La Pause géopolitique

Anne Battistoni

La Pause géopolitique est un podcast qui permet de prendre du recul sur les grands événements géopolitiques contemporains. À partir d'un événement d'actualité, ce podcast propose de mobiliser des concepts de géopolitique pour donner des clés de compréhension sur le monde qui nous entoure. La Pause géopolitique est animée par Anne Battistoni, ancienne professeur de géopolitique en classe préparatoire, et proposé par Major-Prépa, le site de référence des étudiants en prépa économique et commerciale. read less

Quelle politique étrangère pour les États-Unis après les élections de midterms ?
09-01-2023
Quelle politique étrangère pour les États-Unis après les élections de midterms ?
L’administration de Joe Biden a fait voter depuis l’invasion Russe une aide militaire à l’Ukraine d’un montant de près de 60 milliards de dollars entre février et novembre 2022. L’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN, les États-Unis n’étaient donc aucunement obligés de leur porter secours comme ce serait le cas si la Russie agressait par exemple un État balte. L’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord spécifie en effet une aide des pays membres de l’alliance à tout pays agressé par une puissance extérieure. Néanmoins les Etats-Unis entendent soutenir la liberté des Ukrainiens, leur droit à disposer d’eux-mêmes face aux Russes, adversaires de toujours. En cela, ils sont fidèles à une posture internationaliste et libérale qui est la leur depuis des décennies.  Avant l’élection, une trentaine de représentants démocrates publiaient une tribune qui remettait en cause la pertinence de cette aide, expliquant qu’il était également temps de se préoccuper des difficultés intérieures du pays. Cette tribune suscita aussitôt moult protestations, au sein du parti démocrate et au-delà, et fut ainsi enterrée. Est-ce le signe qu’il n’y a que peu de débat sur la politique extérieure américaine ? L’unanimisme prévaut-il ? Que change la victoire républicaine à la Chambre des représentants ? Les faiblesses de la démocratie américaine peuvent-elles être compatibles avec une action extérieure résolue ?   La Pause géopolitique est un podcast édité par Major-Prépa et animé Anne Battistoni, ex-professeure de géopolitique en classe préparatoire.
L’Iran : d’une révolution à l’autre ?
21-12-2022
L’Iran : d’une révolution à l’autre ?
En cette fin d’année 2022, l’Iran est au cœur de l’actualité. Fin novembre, l’Agence internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) confirmait que l’Iran commençait à produire de l’uranium enrichi à 60 %. Ce faisant, le pays s’approche du seuil de 90 % nécessaire pour produire une bombe nucléaire, et s’éloigne  toujours un peu plus de ce qui était prévu par l’accord de 2015 qui n’autorisait le nucléaire qu’à des fins civiles. Certes cet accord de 2015, connu sous le sigle JCPOA, avait été dénoncé par l’administration Trump en 2018. Agissant ainsi, l’Iran montre sa détermination à obtenir l’arme nucléaire et qu’il ne croît pas à la renégociation de l’accord en dépit des discussions en cours à Vienne voulue par la nouvelle administration Biden. Il est clair que l’arme atomique est une carte que l’Iran veut conserver pour peser dans la géopolitique régionale et mondiale, mais également pour affirmer un régime aujourd’hui contesté à l’intérieur depuis septembre par des manifestations.Début décembre, le pouvoir annonça qu’il allait réviser la loi de 1983 sur le port du voile islamique, signe que le régime est inquiet de l’ampleur de la contestation  Si la place de l’Iran dans les rapports de force moyen-orientaux et mondiaux est intéressante à décrypter, l’actualité intérieure lui donne un éclairage nouveau et révèle ses enjeux. Mais que se passe-t-il aujourd’hui en Iran ? Les manifestations de la jeunesse sont devenues un mouvement plus large qui remet en cause le régime. Faut-il pour autant y voir une nouvelle Révolution et le prélude à des bouleversements géopolitiques régionaux ?
Géopolitique du numérique
14-06-2022
Géopolitique du numérique
Elon Musk a annoncé le rachat du réseau social Twitter (pour 44 milliards de dollars) en avril dernier. L’affaire continue de faire couler beaucoup d’encre, le rachat étant suspendu mi-mai à l’examen des faux comptes existants. La fortune de Musk vient à l’origine du numérique avec le succès initial de PayPal, dont il se désengagea rapidement. Il a ensuite connu des réussites industrielles avec l’entreprise Tesla et SpaceX.Politiquement, Elon Musk est un libertarien. C’est-à-dire qu’il est attaché à une conception très minimaliste de l’État. Il est, selon ses mots, « un absolutiste de la liberté d’expression ». Logiquement, il est hostile aux démocrates et c’est ainsi qu’il a déplacé le siège social de Tesla de la Californie vers le Texas, une terre plus républicaine.Il a expliqué que le rachat de Twitter répondait à un double objectif : augmenter la liberté d’expression par le biais de ce réseau et mieux valoriser l’entreprise, qui a perdu 220 millions de dollars en 2021 (sur cinq milliards de chiffre d'affaires). Il a affirmé qu’il était prêt à redonner à Trump son compte Twitter, que ce dernier avait perdu après l’attaque par ses supporters du Capitole.Musk explique que tout ceci se fera conformément à la loi, mais beaucoup s’interrogent. Ce réseau social, qui a 220 millions d’utilisateurs au quotidien, est une vraie source de puissance et d’influence. La vision libertarienne d'Elon Musk crée le risque de laisser libre cours à la désinformation, à la haine, au complotisme, au racisme, puisqu'il entend modérer les modérateurs…Or, des études scientifiques récentes ont montré que sur Twitter, les fausses informations circuleraient six fois plus vite que les vraies. Ou encore, qu’une fausse information a 70 % de chance de plus d’être republiée qu’une vraie information. Rien de surprenant, car les gens sont attirés par le spectaculaire, le disruptif, le choquant…Alors Twitter, un faiseur d’opinions ? Et Musk, qui en moins de trois jours a mis sa constellation de satellites Starlink à disposition du gouvernement ukrainien pour la réception d’Internet, devient-il un acteur politique et géopolitique ?
L’Union indienne est-elle menacée par l’hindouisme radical ?
12-05-2022
L’Union indienne est-elle menacée par l’hindouisme radical ?
Cet épisode va traiter de l’Inde, puissance émergente qui se démarquait jusqu'alors d’autres géants émergents comme la Chine et la Russie par sa démocratie. Le 31 mars 2022, en plein conflit ukrainien, le ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, s’est rendu en Inde. Le pays s’était abstenu de condamner la Russie lors du vote au Conseil de sécurité, dénonçant la guerre russe en Ukraine. Cette abstention fut remarquée.Pourtant, l’Union indienne ne s’était-elle pas rapprochée des États-Unis dans la région Indopacifique pour mieux contrer la montée en puissance chinoise ? Alors, quel est le positionnement stratégique du pays ? L’Union indienne est-elle dans le camp des démocraties ? Ses liens historiques avec la Russie (qui lui vend une partie notable de son armement) et son désir de voir un nouvel ordre mondial émerger expliquent-ils sa neutralité bienveillante pour Poutine ? Sa démocratie est-elle si déterminante que cela ?En mars 2022, les résultats des élections régionales dans quatre États de l’Union indienne tombaient. Ils consacraient la victoire du BJP dans trois États sur quatre, et surtout dans le plus important d’entre eux, l’Uttar Pradesh. Ces élections régionales avaient valeur de test pour le parti au pouvoir, qui cherche à polariser au maximum la société avec un discours très clivant et hostile aux musulmans.J.-Joseph Boillot écrivait début 2022 que « l’Inde est aujourd’hui à feu et à sang ». Les appels à la haine sont devenus monnaie courante depuis le début d’année, des groupes ultranationalistes lancent des appels au meurtre de musulmans en toute impunité. Le parti de Modi, sorti victorieux des urnes en dépit de sa gestion assez calamiteuse de la pandémie, semble indiquer que la démocratie indienne évolue vers moins de liberté, moins de tolérance, plus de fractures entre les groupes et les religions.
Concours J-7 : tour du monde de l'actualité géopolitique 2022
19-04-2022
Concours J-7 : tour du monde de l'actualité géopolitique 2022
L’attaque russe contre l’Ukraine, débutée le 24 février 2022, bouleverse autant l’équilibre géopolitique que géoéconomique mondial. C'est également un puissant révélateur des rapports de force et des équilibres qui se dessinent dans ce monde du XXIᵉ siècle. Est-il possible de tirer quelques enseignements de ce qui se passe, à la fois sur l’utilité de la guerre et le concept de puissance ?Que dit ce conflit des formes et de l’utilité de la guerre au XXIᵉ siècle ?La guerre en Ukraine semble démontrer que la puissance militaire est d’un intérêt limitéCela se sait depuis longtemps, les Américains en ont fait l’expérience au Viêtnam, en Irak au XXIᵉ siècle, et singulièrement en Afghanistan (qu’ils ont quitté cet été). Il pouvait sembler paradoxal que V. Poutine fasse confiance à la puissance militaire pour atteindre ses objectifs, même si – et c’est une différence notable avec les États-Unis – il ambitionne des gains territoriaux. Il a en effet une vision territoriale et même impériale de la puissance. La Crimée lui avait montré que c’est possible.Certes Poutine a la suprématie aérienne, mais son armée est fidèle à ce qu’elle est sur le papier, avec le 1/12e du budget US, ses moyens sont limités et l’Ukraine est un gros morceau. Ce n’est pas l’impuissance de la puissance, ici, mais il est clair que le militaire ne conduit pas à une solution politique durable. Mais Poutine excelle dans l’art des conflits gelés, où une situation militaire acquise sans règlement politique perdure et finit par faire primer la loi du plus fort. C’est peut-être ce qu’il escompte en concentrant ses forces sur les territoires de l’Est et des rives de la mer Noire.
Le retour du risque nucléaire
05-04-2022
Le retour du risque nucléaire
Intéressons nous aujourd’hui à un sujet grave, que l’on avait eu soulagement à mettre de côté, à chasser de nos esprits : le risque nucléaire. Le chaud et le froid souffle en ces mois de février et mars 2022 : l’espoir de voir aboutir les négociations avec l’Iran sur le contrôle de son programme nucléaire est largement occulté par les menaces que profère V. Poutine dès le début de l’agression de son armée contre l’Ukraine. Entre espoirs et inquiétudes…Le 24 février, un vent d’optimisme soufflait sur les négociations de Vienne portant sur le nucléaire iranien. L’Iran est en effet un pays suspecté de vouloir acquérir la technologie de l’arme nucléaire depuis le début du XXIe siècle, ce qui l’a exposé à des sanctions économiques internationales. Laborieusement, un traité avait été signé en 2015 entre l’Iran , les pays permanents du conseil de sécurité de l’ONU , l’UE et l’Allemagne permettant la reprise des inspections internationales sur les activités nucléaires de l’Iran en échange de la levée progressive de sanctions. Mais trois ans plus tard, en mai 2018, ce même traité (désigné par son sigle anglo saxon, le JCPoA, ou Joint Comprehensive Plan of Action) fut dénoncé par D. Trump et les sanctions remises au goût du jour. En conséquence, l’Iran, désormais sous l’influence de dirigeants radicaux, reprit ses activités d’enrichissement de l’uranium, au risque d’une prolifération qui inquiétait au Moyen-Orient et dans le monde. L’élection de J. Biden signifia la volonté de reprendre les négociations, mais jusqu’en décembre 2021, elles étaient plutôt dans l’impasse. L’espoir d’un compromis était donc une excellente nouvelle ce 24 février. Le compromis pourrait être dévoilé dans les jours prochains disait-on, il fallait encore une décision politique de Téhéran . On louait notamment l’action du négociateur russe, une figure centrale dans les pourparlers qui agissait de concert avec les Occidentaux en dépit de la crise ukrainienne latente. Mais le même jour, V. Poutine lançait les forces armées de la Russie contre l’Ukraine, n’hésitant pas à demi-mots à envisager l’utilisation de l’arme nucléaire. Tout d’un coup, le risque nucléaire faisait son retour de manière fracassante sur la scène des relations internationales alors que la diplomatie semblait être capable de surmonter les tensions les plus grandes comme entre Iran et Etats-Unis. Où en est-on depuis ce 24 février 2022 ? doit-on envisager sérieusement en ce début du XXIe siècle que l’arme nucléaire - pour nous Français arme de dissuasion par essence - puisse être envisagée par d’autres comme une arme tactique offensive ?
L’Union européenne entre unité et divisions :  l’exemple hongrois
29-03-2022
L’Union européenne entre unité et divisions : l’exemple hongrois
Depuis le jeudi 24 février, date choisie par V. Poutine pour lancer l’armée russe contre l’Ukraine, l’Europe est revenue au cœur de l’actualité internationale. Nous avons dans un précédent podcast évoqué ce qui était alors seulement un risque de guerre ; l’Ukraine était au cœur de la stratégie de retour de puissance de la Russie mais en plus et pour son malheur, ce pays échappait pour Poutine à toute analyse rationnelle, il était affaire de cœur, d’identité, de puissance ce qui ne permettait pas d’exclure un emballement dangereux. Le résultat est cette agression, sidérante pour nous Européens, et la guerre qui dévaste notre voisin. En son temps, le diplomate Kissinger expliquait que, quand le premier objectif d’un groupe de puissances est d’éviter la guerre, le système international est à la merci du plus impitoyable d’entre eux. Poutine l’a bien compris et il exploite son avantage, en réécrivant totalement l’histoire, en niant l’identité et la souveraineté ukrainienne. Avant de revenir dans de prochains podcasts sur certaines conséquences de ce conflit, intéressons-nous aujourd’hui à l’Union Européenne, aux premières loges. Sa faiblesse vient toujours de ses divisions et précisément la fracture est/ouest demeure vive entre pays membres. En particulier les institutions de l’Union Européenne sont menacées de paralysie du fait d’un conflit avec deux États de l’Est, la Pologne et la Hongrie qui ne respectent pas l’Etat de droit. Plus fondamentalement, le projet européen peine à rassembler les Etats membres et d’abord à être clairement défini. Or voilà que la guerre en Ukraine bouscule tout cela : l’Europe est dans une situation de crise, ce n’est pas la première depuis 10 ans, mais l’Union surprend par son unité retrouvée et ses premières décisions fortes. Qu’en est-il vraiment ? La divisions passées sont-elles effacées ? Prenons l’exemple de la Hongrie. Alors que l’Europe est au premier chef concerné par la guerre, la situation de son dirigeant, le plus russophile sans doute des dirigeants européens, est intéressante à observer. En décembre dernier, le ministre des affaires étrangères hongrois recevait la Médaille russe de l’ordre de l’amitié de la part de son homologue hongrois. Le 1er février, Orban est allé rencontrer Poutine à Moscou « J’ai dans l’idée que nous allons continuer de collaborer pendant de longues années », avait-il dit à son hôte . Alors comment Viktor Orban gère-t-il la situation présente qui alimente les critiques de l’opposition hongroise ? Quel impact dans quelques jours lors des élections législatives hongroises déterminantes pour son avenir ?
Burkina Faso : les impasses d’un État face au danger islamiste
23-02-2022
Burkina Faso : les impasses d’un État face au danger islamiste
Intéressons-nous aujourd’hui à la région du Sahel, située au sud du Sahara, région où des groupes djihadistes créent une insécurité chronique qui déstabilise les États. Le 17 et 18 février dernier s’est tenu un sommet Union Européenne / Afrique visant à refonder les relations entre les deux continents. Mais dans le même temps, c’est au Sahel que la force européenne Takuba est en échec, tandis que l’opération Barkhane française se retire du Mali. Les interventions extérieures comme l’action des autorités locales n’ont pas réussi à endiguer le terrorisme islamiste qui progresse, menaçant de déstabiliser de nouvelles zones frontalières et un nombre croissant d’États. Les démocraties y vacillent, des coups d’État ont porté en Guinée, au Mali et récemment au Burkina Faso des militaires au pouvoir. Je vous propose aujourd’hui d’ éclairer la complexité de la région à partir de la situation très concrète d’un Etat, le Burkina Faso, pays jusqu’en 2015 épargné par la fièvre djihadiste, mais qui, depuis, semble sombrer sous ses attaques. Intéressons nous à ses acteurs, à son peuple d’abord, à ses militaires qui y ont pris le pouvoir, aux djihadistes qui s’y installent, à ses voisins africains,  aux Français qui entretiennent des liens étroits avec le pays. Et d’abord que traduit le coup d’État militaire de janvier dernier ? La volonté surtout de combattre autrement l’insécurité ? Ou une malédiction africaine qui nous ramènerait dans le passé et à des pratiques coutumières en Afrique subsaharienne ?  Est-ce le signe d’un épuisement démocratique, qui n’est pas propre à l’Afrique ? Est-ce la marque au contraire d’un sursaut citoyen ?
Géopolitique de l'espace : une course dangereuse ?
04-02-2022
Géopolitique de l'espace : une course dangereuse ?
En février 2021, les Émirats arabes unis ont placé en orbite autour de la planète Mars, après 5 mois de trajet depuis la terre : une sonde spatiale baptisée espoir. Le responsable du projet a déclaré après cette mise en orbite réussie : « Au peuple des Emirats arabes unis, aux nations arabes et musulmanes, nous annonçons l’entrée réussie en orbite autour de Mars. Dieu soit loué ! »Le pays s’affirme comme la première puissance spatiale du monde arabe, même si ce terme de puissance spatiale peut-être discuté puisque la sonde a été réalisée en coopération scientifique avec les Etats-Unis et qu’elle a été lancée par un lanceur japonais à partir d’une base japonaise. Mais peu importe ! L’événement montre la puissance des Émirats arabes unis et sa capacité à se projeter dans le futur, célébrant à la fois le cinquantenaire de la création du pays né en 1971, et en même temps la science islamique et arabe en écho avec l’âge d’or du monde arabe, entre le VIII et le XIIe siècle, lorsque leurs savants étaient les pionniers de l’astronomie. Alors l’espace, nouveau territoire d’affirmation nationale ? Cependant, en 2021, nous avons également beaucoup parlé en France de la mission de Thomas Pesquet dans l’ISS, la station spatiale internationale. Cette station habitée depuis plus de quinze ans, qui a coûté à ce jour plus de 100 milliards de dollars, est le plus grand projet de coopération spatiale et scientifique qui ait jamais été mené. Il rassemble Américains, Européens, Russes, Canadiens et Japonais.L’espace n’est-elle pas surtout un espace de coopération ? Entre coopération et compétition, une petite douzaine d’États – les puissances spatiales – se livrent aujourd’hui une course à la puissance. Augmentation des budgets spatiaux, multiplication des annonces, nouveaux acteurs privés : l’espace apparaît comme la nouvelle frontière de l’humanité. Peut-on craindre une appropriation de l’espace par certains ? Une militarisation de cet espace ? S’agit-il vraiment de territoires à conquérir ?