques, ce qui explique le nombre réduit d’os après la période de croissance. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Comment les souvenirs sont-ils stockés sur la mémoire à long terme ?
06-02-2024
Comment les souvenirs sont-ils stockés sur la mémoire à long terme ?
Il est admis que nous possédons deux grands types de mémoire. La mémoire de travail est celle qui nous permet de retenir des informations pendant quelques secondes, un code par exemple. La mémoire à long terme est quant à elle remarquable. Elle stocke des souvenirs complexes sur des durées qui peuvent atteindre des dizaines d’années. La formation des souvenirs Pour être retenus dans la mémoire à long terme, les évènements, odeurs ou sons doivent d’abord être encodés. Cela signifie que le cerveau va se représenter l’information sous une forme qu’il peut retenir. Par exemple, si vous réussissez votre permis de conduire, le cerveau va s’attacher à repérer les éléments qu’il peut stocker facilement en rapport avec cet évènement. Selon les personnes, ces données seront davantage orientées sur le visuel, sur le toucher, sur les mots ou sur l’olfactif. L’encodage va aussi favoriser la récupération rapide du souvenir lorsque c’est nécessaire. Les zones du cerveau concernées Les lobes temporaux, situés de part et d’autre du crâne, sont impliqués dans le traitement de toutes les informations sensorielles. Ils récupèrent les données fournies par les yeux, les oreilles ou la peau et les transforment en signaux capables d’être encodés. L’hippocampe, petite structure cérébrale dont la forme ressemble à celle de l’animal, est quant à lui indispensable pour encoder dans la mémoire à long terme. Il rassemble les différents aspects d’une expérience pour en créer un souvenir épisodique, qui présente une certaine cohérence. Amas de différents noyaux en forme d’amandes, l’amygdale se concentre sur les émotions. Elle va renforcer l’encodage d’évènements qui ont été accompagnés d’émotions fortes comme la peur, la colère ou la joie. Toutes ces structures agissent en synergie. C’est-à-dire que si l’une d’elles présente des défaillances, la mémoire au long terme en sera compromise, comme c’est le cas pour certaines maladies dégénératives ou affections neurologiques. La consolidation et le renforcement des souvenirs Ce n’est qu’avec la consolidation que les souvenirs sont renforcés et stabilisés dans le cortex cérébral, familièrement appelé « la matière grise ». Le sommeil participe significativement à cette étape. Durant les phases de sommeil profond, qui occasionnent des mouvements oculaires rapides, le cerveau réorganise les souvenirs. Il renforce et intègre ceux qui ont généré le plus d’intérêt et d’émotions. La répétition œuvre aussi en faveur du renforcement des souvenirs sur le long terme. Réviser certaines notions ou pratiquer de façon répétée certains mouvements facilite l’accès ultérieur aux souvenirs. C’est d’ailleurs de cette manière que l’on peut refaire du vélo des années après avoir arrêté sans difficulté. Parmi les autres éléments qui aident les souvenirs à rester encodés longtemps, il faut mentionner : le degré d’attention,  l’absence d’interférences sous forme de nouvelles informations qui surpassent les souvenirs, l’utilisation des techniques de mémorisation comme les acronymes ou les rimes. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter de fumer ?
05-02-2024
Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter de fumer ?
Pour écouter ce podcast via: Apple Podcasts: https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-a-savoir-sante/id1062748833?mt=2 Spotify: https://open.spotify.com/show/726fvUQjirlVlD1AhOxetd Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/51304 --------------------- Alors que le tabac constitue le tout premier facteur de risque évitable de développer un cancer, presque un tiers des Français majeurs continue à fumer. Si la nicotine entraine une dépendance physique qu’il faut contrer lors du sevrage, ce n’est pas l’unique raison. D’autres facteurs contribuent à rendre l’arrêt de la cigarette très difficile. Une composition chimique étudiée pour le plaisir Pourquoi autant de personnes fument-elles régulièrement alors que les premières cigarettes sont souvent perçues comme désagréables ? Au-delà de toutes les substances chimiques intégrées dans ces produits, la présence de nicotine est la principale responsable du plaisir ressenti à fumer. Dans le cerveau, la nicotine se lie à des récepteurs présents sur un neurotransmetteur, l’acétylcholine. Elle agit alors sur la libération de différentes substances dont la dopamine, bien connue sous le nom d’hormone du plaisir. Concrètement, à chaque fois que l’individu fume, il active le circuit de la récompense et obtient une sensation agréable de détente et de bien-être. Sur le long terme, la nicotine induit des changements physiologiques au niveau du cerveau. La dépendance physique s’installe et aggrave la difficulté à arrêter la cigarette. L’organisme s’habitue en effet aux niveaux élevés de dopamine : leur baisse entraine des symptômes de sevrage tels que de l’anxiété, de l’irritabilité, des troubles du sommeil et de la concentration. Les fumeurs dépendants ressentent aussi une forte envie de consommer de la nicotine. Des facteurs psychologiques importants Souvent, l’acte de fumer est intégré dans une routine. Il peut être associé à des moments de détente, par exemple pendant une pause au travail, ou à des activités plaisantes, telles qu’un apéritif entre amis. L’association psychologique entre la cigarette et les routines est forte. Elle déclenche l’envie de fumer à certains moments, même après avoir surmonté le sevrage physique. D’autre part, le tabagisme est souvent utilisé comme palliatif contre le stress, l’anxiété ou d’autres émotions fortes. Le fumeur ne se trouve en capacité d’arrêter la cigarette que s’il parvient à développer des stratégies pour faire face à tous ces ressentis sans tabac. D’autres éléments perturbent l’arrêt de la cigarette Au sein des cercles sociaux, fumer s’apparente parfois à une activité collective qui colporte avec elle des images de détente, de sophistication ou d’attitude rebelle. Cesser la cigarette est alors d’autant plus difficile que l’entourage n’y aide pas, ou s’y oppose carrément. Parmi les défis à relever, le fumeur qui souhaite se sevrer doit aussi faire face à la peur de grossir. Il est donc crucial, pour réussir à arrêter de fumer, d’opter pour une prise en charge très globale qui prend tous ces éléments en considération. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices