Le Beau Bizarre par Zineb Soulaimani

AudioSauti

Le Beau Bizarre, se veut un espace sonore libre et hybride. Où quelques questions de l'époque seront posées. Où des formes non ordinaires seront traversées. Où la parole sera donnée aux artist.e.s, aux auteur.ice.s, aux chercheur.e.s...; En avançant souvent entre l'intersection et la marge. Le Beau Bizarre, est une tentative, une expérimentation, un geste réflexif. Le Beau Bizarre, sera très loin de Christophe et très loin de Baudelaire, mais il ne les oublie pas !


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Le Beau Bizarre #31 avec Livia Melzi et le Collectif Fetart pour le festival Circulation(S)
15-05-2022
Le Beau Bizarre #31 avec Livia Melzi et le Collectif Fetart pour le festival Circulation(S)
Le festival Circulation(s) met la lumière sur la jeune photographie émergente, en activant une veille permanente sur tout le territoire européen. Un festival porté par le Collectif Fetart, un collectif discret et dévoué au service d'artistes encore peu connus, encore peu visibles. J'ai eu envie d'en savoir davantage sur ce mode de curation collégial en invitant deux membres du comité artistiques. Marie GUILLEMIN et Clara CHALOU sont deux des dix curatrices que composent le comité artistique au sein du collectif Fetart. Elles seront mes invités dans la seconde partie de l'épisode. Mais d'abord, ma rencontre avec Livia Melzi. Une des artistes invités à l'édition 2022 du festival Circulations. Livia Melzi présente Étude pour un monument Tupinambà, un chapitre d'un projet tentaculaire qu'elle mène entre le Brésil et La France. Objets symboliques de la tribu Tupinambà, les manteaux Tupinambà étaient porté à l’occasion des rituels anthropophages; jusqu'à ce que le colon ne s'en emparent et les ramènent en Europe, vidant petit à petit la tribu de son identité et de sa capacité à durer. Aujourd'hui, seulement onze manteaux Tupinambà existent encore et tous sont conservés dans des musées ou institutions européens. Livia Melzi s'est lancé dans un projet monumental d'aller taper à toutes les portes des institutions propriétaires aujourd'hui de ces manteaux afin de créer de nouvelles images à faire circuler, à faire voyager, à restituer. Est-ce que la photographie peut-elle permettre une forme de restitution ? Qu'est-ce que permet la circulation des images crées par Livia Melzi ? Quel nouveau récit peut être donné à travers cette nouvelle circulation ? Le festival Circulations 2022 est accessible jusqu'au 29 mai au 104 à Paris. Et le travail de Livia Melzi sera de nouveau visible à Paris au Palais de Tokyo en octobre 2022. Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #31 avec Livia Melzi et le Collectif Fetart pour le festival Circulation(S)
15-05-2022
Le Beau Bizarre #31 avec Livia Melzi et le Collectif Fetart pour le festival Circulation(S)
Le festival Circulation(s) met la lumière sur la jeune photographie émergente, en activant une veille permanente sur tout le territoire européen. Un festival porté par le Collectif Fetart, un collectif discret et dévoué au service d'artistes encore peu connus, encore peu visibles. J'ai eu envie d'en savoir davantage sur ce mode de curation collégial en invitant deux membres du comité artistiques. Marie GUILLEMIN et Clara CHALOU sont deux des dix curatrices que composent le comité artistique au sein du collectif Fetart. Elles seront mes invités dans la seconde partie de l'épisode. Mais d'abord, ma rencontre avec Livia Melzi. Une des artistes invités à l'édition 2022 du festival Circulations. Livia Melzi présente Étude pour un monument Tupinambà, un chapitre d'un projet tentaculaire qu'elle mène entre le Brésil et La France. Objets symboliques de la tribu Tupinambà, les manteaux Tupinambà étaient porté à l’occasion des rituels anthropophages; jusqu'à ce que le colon ne s'en emparent et les ramènent en Europe, vidant petit à petit la tribu de son identité et de sa capacité à durer. Aujourd'hui, seulement onze manteaux Tupinambà existent encore et tous sont conservés dans des musées ou institutions européens. Livia Melzi s'est lancé dans un projet monumental d'aller taper à toutes les portes des institutions propriétaires aujourd'hui de ces manteaux afin de créer de nouvelles images à faire circuler, à faire voyager, à restituer. Est-ce que la photographie peut-elle permettre une forme de restitution ? Qu'est-ce que permet la circulation des images crées par Livia Melzi ? Quel nouveau récit peut être donné à travers cette nouvelle circulation ? Le festival Circulations 2022 est accessible jusqu'au 29 mai au 104 à Paris. Et le travail de Livia Melzi sera de nouveau visible à Paris au Palais de Tokyo en octobre 2022. Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #29 avec Malcom Ferdinand à Brest
16-03-2022
Le Beau Bizarre #29 avec Malcom Ferdinand à Brest
Le Beau Bizarre >> E.P.I.S.O.D.E #29 Qu'est-ce qu"il y a de commun entre la crise écologique et la question coloniale ? Peut-on encore ignorer que des communautés humaines et non humaines ont été détruites pour pouvoir mettre en place des exploitations intensives et génératrices de richesses au profit d’une minorité ? Comment la crise environnementale pourrait-elle se résoudre, si l’on ne prend pas en compte les inégalités héritées des colonisations et de l’esclavagisme ? Sommes nous capables de déplacer notre focal, de décentrer notre regard afin d'accéder et comprendre d'autres réalités ? Comment sortir d'un "habiter colonial" du monde pour construire un "habiter ensemble"; où humains, tous les humains, et les non-humains seraient considérer à part égale ? Malcom Ferdinand est ingénieur en environnement, docteur en philosophie politique et chercheur au CNRS. 
Il a publié "Une écologie décoloniale, penser l’écologie depuis le monde caribéen". 
Il pointe une double fracture coloniale et environnementale et propose de construire la communauté politique d'un navire-monde. Puisque la révolution écologique sera décoloniale ou ne sera pas ! Malcom Ferdinand était l'invité du festival DansFabrik à Brest pour participer à la table ronde "écologie décoloniale et art vivant". Je me suis glissée dans les interstices de son agenda bien rempli, pour comprendre un peu mieux sa thèse ! Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #28 avec Betty Tchomanga  / Jérôme Bel / Maité Rivière à Brest.
28-02-2022
Le Beau Bizarre #28 avec Betty Tchomanga / Jérôme Bel / Maité Rivière à Brest.
Il y a 70 ans, le compositeur Olivier Messiaen recueillait les chants des alouettes lulu pour nourrir son catalogue d’oiseaux. Aujourd’hui, plus d’un tiers de ces oiseaux a disparu. Qu’est-ce que cela provoque en nous d’entendre des sons de la nature qui disparaissent ? Comment éveiller nos consciences à la crise climatique grâce aux sons ? Le Kākāpō est une espèce d'oiseau menacé aujourd'hui. Sergiu Matis nous l'a fait entendre et nous l'a fait savoir dans son spectacle Extinction Room présenté à DañsFabrik - Festival de Brest. Un festival qui a placé son édition autour des enjeux climatiques. A une époque où l'on tire la sonnette d'alarme sur les dangers de la crise climatique, comment la création, le spectacle vivant, le milieu culturel s'emparent de ces enjeux ? Comment cela se traduit dans nos imaginaires ? Les scènes de la vie de campagne de Tchekhov auront-elles encore un sens quand nos forêts auront disparu ? Les cygnes danseront-ils désormais sur un lac pollué et dépourvu de poissons ? Mais alors, comment rendre les pratiques durables et à faibles impact ? Comment cela se traduit d'un point de vue thématique, pragmatique et esthétique ? Maïté Rivière, la nouvelle directrice du Le Quartz - Scène nationale de Brest qui organise le festival, s'est emparée de ces questions à bras le corps. Elle en a fait un des axes fort de son projet. Pour programmer le festival cette année, elle a souhaité associer avec elle, deux artistes chorégraphes. Le consensus n'était pas un objectif mais faire exister et articuler une pluralités de regards et de vécus était le moteur. Jérôme Bel, chorégraphe au rayonnement international, pense désormais ses projets dans l'idée du "Showing without going", montrer sans se déplacer. Il a fait le choix de ne plus prendre l’avion tout en continuant de diffuser ses spectacles dans le monde. Une réponse pragmatique qui ne cessent de se nourrir et d'évoluer. Betty Tchomanga elle, réfléchit ces questions depuis un point de vue décolonial. Comment l’écologie invite aussi, à décentrer le regard pour prendre conscience que l'impact sur la planète n'est pas le même, considéré depuis l'Europe et considéré depuis les Caraïbes par exemple. J'ai voulu savoir comment cette programmation collégiale a existé. Comment concrètement ces questions ont irrigué les projets proposés, tout au long de la semaine qu'a duré le festival cette année. L'épisode du jour est avec Betty Tchomanga, Jérôme Bel et Maité Rivière. Pour allez plus loin : Le site du Quartz Le site de DansFabrik Le site de Jerôme Bel Le site de Betty Tchomanga Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #27 avec Salomé Burstein et Luis Juárez à Shmorevaz Paris
19-02-2022
Le Beau Bizarre #27 avec Salomé Burstein et Luis Juárez à Shmorevaz Paris
Bienvenu.e.s dans le beau bizarre. Un espace sonore libre et hybride. Un espace, qui piste les contours indicibles de la marge ! Aujourd'hui les questions de la marge se posent au centre. Au centre de Paris, au cœur de Saint Germain des Près. Un lieu apparait par miracle ou par nécessité et devient un personnage, un partenaire de jeu ! Baptisé Shmorevaz et porté par Salomé Burstein, chercheuse et commissaire d'exposition. Avec elle, le lieu devient protagoniste des expérimentations qu'il permet. L'espace place les relations au centre, pour mieux les observer. Le lieu impose ses contraintes et co-ecrit la dramaturgie du geste. Quels types de relations se font et se défont dès lors qu'un espace les rassemble ? Quels types d'expériences l'espace permet ? Qui se fédère autour du lieu lorsque les règles s'inventent à chaque tentative ? Quels genres de projets naissent lorsque l'espace précède l'idée ? Dans cet épisode nous ferons  connaissance avec Salomé Burstein, nous reviendrons sur sa trajectoire et sur ce qui guide les choix de ses projets; avant de faire un tour à Shmorevaz pour le voir en vie un soir de vernissage. Fantasia est le nom du projet d'exposition en cours. Une invitation à la revue argentine Balam en co-commissariat avec son fondateur, Luis Juárez. Qui nous racontera le projet éditorial d'une revue qui existe dans le défi et la nécessité à chaque numéro. Et pour découvrir la revue Balam et l'édition Fantasia mise en espace à Shmorevaz, vous avez jusqu'au 24 février pour demander votre rendez vous à Salomé, Luis et l'équipe mobilisée autour d'eux. Suivez les sur les réseaux pour plus d'informations. Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #20 Avec Zeina Abirached à Genève
04-11-2021
Le Beau Bizarre #20 Avec Zeina Abirached à Genève
Bienvenu.e.s dans le Beau Bizarre, Un espace sonore libre et hybride, Un espace qui essaye de lire les signes quand il les croise.... Lors de mon récent séjour à Genève, pour suivre le festival de La Bâtie, j'ai beaucoup marché pour rejoindre les théâtres où se jouaient les différents spectacles. Dans les rues, mon regard a croisé plusieurs fois une affiche sans trop y faire attention. Mais avec un sentiment familier qui faisait que mon regard s'y attarde de plus en plus…Les motifs du dessin me disait quelque chose, ce trait de noir qui donnait au blanc des formes et des personnages....Et puis ce titre, qui m'appelait aussi : "donne moi la main, on va traverser la rue"…je traversais des rue en fredonnant ce titre...en l'adressant à une personne imaginaire, et prenant l'adresse pour moi aussi ! Je donnais la main à une personne imaginaire pour traverser les rues de Genève....Ce titre m'a habité ! Il me poussait à chercher dans ma mémoire d'où me venait ce sentiment de familiarité....jusqu'un soir, où perdue dans les rues de Genève, en cherchant à retrouver le chemin du retour, mon téléphone guide vidé de sa batterie... je retombe sur l'affiche, je reconnais l'endroit, je l'ai déjà croisé plus tôt ce jour là...je ne suis plus très loin de mon adresse. Je me rapproche donc de l'affiche et je lis enfin le message : Zeina Abirached est l'invitée de la ville de Genève, pour une exposition et une grande série de manifestations pendant plusieurs mois. Et il se trouve que l'inauguration a lieu deux jours plus tard ! Une petite émotion me traverse. J'ai lu Le Piano Oriental, la bande dessinée de Zeina Abirached, il y a quelques années déjà, à une période où des nœuds identitaires se bagarrait à l’intérieur de moi. Cette lecture m'avait aidé à apaiser un peu cette bagarre. En rentrant, je me renseigne davantage. Le programme du week end inaugural est alléchant. Zeina Abirached sera présente. Elle va jouer Le Piano Oriental, en lecture musicale dessinée, avec son comparasse et pianiste, Stéphane Tsapis. Sur le site, tout semble déjà bien complet. Nous sommes encore en période de COVID et les jauges sont beaucoup trop réduites à la bibliothèque de Genève où se tiendra la lecture. Je lance des mails comme des bouteilles à la mer sans trop y croire. Certes mon programme à la Batie est déjà bien rempli mais cela serait dommage de ne pas saisir cette occasion, rare et précieuse, de rencontrer Zeina Abirached ! Et celle qui viendra à ma rescousse s’appelle Olivia Cupelin, elle coordonne ce programme, et elle a réussi à coordonner ma rencontre avec Zeina, sur une terrasse de café à une heure de grand trafic ! Pour aller plus loin : L’exposition à la bibliothèque de Genève : nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #19 Avec Judith Zagury et Dariouch Ghavami à Gimel
21-10-2021
Le Beau Bizarre #19 Avec Judith Zagury et Dariouch Ghavami à Gimel
Au milieu de l'axe Genève-Lausanne, sur la commune de Gimel, il existe un lieu magique. Un lieu qui fait cohabiter humains, non humains et la faune sauvage de la foret voisine. Un lieu où j'ai eu la chance d'assister à un spectacle...en fait, je ne sais pas vraiment si spectacle est le mot juste. Disons une expérience ! une expérience nouvelle pour moi. Entourée par la grâce de la nature et la rosée fraiche du soir, nous avons pris place dans le gradin installé à l’intérieur d'un manège équestre, pour Perspectives, Un ensemble animal. Les présences se sont enchainées, dans des tableaux où la rencontre d'humain et d'animal se donne à voir. Une danse délicate, faite d'écoute et de vulnérabilité mutuelle. Sans jamais trop savoir qui guide qui. La grande complicité qui existent entre chaque duo, est visible et enviable. Et le temps est devenu cet élastique que l'on veut plus lâcher, que l'on retient, pour retenir cette tension qu'il crée et nous maintient hors du monde. ShanjuLab est le nom de ce lieu dont le projet dépasse de loin, le simple fait de partager des spectacles avec un public curieux. J'ai découvert ShanjuLab de nuit, et j'ai évidement eu envie d'y revenir de jour. Rencontrer ce peuple qui l'anime et faire connaissance avec certains des animaux, qui y ont trouver un sain refuge. Judith est venu me chercher à la gare la plus proche, Et elle m'a posé cette délicieuse question : "tu aimes bien la fondue ?" Et je crois que j'y passé le meilleur dimanche depuis bien trop longtemps ! Pour aller plus loin : nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #18 Avec Vincent Baudriller à Lausanne
13-10-2021
Le Beau Bizarre #18 Avec Vincent Baudriller à Lausanne
Bonjour à toutes, Bonjour à tous, Je suis Zineb Soulaimani et je vous souhaite la bienvenu.e.s dans le Beau Bizarre. Un espace sonore, libre et hybride. Un espace qui voyage pour convoquer la rêverie  ! Je suis dans un train pour Lausanne. Un trajet de plus de 4h qui me plonge dans une profonde rêverie, et quelques souvenirs me reviennent... Je suis arrivée en France en 2004. Quelques mots de français par ci par là, et une ignorance totale de ce que veut dire le spectacle vivant, ni à quoi ressemble un théâtre ou un musée. En devenant très vite bénévole et puis ouvreuse dans le théâtre de la ville où je suis arrivée faire mes études, je fais la rencontre de ceux qui vont devenir des amis d'une vie. Christophe et Bernard sont programmateurs dans ce théâtre, ils participent à la composition de la saison, en allant voir des spectacles ailleurs. Ouvreuse, je vois et je revois certains spectacles. Souvent avec bonheur ! Et je pose mes questions à ceux que j'appelle désormais les garçons. Quelques fois après le spectacle, je reste diner avec eux, et certaines des équipes artistiques invitées. Je suis fascinée par tant de savoirs, d’intelligence, de créativité et de passion. ils sentent ma curiosité et m'amènent de temps à autre dans la région, voir d'autres spectacles que ceux qu'ils programment. Un jour, ils me parlent d'un festival qu'il faudrait que je découvre :  le pays du théâtre où se retrouve tous les étés, toutes les personnes qui ont été piqué par ce virus géniale...Le festival d'Avignon !!!! C'est en été, il fait beau et chaud, c'est le sud, on y entend les cigales et certains soirs le mistral souffle. La journée on y boit le pac à l'eau glacé et le soir on met de l'anti-moustique.... Et mon premier Avignon était un double séjour avec les CEMEA, une association d'éducation populaire, qui organise des stages en lien avec le programmation du festival. C'était quinze jours intenses en 2007. Et c'est une première porte qui s'ouvre ! D'autres portes ont continué de s'ouvrir au festival d'Avignon les années qui ont suivies. Des lumière qui s'allument dans ma tête, des émotions fortes et nouvelles vécues face à des œuvres, qui continuent pour certaines d'habiter ma mémoire.  La découverte du travail de Romeo Castelucci, sa divine comédie, et ses images qui hantent. Angélica Liddell et son monde qui danse toujours avec l'abîme chez celui qui regarde...des années plus tard, des spectateurs convoquent leur souvenirs du festival dans le spectacle Cour d'honneur de Jerôme Bel, sur le plateau de la Cour d'honneur justement; et je vois quelques uns de mes souvenirs prendre corps devant mes yeux....C'était en 2013. Ma boîte à souvenirs débordent et je comprend petit à petit le rôle symbolique, magique, complexe et cathartique de l’art, qui devient désormais ma lanterne. Vous vous demandez pourquoi je vous raconte toute cette histoire ? Et bien, je crois qu'il y a des figures qui nous ouvrent des portes, parfois, ces figures ne le savent même pas. Quelque chose a lieu sans qu'on le sache. Sans qu'elles le sachent. Le festival d'Avignon a été dirigé pendant ces années là, par le duo Hortense Archambault et Vincent Baurdiller. Ces années du festival d'Avignon marquante pour moi, sont le fruit d'une histoire et d'une vision, portée par ces deux directeurs. Aujourd'hui, je rencontre l'un d'eux ! Retour sur un riche parcours, ponctué par une visite du Théâtre de Vidy-Lausanne qu'il dirige désormais. Aujourd'hui, je suis heureuse d'avoir Vincent Baudriller à mon micro. Le site du théâtre Vidy Lausanne : nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #15 Avec Claude Ratzé le directeur du Festival de la Bâtie à Genève
16-09-2021
Le Beau Bizarre #15 Avec Claude Ratzé le directeur du Festival de la Bâtie à Genève
Bonjour à toutes, Bonjour à tous, Je suis Zineb Soulaimani, et je vous souhaite la bienvenue dans le Beau Bizarre. Un espace sonore libre et hybride. Un espace qui se régénère dans dans le mouvement, dans le déplacement. Aujourd'hui, nous sommes à Genève en Suisse, pour le Festival de la Bâtie. Un festival auquel nous allons consacré trois épisodes. D'abord, avec son directeur Claude Ratzé, et puis avec deux équipes artistiques présentes dans cette édition :  le collectif de la K7, le trio Rebecca Balestra, Igor Cardellini et Tomas Gonzalez seront les invités du prochain épisode, pour enfin prendre le temps d'une rencontre avec la chorégraphe et performeuse sud africaine Mamela Nyamza. En 2021, la bâtie connait sa 45ème édition. Historiquement, le festival à l'esprit avant-gardiste, s'organisait dans le bois de la bâtie d'où il tient son nom. Petit à petit, il est sortit du bois pour ouvrir avec les institutions culturelle de la ville de Genève et de son territoire, la saison des spectacles vivant. Avant d'être le directeur du festival de la Bâtie, Claude Ratzé a longtemps été le programmateur danse au festival Antigel, et encore avant directeur de l'ADC, l'association pour la danse contemporaine à Genève. Aujourd'hui, il me reçoit dans ce bureau, dans les locaux du festival, au Théâtre Saint Gervais... Liens utiles : Festival de la Bâtie Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #14 avec Youness Atbane à Zurich
02-09-2021
Le Beau Bizarre #14 avec Youness Atbane à Zurich
Bonjour à toutes, Bonjour à tous, Bienvenu.e.s dans le Beau Bizarre, Un espace sonore libre et hybride, Un espace où l'on aime souvent prendre le train ! Je suis Zineb Soulaimani. Et aujourd'hui, nous sommes à Zurich, en Suisse ! Mon invité du jour est l'artiste marocain Youness Atbane. Un des artistes invités du Zürcher Theater Spektakel, le festival du spectacle vivant à Zurich. Dans une ambiance de fin d'été, sur une presque ile qui embrasse le Lac de Zurich, plusieurs boites noirs en bois sont sortis de terre, quelques jours avant le coup d'envoi du festival. Cette Landiwiese est fréquentée par un public très varié : assister à des spectacles biensur mais aussi pour bronzer, faire du paddle, partager un BBQ ou regarder les enfants construire des châteaux de Lego ! C'est dans cette ambiance très familiale et très décontractée que j'ai découvert le travail de Youness Atbane, mais pour en parler avec lui, je l'ai retrouvé dimanche matin dans le centre de Zurich, où on a essayé de trouver un endroit calme et loin des cloches des églises, pour enregistrer notre discussion. Une terrasse de café n'est pas l'idéal mais le choix était très limité ! Il a pris un thé à la menthe...en sachet ! j'ai pris un café crème.... Liens utiles : Zürcher Theater Spektakel Youness Atbane Le musée et le milliardaire anticonformiste d’Olivier Lemaire Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin
Le Beau Bizarre #13 avec Leyla McCalla et Souad Massi à Arles
28-07-2021
Le Beau Bizarre #13 avec Leyla McCalla et Souad Massi à Arles
Bienvenu.e.s dans le Beau Bizarre ! Un espace sonore libre et hybride. Un espace qui sort souvent de sa zone de confort ! L'épisode du jour prend pour décor une cité provençale, traversée par le Rhône cohabitant avec ses vestiges antiques, Arles, accueille tous les étés des artistes du monde entier ! Ses rencontres de la photographies ou son effet Bilbao dont elle a été fraichement baptisée, ne sont pas les seuls coupables. Tous les étés, s’y organise un évènement plus discret, plus authentique mais tout aussi vibrant et mondiale. Il s'agit du festival Les Suds, tourné vers le monde et sa musique riche d’hybridation. Dans l'épisode du jour, nous serons avec deux artistes musiciennes, compositrices et chanteuses, qui partageaient ce soir là le même plateau !  Son tube Raoui l'a propulsé et a fait d'elle une icône des musiques du monde et égérie des mouvements contestataires, Souad Massi berce avec sa voix au rythme de chaâbi, d'Algérie et de liberté. Celle qui ne devait passer que trois jours à Paris en 99, venue de son Algérie natale pour le festival Femmes d'Alger, devient alors la révélation et ne quitte plus jamais sa guitare et son public. Sa musique est un condensé de son histoire et de ses influences, du chaâbi, au folk en passant le fado portugais. Mais retrouvons d'abord, celle que l'on entend déjà au loin : Leyla McCalla. Jeune femme de son temps qui joue du violoncelle et du banjo, en robe à fleurs et tatouages aux bras, qui s’intéresse au blues du bayou, au minstrels du début du siècle mais tout aussi aux vagues migratoires d'aujourd'hui. Elle joue du Bach pour accéder au blues, au folk et rejoint ses origines Haïtiennes par l’histoire de La Nouvelle Orléans… Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin