PODCAST

St-Jacques St-Christophe SJSC-Homelies

St-Jacques St-Christophe SJSC-Homelies

Podcast des homélies de Saint-Jacques Saint-Christophe
Commencez ici
Fête du Christ Roi de l’univers
Fête du Christ Roi de l’univers
Lectures du jour :  Christ Roi – Jn 18, 33-37 « Je suis né, je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité » (Jn 18,37).   C’est la première fois que Jésus exprime aussi clairement l’objet de sa vocation et de sa mission: « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité ». Devant une telle confidence Pilate se lance dans une question philosophique: « Qu’est-ce la vérité »? Il ne sait pas que la vérité n’est pas un objet à posséder. Il ne sait pas que la vérité est une personne. « Je suis le chemin, la vérité, la vie » - nous rassure Jésus. Chers frères et sœurs, chacun d’entre nous a le pouvoir de juger, d’acquitter ou de condamner, car nos actions ne sont jamais que les nôtres; nos paroles ne sont jamais sans effet. La manière dont nous gérons ce pouvoir dit quelque chose de nous. Elle nous révèle. Comme Pilate, nous sommes constamment confrontés à l’urgence de décider ce que nous voulons faire de la vie d’un autre. Pilate, lui, il veut livrer Jésus au jugement des autres parce qu’il cherche à se libérer de la peur de se tromper. C’est un homme qui ne va pas jusqu’au bout. Son pouvoir a besoin d’être approuvé par la foule. Il s’appuie sur la logique du sondage pré-électoral. Son image l’obsède! Quant à Jésus, il est un homme libre. Il sait « qui il est », et pourquoi il est venu dans ce monde: Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci: rendre témoignage à la vérité. Le pape Jean Paul II a été demandé par André Frossard, journaliste et académicien français mort en 1995, de lui dire une seule phrase qui, d’après lui, résume le message évangélique apporté par Jésus. Jean Paul II a répondu: « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité ». Chers amis, pour les chrétiens il n’y a pas d’autre vérité que celle de Jésus. Cette vérité c’est sa vie, sa parole, ses gestes. Mais est-ce que nous y tenons vraiment? C’est une question grave, car « si nous ne tenons pas à Lui, nous ne pouvons pas tenir » (Isaïe 7, 9). Et encore une petite chose. On dit que la réforme la plus importante qu’aura tentée le pape François durant son pontificat, restera celle de la synodalité. En effet, nous entendons ce terme de plus en plus! Mais qu’est-ce que la synodalité? Le mot « synodalité » vient du grec sun-odos, ce qui veut dire « une route parcourue ensemble ». À travers cette notion, la synodalité se présente comme un parcours, un processus, une manière de marcher ensemble durant laquelle il s’agit d’écouter et de discerner la volonté de Dieu pour l’Église de ce temps, en impliquant la totalité des baptisés. La synodalité n’est pas donc un but, c’est un chemin communautaire et apostolique; c’est un « style de vie ecclésiale », un état d’esprit profondément enraciné dans des réalités spirituelles. Ici, je me permets de dire (peut-être) une hérésie. Vous pouvez me dénoncer. J’en serai très content. La voici: « Dieu en Lui-même est synodal », parce qu’il est Un et Trine. En effet, notre Dieu n’est pas quelqu’un qui se regarde, qui s’admire, qui se célèbre... Le Père ne se regarde pas. Il n’est qu’un regard vers le Fils qui n’est qu’un regard vers le Père. Et le Père et le Fils ne s’idolâtrent pas: ils ne sont qu’un élan vers le Saint Esprit qui respire le Père et le Fils. Je suis profondément persuadé que le mystère de Dieu dans sa dimension trinitaire devait nous servir comme modèle achevé de la synodalité, car ce qui se joue dans un perpétuel jaillissement au sein de la Sainte Trinité, s’exprime aussi dans l’histoire des hommes; dans l’histoire du salut. De toutes les façons, si nous ne nous inspirons pas suffisamment la Sainte Trinité,
21-11-2021
0 secondes
5ème Journée mondiale des pauvresMéfiez-vous des scribes !
Lectures du jour :  Méfiez-vous des scribes ! La première lecture de ce dimanche nous raconte l’épisode du prophète Elie et de la veuve de Sarepta. Cette femme, étant veuve, n’hésite pas à sacrifier la seule nourriture qui lui reste, à elle et à son fils, pour nourrir le prophète Elie - confiante dans la Parole du Seigneur qui lui est parvenue par la bouche de son prophète: « N’aie pas peur… car la vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre ». L’évangile de ce dimanche met devant nos yeux une autre veuve, venue déposer dans le trésor du Temple deux piécettes: tout ce qu’elle possédait. Seul Jésus remarque le geste discret de cette femme et déclare à son sujet: « Amen, je vous le dis: cette pauvre veuve a donné plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris de leur superflu, mais, elle, elle a pris sur son indigence: elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre ». Que nous enseignent ces deux veuves? Elles nous enseignent avant tout que le véritable don est total, discret et gratuit. En effet, la pauvre veuve de l’évangile aurait pu offrir à Dieu une piécette, et garder l’autre pour elle, vu sa situation de précarité. Mais telle n’est pas sa logique. Elle donne tout. Et elle le fait discrètement, car donner ce n’est pas marchander pour retirer de la satisfaction ou de la reconnaissance. Le vrai don s’accompagne toujours de la discrétion et de la gratuité. On raconte qu’un jour Dieu a organisé une grande fête au ciel, en y invitant toutes les vertus: foi, espérance, charité, courage, justice, prudence, vérité, fidélité.., toutes sont venues au rendez-vous. Toutes se sont présentées, saluées, échangées entre elles, partagées leurs expériences. Cependant, deux vertus ce sont soigneusement évitées. Elles avez du mal à se rencontre et à se parler. En le remarquant, Dieu Lui-même les a cherché. Il a amené l’une à l’autre en disant: « Charité, voici la gratuité ». Elles se sont saluées, mais dès que Dieu les a laissé pour aller parler aux autres, elles se sont tout de suite séparées! Le message de cette petite histoire est tel que seulement à Dieu, et en Dieu – qu’il est possible de réunir la charité et la gratuité. En effet, l’homme, en se donnant, cherche toujours à retirer quelques satisfactions, quelques profits ou quelques  reconnaissances. Il a du mal à se donner totalement, discrètement et gratuitement. Voilà pourquoi Jésus nous dit dans l’évangile de ce dimanche: « Méfiez-vous des scribes », c’est-à-dire méfiez-vous des séducteurs! De ceux qui veulent être aimés sans jamais s’impliquer pleinement; de ceux qui ne cherchent qu’à s’assurer un avantage sur les autres. En effet, il y a des gens qui, où qu’ils soient, font du bruit: ils sont comme des enfants qui demandent constamment qu’on les regarde. Ils utilisent tout pour être vus. Ils ne se soucient pas des autres. Pour eux, l’autre, est quelqu’un qu’ils peuvent utiliser pour être vu et admirés. Ces personnes sont généralement très dangereuses. Voilà pourquoi Jésus nous suggère de nous en éloigner: « Méfiez-vous des scribes ». Les scribes auxquels il fait allusion, semblent correspondre à cette description du séducteur manipulateur. Ils utilisent même de bonnes choses comme la prière, la prédication, les actions caritatives, la liturgie et les événements publics pour atteindre leur but, celui d’être vus et admirés. Et puis, les séducteurs établissent toujours des relations asymétriques,
08-11-2021
0 secondes
Messe de la Toussaint : tous Saints !Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochainDimanche des missionsLe Fils de l’homme est venu donner sa vie pour la multitude
Lectures du jour : La soif de grandeur et de pouvoir est terrible. Elle est nourrie en nous depuis le plus jeune âge. Nous aspirons tous à devenir les chevaliers du roi Arthur ou des princesses emprisonnées dans une tour en attendant le prince charmant. Avec le temps, en apparence, les fantasmes disparaissent. Mais en réalité, ils restent enfouis sous les cendres et guident secrètement nos choix et nos sentiments. L’éducation que nous recevons ne nous aide pas toujours à les maîtriser. En grandissant, notre vision des autres devient parfois encore plus confuse: les autres nous apparaissent comme des adversaires, des rivaux ou des concurrents. La soif de grandeur et de pouvoir est terrible, car elle ne cesse de s’autoalimenter. Même les disciples de Jésus, hier comme aujourd'hui, n’en sont pas libres. Nous le voyons très bien dans l’Évangile de ce dimanche: « Maître, donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire » - demandent Jacques et Jean, les fils de Zébédée. Pourquoi ce sont Jacques et Jean qui revendiquent ce privilège, et non pas les autres apôtres? - peut-être, parce qu’ils ont été les premiers à être appelés par Jésus? - peut-être, parce qu’ils affichent une possible parenté avec Jésus? - ou simplement à cause de leur caractère spontané et un peu brusque. En effet, ce n’est pas par hasard qu’ils ont été appelés par Jésus lui-même: « fils du tonnerre ». Et quelle est la réponse de Jésus? Très simple: « Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous: car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir ». Frères et sœurs, notre soif trouve la paix quand elle n’est plus une soif de pouvoir, mais une soif de service. Chrétiens, nous sommes donc appelés à imiter le Seigneur dans son don total, dans sa volonté d’être serviteur. En effet, la vie n’a de sens que lorsqu’elle est consacrée à quelqu’un ou à quelque chose. Par contre, la vie devient une obsession lorsque l’on se concentre uniquement sur sa propre soif. « Seul celui qui vit pour les autres, vit de manière responsable, c’est-à-dire vit vraiment » - disait Dietrich Bonhoeffer, grand théologien et pasteur protestant, qui a combattu le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Et encore une petite chose. Il est surprenant de constater que Jésus ne semble pas être heurté par la requête des Jacques et Jean. Il leur répond simplement: « Vous ne savez pas ce que vous demandez ». Et c’est vrai! Nous demandons souvent à Dieu ce qui nous plait, et Lui, il nous donne ce qu’il nous faut! Dans ce contexte, je voudrais vous lire un texte anonyme d’une personne handicapée gravé sur une tablette de bronze dans un institut de réadaptation à New- York: « J’avais demandé à Dieu la force pour atteindre le succès; il m’a rendu faible, afin que j’apprenne humblement à obéir. J’avais demandé la santé, pour faire de grandes choses; il m’a donné l’infirmité, pour que je fasse des choses meilleures. J’avais demandé la richesse, pour que je puisse être heureux; il m’a donné la pauvreté, pour que je puisse être sage. J’avais demandé le pouvoir, pour être apprécié des hommes; il m’a donné la faiblesse, afin que j’éprouve le besoin de Dieu.
17-10-2021
0 secondes
Bienvenue aux nouveaux paroissiensBon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ?
Lectures du jour :  XXVIII Dimanche - Mc 10, 17-30 Permettez-moi de m’arrêter ce dimanche avec vous et pour vous sur la question poser par un homme anonyme de l’Evangile de ce dimanche: « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? ». Pour scruter (analyser) cette question, je m’arrête sur trois points. Premièrement, l’Évangéliste Marc nous dit que cette question a été posée à Jésus par une personne anonyme. En effet, « Un homme accourut vers Jésus » - nous dit Marc. La désignation est particulièrement vague! Cet homme n’a pas de nom, comme s’il n’avait pas d’identité; comme s’il ne savait pas vraiment qui il veut être. Mais, il semble que l’Évangéliste le fait expressément, pour que nous puissions tous, nous retrouver dans l’anonymat de ce personnage. Deuxièmement, l’homme qui accourt vers Jésus, commence sa question en le qualifiant de « bon »: Bon Maître – dit-il. « Beauté sans bonté est une lumière sans clarté » - dit le proverbe. Et Platon de compléter: « La simplicité véritable allie la bonté à la beauté ». Ce qui n’est pas si simple pour nous les hommes! Voilà pourquoi Jésus lui répond: « Personne n’est bon, sinon Dieu seul ». Oui! Dieu seul est bon, et cela suffit! Apprenons, nous aussi, à répéter ces mots simples lorsque dans notre vie ou dans la vie de l’Église – comme en ces jours en France avec l’effrayant rapport Sauvé - nous nous trouvons terrifiés, accablés et abattus. Dieu seul est bon! Dieu seul est juste! Dieu seul est saint! Troisièmement, Jésus ne refuse pas nos questions. On peut même dire qu’il nous fait marcher au rythme de nos questions. Mais, l’Evangile nous apprend que toutes les questions ne sont pas bonnes et fructueuses. Il y a, en effet, des mauvaises questions comme par exemple les questions pièges ou les questions pour se faire valoir. Ces questions-là ne nous font pas grandir en chrétien! Il y a aussi des questions qui surgissent spontanément de l’homme. Elles sont souvent des questions de surface: elles concernent le « quoi ». Tandis que les vrais questions sont d’un autre niveau: ce sont celles qui concernent le « pourquoi » ou le « pourquoi pas ». Eh bien, la question posée par l’homme anonyme de l’évangile de ce dimanche, appartient plutôt à ces questions dites « spontanées » et « émotionnelles » qui concernent le « quoi ». On sent d’ailleurs de l’inquiétude chez cet homme respectueux des commandements et de la Loi. Il a passé sa vie à faire ce que les autres lui ont suggéré ou appris. Il a essayé d’imiter les gens honnêtes, ceux qui respectent la Loi de Dieu. Pourtant, malgré ses efforts de volonté, malgré ses sacrifices, il n’est pas parvenu à être heureux, il n’a pas trouvé la vie éternelle, c’est-à-dire la vie pleine. Alors il cherche! Il pose une question dans laquelle trois verbes se suivent: devoir, faire et avoir: « Que dois-je/faire/pour avoir en héritage la vie éternelle »? Il semble que l’essentiel de sa vie s’exprime à travers ces trois mots: une Loi, c’est-à-dire un ensemble de devoirs, une conduite à accomplir (faire), moyennant quoi, il aura le bien le plus précieux, la vie éternelle. Est-ce faux? Apparemment non! Et pourtant, d’après Jésus cette démarche demeure encore extérieure! C’est une démarche de surface! C’est comme si cet homme disait: « Indique-moi ce que je dois faire, et je tâcherai de le faire le mieux possible ». Eh bien, Jésus déplace l’accent de sa démarche. Il l’emmène sur le terrain de l’amour plutôt que sur celui de la Loi. Au lieu de donner à son interlocuteur une règle de plus; un commandement de plus, il lui propose une amitié; une relation: « Viens, et suis-moi ». Voyez-vous!
10-10-2021
11 minutes
Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !L’esprit souffle où il veut
26ème dimanche - temps ordinaire "Quiconque donne un verre d’eau à celui qui a soif ne restera pas sans récompense" Lectures du jour :  L’Evangile de ce jour nous montre les apôtres s’indignant parce que quelqu’un chasse les esprits mauvais au nom de Jésus alors qu’il ne fait pas partie du groupe des disciples : De quoi se mêle cet homme, il n’est pas des nôtres ; Il n’est pas de ceux qui nous suivent ! Nous avons entendu la réaction de Moïse et de Jésus : Ne les empêchez pas, ils rendent gloire à Dieu… La réponse de Jésus fait éclater l’étroitesse de ses disciples qui est souvent le réflexe de tout groupe humain : « Qui n’est pas contre nous est pour nous ». Jésus leur fait comprendre que personne n’est propriétaire du « nom » de Jésus, de sa Parole, de son action au milieu des Hommes, de sa puissance de vie. Nous-mêmes, n’avons-nous pas, parfois, des réactions de propriétaires de Dieu ! Nous accaparons Dieu et sa Parole, nous comprenons mal que quelqu’un puisse agir en son nom sans se ranger sous notre bannière, risquant alors, de nous comporter comme les propriétaires de l’Esprit Saint, les propriétaires du Royaume de Dieu, prétendant nous réserver ce qui n’est qu’un don gratuit, comme si, parce que Dieu nous avait fait la grâce de le connaître et de l’aimer, nous devenions les possesseurs exclusifs de ce don. « Quiconque, dit Jésus, (et donc pas simplement ceux et celles qui appartiennent à mon Eglise) Quiconque donne un verre d’eau à celui qui a soif ne restera pas sans récompense ». Bien entendu reconnaître que l’Esprit de Dieu habite le cœur des autres n’enlève rien à notre conviction profonde que Jésus est l’accomplissement de l’Homme.
26-09-2021
16 minutes
Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous
25ème dimanche - temps ordinaire "Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous  et le serviteur de tous " Lectures du jour :  Dimanche dernier, nous avons entendu la réaction de Pierre à la première annonce par Jésus de sa passion elle exprimait la distance des amis de Jésus entre ce que le Christ essayait de leur dire et ce qu’ils étaient capables de comprendre et d’accepter à ce moment-là compte tenu de leur conception qu’ils avaient d’un Messie triomphant. On pourrait dire qu’Ils n’étaient pas sur la même longueur d’ondes que Lui. Aujourd’hui, Jésus annonce à nouveau qu’il va être livré, mis à mort et qu’il ressuscitera, et nous voyons les disciples de Jésus demeurer dans l’incompréhension mais sur un autre sujet : celui du Messie-Serviteur. Tout en poursuivant leur chemin avec Jésus, les disciples discutent entre eux pour savoir qui serait le plus grand parmi eux. Nous pouvons évidemment trouver cela un peu étonnant : ils viennent d’entendre l’annonce de la mort et de la Résurrection du Christ. et ils se mettent à discuter, entre eux, pour savoir qui deviendra le chef. Ces hommes n’étaient pas des monstres. S’ils s’inquiétaient de savoir qui serait le plus grand, ce n’était, sans doute, pas d’abord pour remplacer Jésus mais parce qu’il fallait bien qu’il y ait un chef au milieu de cette troupe. ils comprennent qu’il fallait bien envisager la suite de la mission de Jésus et ils se demandent qui est le plus proche de ses projets ? Qui sera le plus capable de prendre sa succession ?  Si Jésus disparait, qui sera le premier ?
19-09-2021
15 minutes
Messe d’installation du Père Stanislas Stawicki
19-09-2021
11 minutes
Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup3EME DIMANCHE DE CAREME : Dieu Libérateur
Dans ce temps de Carême, chaque dimanche, nous fait aborder un angle fondamental du Mystère Pascal. Après l’appel à aller au Désert et l’épreuve des tentations, la Transfiguration sur la Montagne comme signe de la manifestation de la gloire de Dieu, aujourd’hui, c’est l’entrée dans le Temple, lieu symbolique de la foi juive. Cette visite de Jésus dans le Temple est à placer dans le cadre d’un renouveau spirituel. Par son geste, Jésus purifie et débarrasse le Temple de toute souillure. Il instaure donc une ère nouvelle de purification désormais, du temple physique, on est passé au Temple spirituel (Corps du Christ). Ainsi, par son geste, Jésus tire le vrai de notre condition humaine. Recevoir ce que Jésus dit, dispose chacun de nous à pouvoir Le suivre plus en vérité à partir de sa propre situation. Les textes bibliques de ce jour nous révèlent donc un Dieu libérateur qui se fait proche de l’homme. Dans cette proximité, IL se révèle à nous en nous relevant de notre condition déchue. À travers l’exemple d’Israël, Dieu nous montre comment IL libère son peuple de l’esclavage de l’Égypte. Aujourd’hui encore, IL nous invite à faire un pas de plus en sortant de l’engrenage du péché. Par ses lois et ses commandements, IL nous apprend à vivre en harmonie les uns avec les autres. Par la discipline imposée à notre corps (privation), nous nous rapprochons de Lui et Lui, IL nous aime et IL nous accorde sa miséricorde qui nous prépare à la célébration de sa Pâque. Cette invitation à la miséricorde est une action de grâce qu’il faudra rendre à Dieu qui nous libère du péché. C’est pourquoi, IL nous enseigne comment il faut vivre pour rester dans l’alliance et accueillir sa bénédiction. Plus tard, l’apôtre Pierre reconnaîtra que les paroles de Jésus sont celles de la Vie éternelle. Tout au long de ce Carême, nous sommes invités à lire et à relire la Parole Dieu. Car elle contient les graines de l’amour qui est en Dieu. Pierre DIBI   Lectures : Les autres homélies du Père Pierre Dibi   [gview file="https://www.sjsc.fr/wp-content/uploads/2021/03/fip_7_mars_21.pdf"]   Évangile du jour : Évangile Jean (2, 13-25) « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.
07-03-2021
3 minutes
Apprendre à voir et à discerner l’appelLe baptême du Seigneur
Le 25 décembre nous avons célébré la naissance de Jésus, accomplissement de la promesse de Dieu faite à son peuple ; le dimanche dernier, l'Epiphanie, manifestation divine en direction de tous les chercheurs de Dieu et aujourd'hui nous célébrons le baptême du Seigneur qui est une nouvelle Epiphanie. Une nouvelle manifestation divine. Sous la forme d'une colombe, l'Esprit Saint descend sur Jésus que la voix du Père confirme dans sa filiation divine: " Tu es mon Fils bien aimé ".   En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée » - note saint Marc. On savait qui était Jésus. « N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie ? N'est-ce pas le fils de Joseph ?». Comment cet homme, semblable aux autres pouvait-il être reconnu comme le sauveur du monde ? Le sauveur du monde natif de Nazareth. Ne l'oublions pas, Saint Marc comme tous les évangélistes s'adresse à de jeunes communautés chrétiennes. Et l'on imagine les questions autour de la personne de Jésus. Ces questions qui sont peut-être les nôtres : quand Jésus a-t-il eu conscience qu'il était le Fils de Dieu ? D'où lui venait cette force intérieure ? Qui était-il pour sauver les hommes ? Et c'est là que nous découvrons l'importance de cette étape du baptême. Un moment décisif dans la vie de Jésus ; pas seulement un rite, mais une expérience déterminante. Plus rien ne serait comme avant dans la vie de Jésus. Lui qui avait vécu jusque-là, inconnu, dans une bourgade obscure, au sein d'une famille modeste, et que rien ne préparait à une vie publique, se voit soudain chargé d'une mission : proclamer la Bonne Nouvelle du Règne de Dieu. Quelle est donc cette expérience brulante qui a jeté Jésus sur les routes de Palestine ? Si Jésus sort de Nazareth, c'est qu'il a eu un écho jusque dans son village reculé, de ce mouvement de conversion suscité par Jean-Baptiste. Oui, vient le jour où Jésus décide de se mêler à la foule des marchands, des collecteurs d'impôts, des soldats, qui, à l'appel de Jean, descendaient dans le Jourdain pour un baptême de conversion. Il met ses pas dans ceux des publicains et des pécheurs.   Il communie à tout ce qui est vécu autour de lui, à la détresse, à l'attente et à l'espérance de ces hommes qui viennent en foule chercher auprès de Jean le chemin d'une authentique libération spirituelle. Jésus se veut et se sent solidaire de cette foule. Il fait partie d'un peuple et il sait que Dieu rejoint les hommes dans leurs appels les plus profonds. Arrivé au bord du Jourdain, Jésus se plonge dans la foule avant d'être plongé dans l'eau. Quand il descend dans l'eau, c'est dans notre pâte humaine qu'il plonge. Et quand il remonte du fleuve, c'est toute notre humanité qu'il assume, qu'il prend sur lui pour la tourner vers la bonté du Père. C'est au moment où Jésus venait d'être baptisé qu'il se passe quelque chose d'imprévisible et d'unique. « A l'instant où il remontait de l'eau, il vit tes cieux se déchirer et l'Esprit comme une colombe descendre vers lui ». Ce n'est pas un spectacle qui est donné à la foule. C'est Jésus seul qui voit les cieux se déchirer et s'ouvrir. Une réalité divine, encore voilée, à ses yeux, se révèle à lui. Il se voit désigné et consacré comme Messie. Une conscience nouvelle s'éveille en lui. Ce que Jésus expérimente alors, c'est une proximité merveilleuse et unique de Dieu. Jusque-là, il s'était adressé à Dieu comme à son Père. Au moment du baptême, c'est son Père qui l'accueille dans son propre mystère. Mystère de relations, de communion où il est accueilli comme le Fils bien-aimé. L'Esprit Saint est là, sous la forme d'une colombe. Jésus prend conscience de son être profond et en même temps de sa mission. Car la Révélation de cette proximité de Dieu, elle est pour tous les hommes. Oui, tout homme est appelé à s'entendre dire par le Père : « Tues mon fils bien aimé. » Tous sans exception. A commencer par ces publicains et ces pêcheurs qui se pressent autour de lui....
10-01-2021
8 minutes
Epiphanie : Nous sommes venus d’Orient adorer le roiLa parabole des dix jeunes filles
LA PARABOLE DES DIX JEUNES FILLES « Le Royaume des cieux est semblable à dix jeunes filles invitées à des noces … » Cette comparaison très positive avec des noces prouve bien que Jésus n’a pas imaginé cette parabole pour nous inquiéter ; il nous invite à nous transporter déjà au terme du voyage, quand le Royaume sera accompli et il nous dit « Ce sera comme un soir de noce » : d’entrée de jeu, on peut donc déjà déduire que même la dernière parole « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure » ne doit pas nous faire peur, ce n’est jamais le but de Jésus. A nous de déchiffrer ce qu’elle veut dire. C’est une parabole, c’est-à-dire que c’est la leçon finale qui compte. Ce n’est pas une allégorie, il n’y a donc pas à chercher des correspondances entre chaque détail de l’histoire et des situations ou des personnes concrètes. Enfin, ne nous scandalisons pas de ces prévoyantes qui refusent de partager, ce n’est pas une parabole sur le partage. Toutes ces précautions prises, il reste à découvrir ce que peut vouloir dire cette fameuse dernière phrase « Veillez donc ». Pour commencer, reprenons les éléments de la parabole : des noces, une invitation ; dix jeunes filles, cinq d’entre elles sont insouciantes, cinq sont prévoyantes ; les prévoyantes ont de l’huile en réserve, les insouciantes ont pris leur lampe sans emporter d’huile… or il est vrai qu’une lampe à huile sans huile n’est plus une lampe à huile… C’est aussi insensé 1 que de mettre une lampe sous le boisseau : « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. » (Mt 5,15). L’époux tarde à venir et tout notre petit monde s’endort, les prévoyantes comme les autres : on peut noter au passage que ce sommeil ne leur est pas reproché, ce qui prouve que le mot de la fin « Veillez » n’interdit pas de dormir, ce qui est pour le moins paradoxal ! L’époux finit quand même par arriver et l’on connaît la suite : les prévoyantes entrent dans la salle de noces, les insouciantes se voient fermer la porte avec cette phrase dont on ne sait pas dire si elle est dure ou attristée « Je ne vous connais pas » leur dit l’époux. Et cette fameuse conclusion : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
11-11-2020
8 minutes
Nous serons pour toujours avec le Seigneur

0:00