Géopolitique

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Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Nathalie Laporte. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 18h40 TU vers toutes cibles.

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Israël-Hamas : comment sortir de la logique de guerre ?
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Israël-Hamas : comment sortir de la logique de guerre ?
Israël seul contre tous : malgré les mises en garde de son allié américain, de l’Union européenne et de l’ONU qui redoutent un carnage de civils, Benyamin Netanyahou reste inflexible : l’armée israélienne, appuyée par des hélicoptères et l’artillerie, va intensifier son offensive terrestre lancée le 7 mai sur Rafah, cette ville du sud de la bande de Gaza où se sont agglutinés 1 400 000 Palestiniens, en majorité déplacés par la guerre.  Objectif du Premier ministre israélien : anéantir les derniers bataillons du Hamas qui s’abriteraient à Rafah… Objectifs jugés irréalisables par la plupart des experts militaires.Quoi qu’il en soit, il n’est plus question aujourd’hui de cessez-le-feu ni de libération des 128 otages israéliens encore captifs à Gaza. Les pourparlers sont dans l’impasse… Et le bilan humain ne cesse de s’alourdir après 7 mois de guerre menée par l’État hébreu en représailles aux 1 170 Israéliens massacrés le 7 octobre par des commandos du Hamas. Plus de 35 000 Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont 56 à 60% de femmes et d’enfants estime l’ONU.Une tragédie qui souligne à quel point il est urgent de sortir de cette logique de guerre. Même si la tâche s’annonce titanesque : Qui pour gérer « l’après » dans une Bande de Gaza totalement ravagée par des mois de bombardements ? Des dissensions sont apparues cette semaine au sein du gouvernement israélien sur les possibles scénarios.Et au-delà de Gaza, c’est le sort de tous les Palestiniens qui est jeu. Alors qui pour imposer aux deux camps la solution à deux États, formule incantatoire avant le 7 octobre devenue la seule option envisageable pour éviter un conflit sans fin ? Sur quelles bases juridiques ? Avec quelles garanties de sécurité pour l’État hébreu et le futur État palestinien ? 3 invités :- Denis Charbit, Franco-Israélien, professeur de Sciences politiques à l’Open University of Israël, auteur de « Israël et ses paradoxes », paru en 2023 aux éditions Le Cavalier bleu - Johann Soufi, avocat spécialisé en droit pénal international, et ancien chef du Bureau juridique de l'UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens - Pierre Haski, éditorialiste de Géopolitique à France Inter, chroniqueur au Nouvel Obs,  correspondant en Israël du journal Libération, au moment des accords d’Oslo en 93, auteur de  « Une terre doublement promise. Israël-Palestine ; un siècle de conflit », paru chez Stock en janvier.
Corées : le pivot de Pyongyang ?
27-04-2024
Corées : le pivot de Pyongyang ?
Cela fait 70 ans que la République populaire démocratique de Corée au Nord et la République de Corée au Sud évoluent séparément, figées dans un affrontement idéologique dont les signes perdurent, voire se tendent en 2024. Au Nord, Kim Jong-un a misé sur le hard power militaire en développant un programme nucléaire et balistique accompagné de tirs réguliers qui visent son voisinage ; au Sud, le hard power s’est incarné dans une économie ouverte et dynamique qui place le pays au 13è rang des puissances économiques mondiales. À quoi il faut ajouter le soft power sud-coréen, musique, mode et cuisine qui sont devenues d’intenses vecteurs d’influence et d’attractivité dans le monde. Au tournant des années 2000, une période de détente a fait de la réunification une perspective régulièrement évoquée. Cette perspective s’est éloignée. L’agitation répétée de la menace nucléaire par Kim Jong-un sur fond de rapprochement avec Moscou et de déclarations ouvertement hostiles à la Corée du Sud sont-ils le signe d’un tournant dans la politique étrangère de Pyongyang ? 2024, une année de haute tension entre les deux Corées ? Invités :Sabine Jansen, professeure des Universités au Conservatoire National des Arts et Métiers. Chercheuse à l’ICT, Université Paris Cité. Co-rédactrice en Chef de la revue « Questions internationales » dont le dernier numéro est consacré aux deux Corées.Marianne Peron-Doise, chercheure sur les questions stratégiques en Asie du Nord à l’IRSEM, Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire et chercheure associée à l’IRIS. Directrice de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique de l’IRIS.Olivier Vaysset, ancien diplomate essentiellement en Asie. En particulier premier directeur du bureau français de coopération à Pyongyang entre 2011 et 2013.
Moldavie : une année 2024 aux enjeux importants
21-04-2024
Moldavie : une année 2024 aux enjeux importants
Fin février 2024, le Parlement pro-russe de la région séparatiste moldave de Transnistrie a demandé à la Russie la protection contre les pressions subies, selon elle, de la part du gouvernement moldave. Cet appel n’a pas manqué de susciter les plus fortes inquiétudes en Moldavie et en Europe, faisant craindre une possible extension de la guerre. Pour l’instant, Moscou ne s’empresse pas de répondre à ces sollicitations, et la guerre en Ukraine a rendu la situation économique moins favorable à la Transnistrie. Quels sont les scénarios possibles pour le développement de ce conflit non résolu depuis plus de trois décennies ? Quelles sont les craintes d’une invasion russe ? La question prend tout son sens en Moldavie alors que l’Ukraine peine à repousser les troupes russes. L’enjeu est d’éviter le pire : que la Russie perce le front ukrainien notamment en direction d’Odessa. Depuis cette ville portuaire clé, dont la chute marquerait un revers énorme pour Kiev, la marche sur la Moldavie ne serait qu’une question de temps. Depuis février 2022 et l’offensive russe en Ukraine, le sort de la Moldavie est devenu une source de préoccupation. Cette ancienne province de l’empire tsariste, devenue roumaine après la Première Guerre mondiale, puis intégrée de force dans l’URSS après 1945 représente un réel enjeu stratégique.  InvitésCéline Bayou, chargée de cours à l’Inalco. Chercheure associée au CREE, Centre de Recherches Europes-Eurasie de l’Inalco. Rédactrice en chef de « Regards sur l’Est »Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF à Sciences Po, auteur de « Les chemins de l’État de droit » et co-auteur avec Josette Durieu de « La Moldavie à la croisée des mondes ».
Les relations sino-russes à l'épreuve de la géopolitique mondiale
20-04-2024
Les relations sino-russes à l'épreuve de la géopolitique mondiale
La guerre d’Ukraine se poursuit et la Russie sans doute ne peut que se féliciter de son alliance avec la Chine, laquelle lui permet de survivre face à l’embargo occidental. Cette semaine a été marquée par la visite du chancelier allemand à Pékin, trois semaines avant une visite d’État que le président chinois s’apprête à effectuer en France. Un chacun pour soi en perspective, dont le seul gagnant est sans doute Xi Jinping. On est bien loin de l’époque qui voulait que l’ami de mon ennemi soit aussi mon ennemi. La réalité de la géopolitique mondiale est infiniment plus complexe. La Chine a promis à la Russie un partenariat sans limites. Mais Pékin est aussi scruté à la loupe. En février 2024, l’UE annonçait des sanctions à l’encontre de trois entreprises chinoises soupçonnées d’aider la Russie. Comment le partenariat sino-russe va-t-il évoluer ces prochaines années ? Le scénario le plus probable est-il qu’il demeure un vecteur servant les intérêts chinois davantage qu’un vrai partenariat, histoire de ne pas mettre en péril tout ce que la Chine a construit avec l’Occident ? La réponse se trouve également à Washington. Une seconde présidence Trump pourrait être marquée par une volonté de buter la Chine hors des marchés occidentaux. Pékin n’aurait alors plus rien à perdre et sans hésitation opterait pour la formation d’un bloc alternatif incluant une intensification ou un élargissement de ses alliances. Invités :Galia Ackerman, historienne, spécialiste de la Russie et d’Ukraine. Directrice de la rédaction de Desk RussiePierre Andrieu, ancien diplomate. Enseignant à Sciences Po et à l’Inalco. Auteur de « Géopolitique des relations russo-chinoises » aux Presses Universitaires de FranceMarc Julienne, directeur du Centre Asie de l’IFRI.
Une nouvelle ère pour la puissance maritime
31-03-2024
Une nouvelle ère pour la puissance maritime
Après des décennies de calme, la tempête est de retour sur les océans. En mer Rouge, les milices Houthis ont lancé des douzaines d’attaques sur des bâtiments avec des drones et des missiles, interrompant 90% de l’activité des conteneurs dans le Canal de Suez. La mer Noire est infestée de mines. L’Ukraine espère cette année éjecter la marine russe de Crimée, sa base depuis Catherine II. Les mers Baltique et du Nord font face à une guerre de l’ombre sur les pipelines et les sabotages de câbles. (Rediffusion) Quant à l’Asie, elle est le théâtre de la plus grande construction de puissance navale depuis la Deuxième Guerre mondiale alors que la Chine exerce une énorme pression sur Taiwan dans sa volonté d’unification et les États-Unis cherchent à empêcher une invasion chinoise. Autant d’évènements qui ne sont pas une coïncidence, mais témoignent bien du profond changement qui s’opère sur la planète Océans. La rivalité entre superpuissances et le pourrissement des règles et normes globales se traduisent par une intensification des tensions géopolitiques. Pour la première fois, depuis la guerre froide, les océans sont aujourd’hui une zone contestée. La rivalité entre forces navales fait son retour. Les technologies sont en pleine évolution qui vont transformer le combat naval. Quelles adaptations ? Invités :  Matthieu Duchatel, directeur des Études Internationales de l’Institut Montaigne. Spécialiste de la sécurité économique et des questions stratégiques en AsieL’amiral Marc-Antoine de Saint Germain, en charge de la transformation numérique de la marine et ancien commandant du porte-avions Charles de Gaulle Cyrille Coutansais, directeur du Département recherches du Centre d’Études Stratégiques de la Marine. « La mer, une infographie », CNRS-éditions.
Haïti : un chaos alimenté par l'impunité ?
30-03-2024
Haïti : un chaos alimenté par l'impunité ?
Plus de 1 500 morts depuis janvier 2024 en Haïti : la situation est cataclysmique, a averti l’ONU cette semaine en déplorant que des « frontières poreuses » facilitent l'approvisionnement des gangs en armes et munitions... Des gangs qui ont uni leurs forces début mars 2024 pour attaquer différents sites stratégiques de Port-au-Prince dans l’idée de renverser le Premier ministre Ariel Henry… Bloqué à Porto Rico, territoire américain, celui-ci a finalement démissionné le 11 mars 2024. Les gangs, eux, ne cessent d’étendre leur emprise sur la capitale dont ils contrôlaient déjà 80%. Résultat : plus de 33 000 personnes ont fui, ces dernières semaines, l’insécurité de Port-au-Prince pour rejoindre les départements du grand Sud, et 5 millions et demi de personnes ont aujourd’hui besoin d’aide humanitaire. Les Occidentaux, eux, évacuent leurs ressortissants.Mercredi 27 mars 2024, le futur Conseil présidentiel de la transition s’est engagé à restaurer « l'ordre public et démocratique » en nommant, « dès son installation », un ou une Première ministre avec qui un gouvernement d'union nationale sera formé. Il a également promis de soulager la souffrance du peuple haïtien, d’organiser des élections libres et de mener des réformes nécessaires pour le progrès d’Haïti.Est-ce un premier pas vers le déblocage de la crise politique ? Comment organiser des élections et mener des réformes dans un tel climat d’insécurité ? Et à qui profite cette insécurité ? Faut-il négocier avec les gangs ? Le pays peut-il être remis sur les rails tant que la justice n’est pas passée ? Le chaos en Haïti est-il alimenté par l’impunité ? 3 invités :- Michèle Oriol, docteure en Sociologie, enseignante, a publié  « Une chronologie de l'histoire d'Haïti », aux Éditions de l'UEH (Université d'État d'Haïti)- Frédéric Thomas, docteur en Sciences politiques, chargé d’étude au CETRI (Centre tricontinental) de Louvain la Neuve en Belgique - Jacques Nesi, docteur en Sciences Politiques, membre du Laboratoire Caribéen de Sciences Sociales (LC2S), a dirigé l’ouvrage collectif « L’affaire PetroCaribe », aux Éditions Cidihca.
Fracturation de l'ordre mondial
23-03-2024
Fracturation de l'ordre mondial
Pour cette édition en partenariat avec la revue Questions internationales et son numéro intitulé « Fracturation(s), 20 ans de relations internationales », regard sur l’évolution qu’a connue la société internationale depuis la fin des espoirs nés de la chute du mur de Berlin et de la mondialisation qui a dominé la fin du XXè siècle. Crise sécuritaire, crise économique et financière de 2007-2008, sanitaire avec la pandémie de Covid. Il y a aussi le retour de la guerre sur le continent européen, avec le conflit russo-ukrainien, au Proche-Orient avec la guerre à Gaza, les insécurités qui ponctuellement surgissent ou ressurgissent, Haïti connaît une situation des plus chaotiques, la forte régression du multilatéralisme et la mise hors jeu des institutions universelles comme les Nations unies. Les rivalités multiples de puissance réapparaissent et les défis se multiplient : inégalité sociales, migrations internationales, dérèglement climatique. Ordre mondial en mutation, accélération de l’histoire, redistribution des puissances, redéfinition des relations internationales. Le monde à l’ère post-occidentale.  Invités :Sonia Le Gouriellec, maîtresse de conférences en science politique à l'université catholique de Lille Jean Vincent Holeindre, professeur de Science politique à l’Université Paris-Panthéon-Assas, directeur du Centre ThucydideGilles Andréani, président de Chambre à la Cour des comptes, professeur affilié à Sciences Po, ancien directeur du Centre d’analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères.
Insécurité maritime dans le golfe de Guinée : quels défis ?
17-03-2024
Insécurité maritime dans le golfe de Guinée : quels défis ?
Regard sur la sécurité maritime dans un contexte géostratégique marqué par une augmentation du désordre international. La sécurité maritime comme préoccupation majeure face aux menaces croissantes qui essaiment. Trafics illicites, drogue et trafics migratoires, pêche illégale. Parallèlement, l’instabilité géostratégique est en constante aggravation suscitant des inquiétudes pour la sûreté des marins et la fluidité du trafic maritime dans  des zones géographiques de plus en plus étendues, et dont certaines sont d’une importance stratégique pour le commerce maritime mondial.  Depuis deux ans, le conflit en mer Noire, la persistance des problèmes dans le golfe de Guinée et à nouveau la mer Rouge, le détroit de Bab-el-Mandeb et le golfe d’Aden monopolisent l’attention. En ce mois de mars 2024, à l’initiative de la Marine nationale française, marines africaines et experts étaient rassemblés à Brest pour mettre en place l’édition 2024 de l’exercice de sécurité maritime dans le golfe de Guinée, baptisé Grand African Nemo. Exercice annuel depuis son instauration en 2018 qui rassemble les marines riveraines du golfe de Guinée et les nations invitées par la France. L’occasion de faire le point avec nos invités :Virginie Saliou, titulaire de la Chaire Mers, maritimités et maritimisations de Sciences Po Rennes et enseignante à l’École NavaleCapitaine de vaisseau Emmanuel Bell Bell, chef de la Division de la gestion de l’information et la communication du Centre Interrégional de Coordination de  Yaoundé au Cameroun Capitaine de Vaisseau Gérard, officier en charge du Grand African Nemo pour la France.
Quelle défense pour l'Europe ?
16-03-2024
Quelle défense pour l'Europe ?
Après trois décennies de dividendes de la paix, les Européens recommencent à parler comme un acteur stratégique et réapprennent non sans mal la grammaire des rapports de force. On sait que ce qui se joue en Ukraine est essentiel pour la sécurité européenne. Mais cela ne va pas encore de soi pour plusieurs pays. L’Europe, pourtant, se trouve à la manœuvre car les États-Unis, en année électorale, semblent incapables ou ne veulent tout simplement pas, ou plus, jouer leur rôle traditionnel et peinent à poursuivre leur soutien à Kiev, faute de consensus au Congrès.  La guerre d’Ukraine est venue rappeler les lacunes de la défense européenne. Il faut à l’UE une nouvelle stratégie pour l’industrie de défense. Cela passe par une remise à niveau des capacités de production, réduites après trente ans de sous-investissements et de donner les moyens aux entreprises européennes de rivaliser avec leurs concurrentes américaines. Le constat est là : depuis 2022, début de la guerre d'Ukraine, 75% des achats d’équipements militaires sont allés à des firmes non européennes et 68% à des entreprises américaines. L’Europe peut-elle retrouver une dynamique de puissance ?Depuis le Paris Defence and Strategy Forum qui se tenait cette semaine à l'École Militaire à Paris, invités : Arancha Goonzalez, doyenne de l’École des Affaires Internationales de Sciences Po. Ancienne ministre des Affaires Étrangères de l’EspagneJean-Marie Guéhénno, ancien président de la Commission du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Professeur à Columbia, et ancien secrétaire général adjoint de l’ONUPhilippe Perchoc, chef de l’antenne IRSEM-EUROPE à Bruxelles et professeur au Collège d’Europe à Bruges.
Présidentielle russe : Poutine en guerre civilisationnelle avec l'Occident
10-03-2024
Présidentielle russe : Poutine en guerre civilisationnelle avec l'Occident
L’invasion de l’Ukraine est en moins mauvaise posture pour la Russie que l’an dernier (2023) à la même époque. Les sanctions de multiplient et, de son côté, la Russie multiplie les cyberattaques et les opérations de déstabilisation à l’encontre de l’Occident. Moscou souffle sur toutes les braises, sur toutes les crises qui secouent l’Occident.  Elle le fait de plus en plus frontalement en espérant profiter des divisions et de certains atermoiements, notamment à Washington avec le blocage de l’aide à l’Ukraine par les Républicains fidèles à Donald Trump.Vladimir Poutine se rêve en grand leader de « l’axe de la résistance » à l’hégémonie américaine dont il ne cesse d’agiter l’épouvantail. Le Président russe aime à répéter que les « Frontières de la Russie ne s’arrêtent nulle part ». L’attaque de l’Ukraine du 22 février 2022 a bouleversé les équilibres à toutes les frontières russes et au-delà, entre apparition de nouveaux foyers de tensions et réorientation des alliances et partenariats.  Invités :Anne de Tinguy. Professeur des Universités émérite à l’INALCO et chercheur au CERI (Centre de Recherches Internationales) de Sciences Po. « Le géant empêtré. La Russie et le monde de la fin de la guerre froide à l’invasion de l’Ukraine » Perrin sept 2022.Céline Marangé, chercheuse sur la Russie, l’Ukraine et le Bélarus à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École militaire. Céline Marangé qui vient de lancer avec Juliette Cadiot une série intitulée « Violences impériales : l’actualité russe du passé soviétique » dans le Grand Continent.Raphaëlle Auclert, enseignante chercheuse à l’Institut Catholique d’Études Supérieures (ICES). Docteure en Études russes, spécialiste de la Guerre Froide.Serge Hastom, reporter indépendant. Auteur d’un long reportage texte et photos à travers la Russie en guerre, publié dans l’Obs à l’automne 2023, fruit d’un voyage en autostop de la Crimée à Vladivostok, réalisé durant l’été 2023. Serge Hastom qui lance en avril un nouveau magazine trimestriel « Invendable » qui rassemblera tous les à-côté du travail de pigiste. De Staline à Poutine : genèse et évolution des violences impériales russes | Le Grand ContinentLes articles : Violences impériales : l’actualité russe du passé soviétique | Le Grand Continent