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:59 [NEXT40] Part 2 - Rodolphe Ardant - Spendesk : L’aventure humaine au cœur de ses ambitions entrepreneuriales

40 nuances de Next - les champions de la French Tech

09-06-2022 • 45 mins

Profil plus ingénieur qu’entrepreneur à la base, passage par une remise en question ultra bénéfique, personnalité introvertie et simplicité déconcertante : pénétrez dans l’univers de Rodolphe Ardant.


Rodolphe, c’est le genre de chef d’entreprise qui fait confiance et qui travaille énormément pour mériter la confiance des autres.


Il nous parle de Wozaïk, sa première expérience entrepreneuriale à la sortie de l’École Polytechnique créée avec Vincent Gire, un camarade de promo devenu ami depuis. La motivation initiale derrière Wozaïk : « on ne se voit pas prendre un boulot avec un costard, on a envie d’être les maîtres de nos actions et d’être hyper successful. »


À l’époque, leur volonté entrepreneuriale est davantage une volonté d’ingénierie, ils veulent construire des « trucs » et voir s’ils peuvent les développer sur le marché.


Leur plus grosse erreur ? « À ce moment-là, on adore développer notre solution technique, on s’éclate, mais on n’a pas de business derrière et ça nous a pris deux ans avant de s’en rendre compte. »


À la sortie d’une école prestigieuse, le jeune entrepreneur se met une pression sociale quant à la réussite et au succès. Il fait face à une grosse remise en question : qu’est-ce qu’il est en train de faire de sa vie ?


« Ça fait trois ans et demi que je ne me paye pas, que je bouffe des pâtes, que je rejoins les copains au moment du café quand on a un dîner parce que je ne peux pas payer l’addition. »


Il entame alors un long travail sur lui-même. « Je me suis fixé de mauvais objectifs. Ce qui me donne de l’énergie au quotidien c’est l’aventure humaine, notamment avec Vincent à l’époque. Cette capacité à amener des solutions face à un problème. »


Le cofondateur de Spendesk en a conscience, la connaissance de soi s’effectue en accéléré face aux crises, qu’elles soient personnelles ou professionnelles. « C’est une chance de vivre ça assez jeune, ça m’a donné une certaine confiance, une paix d’esprit par rapport à qui je voulais être et ce que je voulais faire. Toutes les pressions sociales et d’égo via l’environnement académique dans lequel j’ai évolué ont complètement disparu. »


Quel petit garçon est-il ? Celui qui résout les problèmes des autres, qui répare les jouets cassés et qui est passionné de sciences. Avec un père qui travaille à l’échelle internationale, Rodolphe bouge régulièrement entre l’Italie et la Grèce.


« Quand tu es petit, tu n’aimes pas, tu es déraciné à chaque fois. Tu crées des relations, tu détruis tout et il faut tout reconstruire. » Mais il le sait, cette capacité à s’adapter dans des nouvelles situations est une bonne qualité de l’entrepreneur.


💭 Son inspiration ? Une curiosité permanente. « Je me pose beaucoup de questions et j’en pose aussi beaucoup. Je m’inspire beaucoup des autres, je suis quelqu’un qui apprend par l’exemple. »


⚖️ Son équilibre ? Réussir à jongler entre toutes ses passions : sa famille, sa vie professionnelle, lire, marcher en montagne, etc. et à allouer du temps à chacune d’entre elles, à différents cycles bien entendu car « tout n’est pas possible en même temps. »


Les premières fois de Rodolphe Ardant, son avis sur la charge mentale des dirigeants, sa carte blanche et sa prétendante pour les 40 Nuances de Sista… Vous n’allez pas voir le temps passé avec le CEO de Spendesk.



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