Le Beau Bizarre par Zineb Soulaimani

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Le Beau Bizarre, se veut un espace sonore libre et hybride. Où quelques questions de l'époque seront posées. Où des formes non ordinaires seront traversées. Où la parole sera donnée aux artist.e.s, aux auteur.ice.s, aux chercheur.e.s...; En avançant souvent entre l'intersection et la marge. Le Beau Bizarre, est une tentative, une expérimentation, un geste réflexif. Le Beau Bizarre, sera très loin de Christophe et très loin de Baudelaire, mais il ne les oublie pas !

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Le Beau Bizarre #64 : conversation critique avec Belinda Mathieu et Callysta Croizer
4d ago
Le Beau Bizarre #64 : conversation critique avec Belinda Mathieu et Callysta Croizer
Partant du constat que les espaces critiques se font de plus en plus rares, qui plus en danse, j’ai voulu ouvrir Le Beau Bizarre à un épisode spécial pour expérimenter l’exercice critique, autour de deux projets chorégraphiques et en conviant deux jeunes critiques à mes côtés : Belinda Mathieu et Callysta Croizer. Merci à elles deux d’avoir accepté cette invitation ! De manière généreuse et bénévole je dois le souligner. Belinda Mathieu, est journaliste et critique spécialisée en danse, elle travaille pour plusieurs médias dont Télérama, Mouvement, et Sceneweb. Diplômée de Lettres Modernes de l’Université Paris-Sorbonne, et de journalisme. Titulaire d’une Licence du département danse de l’Université Paris 8, elle poursuit actuellement ce même cursus en Master en alimentant une réflexion sur sa propre pratique et les enjeux des textes critiques dans l’écosystème de la danse contemporaine. Callysta Croizer, termine un master d’histoire transnationale à l’École normale supérieure de Paris. Ses recherches portent sur la formation du Corps de ballet du Théâtre municipal de Rio de Janeiro. Chroniqueuse danse pour Mouvement et Springback Magazine, un média anglophone spécialisé dans la danse contemporaine et initié par Aerowaves; elle fait partie également des critiques théâtre pour Les Échos. Mais aujourd’hui, c’est de la danse dont il sera question avec à notre menu deux spectacles : Extinction room du chorégraphe roumain Sergiu Matis qui porte le sous titre Hopless (sans espoir). La pièce a été présentée récemment au Centre Nationale de la danse dans le cadre du temps fort "recommencer ce monde" dont la curation a été confié à Jérôme Bel et Rebecca Lee. La pièce n'a pas de tournée actuellement mais "Danses non humaines" de Jérôme Bel -qui en présente un extrait- sera à la maison de la danse en décembre 2024, avant des dates à Berlin et Stockholm. 
et Liberté Cathédrale du chorégraphe français Boris Charmatz, présenté actuellement par le Théâtre de la ville. —- Extinction room (salle d’extinction), évoque l’extinction des oiseaux et pour dénoncer leur dramatique diminution, due à la crise climatique et aux bouleversements de la biodiversité, Sergiu Matis a imaginé, une installation sonore multi-directionnelle et immersive. Le public est plongé au cœur d’un paysage musical diffusant les cris, les appels et les chants d’espèces disparues ou menacées. Trois performeurs et performeuses, dont le chorégraphe lui-même, guident les visiteurs par leurs interventions et tentent d’éveiller leurs consciences. Vers le CN D Lien vers la playlist du spectacle Site de Sergiu Matis Liberté Cathédrale de Boris Charmatz, présentée actuellement par le théâtre de la ville au théâtre du Châtelet et jusqu’au 18 avril. Boris Charmatz qui a pris la direction en 2022 du Tanztheater Wuppertal - la compagnie historique de Pina Bausch- signe avec Liberté Cathédrale sa première pièce avec les danseurs de la compagnie, en y invitant une partie de ses danseurs historiques. Il cherche à amener la danse dans des endroits inhabituels : des parkings, des stades…Le lieu dans le titre Liberté Cathédrale fait référence à l'endroit où la pièce fut crée : une église brutaliste près de Wuppertal, en Allemagne; avant d’être donné aux usines Fagor à Lyon en septembre dernier, en ce moment sur une scène augmentée au Théâtre du Châtelet et avant le plein air cet été au festival d’Avignon. Liberté Cathédrale au Théâtre de la Ville , jusqu’au 18 avril 2024 Liberté Cathédrale au Festival d’Avignon, du 5 au 9 juillet 2024 Site de Boris Charmatz Tanztheater Wuppertal Pina Bausch — Grand merci à Bélinda et à Catalysa pour leur temps et leur générosité ! Merci à Quentin Tenaud pour la voix du doublage. Et merci à notre groupe de critiques allié.e.s pour leur soutien ! Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #63 aux Swiss Dance Days 2024
04-03-2024
Le Beau Bizarre #63 aux Swiss Dance Days 2024
Un épisode qui sort de sa zone de confort pour adapter sa forme ! Et pour cet épisode, nous serons à Zurich pour les Swiss Dance Days. Une plateforme qui permet à des programmateurs et des programmatrices du monde entier de découvrir en à peine quelque jours, un condensé de la création contemporaine suisse, des deux dernières années. Une biennale co-portée par un réseau d'opérateurs et de professionnels de la danse qui œuvrent à la fois à former mais aussi accompagner, produire et diffuser, les artistes du champ chorégraphique basé.e.s en Suisse. Les Swiss Dace Days deviennent dans ce sens la vitrine de la création chorégraphique suisse en changent de ville hôte à chaque édition. Alternant entre les cinq plus grandes villes du pays et représentant les trois principales régions linguistiques. Après Bâle l’édition passée, c'est à Zurich que se tient cette année la 12ème édition des Swiss Dance Days ! Quels sont les enjeux de cette plateforme ? Quels professionnel.le.s composent le jury ? Comment se fait la sélection des projets présentés ? Quels intérêts pour les programmateurs et les programmatrices d'y assister ? Quelles opportunités pour les artistes sélectionnées ?  Est-ce le meilleur contexte de représentation que de jouer face un public quasi exclusivement de programmateurs et de programmatrices ? Pour répondre à ces questions, je vous propose un épisode choral où la prise de parole sera collective et pluriel ! Avec la participation de : Boris Brüderlin, directeur de Reso – réseau danse suisse qui co-organise les Swiss Danse Days Laurence Wagner, directrice du festival Belluard Bollwerk International à Fribourg - membre du jury des SDD Matthieu Goeury, directeur des Halles de Schaerbeek
 Nataly Sugnaux Hernandez, co-directrice du Grütli - Centre de production et de diffusion des Arts vivants 
 Anne Fontanesi, directrice de production et curatrice au CCN de Montpellier 
 Et les artistes : Géraldine Chollet, Pierre Piton et Maud Blandel. Pierre Piton présentera sa pièce “Open/Closed” les 16 & 17 mars 2024 au théâtre Sevelin 36 à Lausanne, dans le cadre de Programme Commun Géraldine Chollet sera également présente dans le cadre du festival programme commun avec un autre projet : “Breathe my love, breathe”. Sa pièce “Ouverture” sera présente en France au mois de juillet en Avignon. Maud Blondel reviendra à l'automne à Paris avec sa pièce “l’œil nu”. Des artistes à suivre donc ! Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #62 avec Cécile Morelle
27-02-2024
Le Beau Bizarre #62 avec Cécile Morelle
Travailler avec le réel est déconcertant dit Raymond Depardon Pourtant, nombreux et nombreuses sont les artistes qui s'y frottent; qui aiment glaner les témoignages, ceux de la vraie vie. Collecter la parole pour entendre ce qu'elle dit mais aussi ce qu'elle ne dit pas ! Prendre pour prétexte la collecte des récits pour permettre la rencontre, les rencontres. Récolter des paroles pour tisser des histoires. C'est le procédé qui devient méthode chez l'autrice, comédienne et metteuse en scène Cécile Morelle ! Pour elle, il n y a pas de petites histoires, il n'y a que des histoires ! Une mine d'or de l'intime qui lui permet de faire une œuvre non plus uniquement à partir de celles et ceux qu'elle rencontre, mais une œuvre d'elles et d'eux ! Elle attache une importance rare aux oreilles qui vont venir écouter ces histoires glanées. Elle invente des écrins hospitaliers pour permettre l’acuité de l’écoute, et augmenter la rencontre ! Car en tirant le fil du récit intime, l'écho qui en revient est souvent politique ! Cécile Morelle est mon invitée dans ce 62ème épisode du Beau Bizarre, pour parler de deux de ses projets actuellement en tournée. D'abord LA TROUÉE, une traversée dans la ruralité paysanne depuis le point de vue féminin. L’histoire de corps de femmes dans des corps de ferme. Et puis DANS DE BEAUX DRAPS, une collecte d'armoires et de mémoires pour des récits de tissus, qui essuient les colères et drapent les mystères. Avec les apports de Raymond Depardon et Donna Haraway. Et la précieuse participation de Jérôme Sallé et Laetitia Troussel-Luber. LA TROUÉE sera présenté le 14 mars 2024 dans le cadre du festival cabaret des curiosités du Phénix. DANS DE BEAUX DRAPS sera présenté le premier WE du mois de juin dans le cadre du banquet, organisé par la Maison du Théâtre d'Amiens. Site de la Cie de Cécile Morelle : https://www.cielecompost.com/ Site de la Maison de Théâtre d’Amiens : https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Etablissements-culturels/MTA-Maison-du-Theatre-d-Amiens Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #61 avec Patricia Allio
19-02-2024
Le Beau Bizarre #61 avec Patricia Allio
Dans les temps que nous traversons, les artistes semblent devenir des vigies attentives aux soubresauts du monde. Être une vigie c'est être témoin de son temps. c'est déployer la puissance de sa créativité pour explorer les réalités sociales et géo-politiques d'hier et d'aujourd'hui. La question de l'exil et des politiques migratoires est au cœur des préoccupations de beaucoup d'artistes. Comment le théâtre peut faire entendre les récits de celles et ceux qui sont concernées dans leur chair et dans leur vie par l'exil ? Comment inventer un projet qui serait hospitalier de leur récits ? Comment la configuration de l'espace permet une acuité d'écoute ? Comment la durée permet d'étirer un temps nécessaire pour voir, entendre et recevoir la parole d'un autre abimé ? C'est le projet que propose Patricia Allio dans Dispak Dispac’h. Un dytique qui se regarde, entre tribunal et agora. Un théâtre politique qui cherche à changer nos regards sur les personnes exilées. Patricia Allio est mon invitée dans ce 61ème épisode du Beau Bizarre. Avec la participation de Mortaza Behboudi et les apports de Philippe Texier et Marie-Christine Vergiat. Avant une tournée en France, Dispak Dispac’h sera présenté au Théâtre Silvia Monfort du 21 au 29 mars 2024. Site de Patricia Allio : https://patricia-allio.com/ Dispack Dispatch au Théâtre Silvia Montfort : https://theatresilviamonfort.eu/events/dispak-dispach/ Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #59 avec Sarah Vanhee
06-12-2023
Le Beau Bizarre #59 avec Sarah Vanhee
Il est des silences qui trouent l'histoire, la petite et la grande. Des silences qui transmettent des traumatismes dans les corps des nouveaux nées. Des lignées de femmes qui reproduisent le geste, le rôle, le silence. Vivre une vie de femme réduite à prendre en charge la famille, travailler la terre et se reproduire. Se reproduire contre son gré, faire des fausses couches et garder le silence. Se faire exploiter son corps comme l'on exploite la terre. Ëtre une femme et ne pas avoir un corps à soi, un temps à soi, une vie à soi. La vie et le destin de centaine de femmes dans l'Europe dans l'entre deux guerre. Des histoires que l'on a peu entendu de la bouche de celles qui l'ont vécu. Mais les générations passent et la réparation se fait nécessaire ! Que peut le théâtre dans le besoin de réparer l'histoire ? la petite et la grande... Sarah Vanhee retourne sur la scène du théâtre pour raconter sa version de l'histoire. Elle permet un rituel où les fantômes donnent de la voix, des rituels de convocation pour performer les geste absents. Elle propose un spectacle comme une offrande, et des images pour réparer le passé et permettre le présent. Dans son spectacle Mémé, Sarah Vanhee rend hommage à ses deux grands mères, Mémé et Oma. Et elle est mon invitée dans ce 59ème épisode du Beau Bizarre ! Avec les apports de Vinciane Despret, Frédéric Worms, Philippe Genty et Daniel Blanga Gubbay Mémé se joue jusqu'au 6 décembre au théâtre de la Bastille à Paris, avec le festival d'Automne. Les autres dates de tournée sont à vérifier sur campo.nu Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #56 avec Sofiane Ouissi
10-10-2023
Le Beau Bizarre #56 avec Sofiane Ouissi
En 2007 à Tunis dans un contexte politique répressif et liberticide, les danseurs et chorégraphes Selma et Soufiane Ouissi se sont posés la question du rôle que peut avoir l’artiste dans un projet de société. Dream City est né comme réponse concrète et sensible ! Il y avait urgence d'investir l'espace public, se réapproprier la rue et l'irriguer d'interventions artistiques pour permettre peut-être, de rêver à une vie et une ville meilleure ! Aujourd'hui, Dream City est une biennale qui étire l'été indien et fait de Tunis l'épicentre de la création artistique contemporaine de la région MENA. Sa singularité ? activer le patrimoine de la médina de Tunis dans un parcours qui permet de découvrir des espaces inédits, habités pour l'occasion de présence artistiques originales et in situ. Et c'est en quadri-frontal dans le patio de l'institut nationale du patrimoine de Tunis, que Selma et Soufiane Ouissi co-signent leur dernière création, Bird. Pour en savoir plus, Sofiane Ouissi est mon invité dans ce 56ème épisode du Beau Bizarre ! Merci à Charlotte Imbault pour sa participation généreuse ! Avec les apports de Selma Ouissi, Anne Teresa De Keersmaeker et Vinciane Despret. Bird, sera au Caire au festival D-CAF les 4 & 5 novembre prochains, avant une tournée en Europe au printemps 24. Lien vers le site de l’association L’Art Rue porteuse du festival Dream City : https://lartrue.org/fr/festival-dream-city Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #55 avec Carolina Bianchi
25-09-2023
Le Beau Bizarre #55 avec Carolina Bianchi
The Bride and the Good Night Cinderella, est le premier volet de la trilogie Cadela Força de l'artiste brésilienne Carolina Bianchi et de son collectif d’artistes. Présentée au Festival d'Avignon et reprise au Festival la Batie à Genève, cette pièce n'est pas passée inaperçu ! Il n'est jamais facile d'aborder sur scène le sujet des violences sexuelles faites aux femmes, mais Carolina Bianchi le fait avec un rare brio. Elle ne donne pas de réponses toutes faites, elle pose de nouvelles questions et engage le public dans une réception active. L'art de la performance rend cela possible. Le présent de la performance annule le quatrième mur et cette fiction de ce que nous pourrions appeler "un espace sûr". Nous devons faire face à la réalité de ce qui est reconstitué sur scène. La violence n'est pas là où nous le pensons. C'est aussi une question de regard et de réception. Cette pièce est en certaine manière une stratégie pour observer de près les conséquences de la violence sexuelle. Mais elle n’a pas la prétention d’effacer ni ne guérir les blessures traumatiques. En ce sens, "fuck catharsis" est le credo de Carolina Bianchi ! Mais en quoi c’est important, de poser dés le début de la pièce les ingrédients dramaturgiques ainsi que le protocole qui constitue la structure même de cette pièce ? Est-ce une manière de prévenir le public ou de le rendre complice ? Est-ce que la création artistique aujourd’hui cherche à être politiquement correct ? Est-ce que l'histoire de la performance est liée à l'histoire des femmes et de leur corps, et vice versa ? Que permet la performance que ne permet pas le théâtre dit classique ? Ce sont là quelques unes des questions que j'ai posé à Carolina Bianchi dans ce 55ème épisode du Beau Bizarre. Je suis très heureuse et émue d'avoir pu parler avec Carolina Bianchi de cette pièce si nécessaire, qu'il est si important de faire connaître et de diffuser ! Un grand merci à Carolina Mendonça pour sa généreuse contribution ! 
 Merci à Joel Curtz et Tania Bruguera pour leur œuvre ! Cet épisode n’aura pas pu exister dans sa version française sans l’aide précieuse de Natela Outtier à la traduction, et les voix sublimes de Quentin Tenaud et Pauline Weiss ! Merci à elleux ! Pour connaitre les dates de tournée du spectacle The Bride and the Good Night Cinderella, consultez les réseaux sociaux du Metro Gestao Cultural. Sachez que la pièce passe au Maillon à Strasbourg du 31 janvier et 2 février 2024; et que j’ai de grands espoirs pour re-voir cette pièce à Paris ou dans d’autres villes françaises, la saison prochaine ! Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #55 with Carolina Bianchi
20-09-2023
Le Beau Bizarre #55 with Carolina Bianchi
The Bride and the Good Night Cinderella is the first part of the Cadela Força trilogy by Brazilian artist Carolina Bianchi and her artist collective. This first part, presented at the Avignon Festival and revived at the Festival de la Batie in Geneva, did not go unnoticed. It's never easy to tackle the subject of sexual violence against women on stage, but Carolina Bianchi does it with rare brilliance. She doesn't give ready-made answers, she asks new questions and engages the spectator in an active reception. Performance art makes this possible. The present of the performance cancels out the 4th wall, and the fiction of what we might call "a safe space". We have to face up to the reality of what has been reconstituted. Violence is not where we think it is. It's also question of gaze and receiving. This piece is a strategy for observing the consequences of sexual violence up close. But the piece won't erase or heal traumatic wounds. In this sense, "fuck catharsis" is Carolina Bianchi's credo! I'm so happy and moved to have been able to talk to Carolina Bianchi about this much-needed play, which is so important to publicize and disseminate! Carolina Bianchi is my guest on the 55th episode of Le Beau Bizarre, despite the distance and recording conditions. Thanks to Carolina Mendonça for her invaluable contribution! With works by Joel Curtz and Tania Bruguera. The Bride and the Good Night Cinderella plays September 21 & 22 at the KVS in Brussels, January 31 to February 2 at Le Maillon in Strasbourg; and I have high hopes of seeing this play in Paris and other French cities next season ! Le Beau Bizarre is a podcast from the independent studio AudioSauti, available on listening platforms. If you like this work, it's now possible to support it. You'll find the Tipee link in the bio. Thanks for your support, and thanks for listening ! Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #54 avec Maud Blandel
12-09-2023
Le Beau Bizarre #54 avec Maud Blandel
Le Beau Bizarre >>>> E.P.I.S.O.D.E #54 Son geste, traduire la partition musicale en partition chorégraphique. Sa langue, se fait vibration en mouvements. Elle s'applique à inventer un langage chorographique propre à elle, mais la démarche est toujours collective et fidèle. Le Noir de l'étoile, était le point de départ. Une partition électroacoustique certes mais l'exercice semble connu. Pourtant c'est vers un ailleurs plus intime, que cette rencontre opère. Et la mémoire entre en collision avec les pulsars, ces métronomes cosmiques. Le constat est triste, oui, les étoiles meurent aussi. C'est en mourant que l'étoile devient un phare dans notre nuit. Et c'est ainsi que son vestige nous parvient, non par un boum mais par un murmure. Et ce qui se murmure en silence, c'est d'accepter le rendez vous avec le souvenir de l'enfance. Maud Blandel signe l’œil nu. Un objet sensible qui se joue de notre perception mais nous fait vivre une expérience intime et cosmique. Je suis heureuse d'avoir à mon micro Maud Blandel, pour un épisode choral grâce à la précieuse participation de Maya Masse, Lou Colombani et Esther Welger Barboza; et les apports de Hubert Reevs, Gérard Grisey, Jean-Pierre Luminet, Chris Marker, Anne Teresea de kresemaker, et un clin d’œil à Philippe Quesne et Gaetan Vourch. Après Arsenic - Centre d'art scénique contemporain, après le Festival d'Avignon avec la Sélection suisse en Avignon, et La Bâtie-Festival de Genève,L’œil nu sera au Centre National de la danse du 16 au 18 novembre. En janvier au CNDC d'Angers et au fevrier au festival Parrallèle. Le Beau bizarre, est un posdcast du studio indépendant AudioSauti. Disponible sur les plateformes d'écoute, et si vous appréciez ce travail, sachez qu'il est désormais possible de le soutenir, vous trouverez le lien Tipeee dans la bio. Merci de votre écoute et merci de votre soutien ! Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #53 avec Castelie Yalombo
07-09-2023
Le Beau Bizarre #53 avec Castelie Yalombo
Et un épisode, pour clôturer notre séjour à Nyon et son Far festival ! Parcourir le cours d'une rivière, y croiser des récits du passé. Des récits sourds. Des récits à déterrer. Le corps s'arrête, dans des eaux vives. Et pourtant, il se reconnait dans le reflet. Dans le reflet, il n'est plus seul. Il se branche aux récits sourds. Le corps devient le canal qui performe ces récits. Le genre est féminin et la narration est féconde. La version hégémonique du récit, ne peut plus être la seule à avoir du volume. Sa vibration est nocive, son monopole est daté. Comment alors un corps métissé performe une histoire qui le précède, une histoire qu'il n'a pas vécu mais qui l'habite ? Quels regards se portent sur ce corps ? quelle nouvelle narration est projetée sur lui ? Quel espace existe entre l'intention, la performance, l’histoire à raconter et celle à déconstruire ? Castélie Yalombo signe un premier solo, Water, l'attérée des eaux vives. Son histoire est métissée, elle se raconte entre la Belgique et le Congo, et l’Ailleurs. Elle invente une forme hybride entre danse et texte performé, entre installation et scénographie organique et vivante. Elle explore ce qu'elle nomme, l’odyssée de son devenir noire. Castélie Yalombo est mon invitée dans ce 53ème épisode du Beau Bizarre... Far à Nyon : https://far-nyon.ch/ Castélie Yalombo : http://amabrussels.org/castelie-yalombo/ Le Beau Bizarre est un podcast du studio indépendant AudioSauti, disponible sur les plateformes d'écoute. Et si vous appréciez ce travail, sachez qu'il est désormais possible de le soutenir, via une cagnotte Tipeee par ici : https://fr.tipeee.com/le-beau-bizarre-le-podcast Merci de votre écoute et merci de votre soutien ! Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #52 avec Camilla Parini
27-08-2023
Le Beau Bizarre #52 avec Camilla Parini
La Suisse a pour particularité d'être composé de trois importantes régions linguistiques principales : la suisse alémanique, la plus grande région, qui parle majoritairement allemand; la suisse romande où le français est la langue majoritaire, et le Tessin qui est la région italophone de la suisse et la plus petite des trois. Ces trois langues font partie des langues officielles du pays mais toutes, ne sont pas apprises à l'école par tous les Suisses et toutes les Suissesses. Dans quelle langue alors la dialogue existent entre les Suisses de différentes régions ? quelle langue prend le pouvoir ? de quelle identité la langue est-elle le médium ? et est-ce qu'une identité nationale est vraiment une question dans ce cas ? L'artiste suisse Camilla Parini est née du côté italophone, le Tessin. Plus proche de l'Italie que du Zurich donc ! Et pourtant c'est vers ses compatriotes qu'elle a envie de se diriger et auprès de qui elle a envie d'inventer des dispositifs sensibles, qui créent un commun. Comme par exemple, partager l'histoire de cet enfant introvertie qui n'aime pas skier au pays de la neige et cherche à devenir ours blanc qui n'a pas besoin de parler, pour rencontrer l’altérité ! Au far à Nyon, elle présente Je Suisse or not, une proposition intime et sensible, pour une plongée en tête à tête dans l'album de famille. Camilla Parini est mon invitée dans ce 52ème épisode du Beau Bizarre ! Le site de l'artiste : https://www.camillaparini.com/ Le site du Far : https://far-nyon.ch/ Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #51 avec Catol Teixeira
23-08-2023
Le Beau Bizarre #51 avec Catol Teixeira
Bienvenu.e.s dans le Beau bizarre, un espace qui continue d'explorer la cartographie des festivals, des arts vivants ! Et pour trois épisodes durant nous serons à Nyon, petite ville suisse à distance quasi égale entre Genève et Lausanne.  Avec ses 25 000 habitants, c'est à dire moins que les 30 000 qui peuple mon quartier de la Goutte d'or à Paris, c'est une terre de festivals ! Les amateurs Et professionnels du documentaires la connaissent pour son festival Visions du réel. Les non agoraphobes mélomanes la connaissent pour son Paleo festival. Et les amoureux des arts vivants et curieux de ses formes émergentes, devraient la connaitre pour son Far, qui fête cette année sa 39ème édition ! Pour ce premier épisode, nous serons dans une zone à débordements ! Zona de derrama, est la première pièce de groupe du danseur et chorégraphe d'origine brésilienne, Catol Teixeira. Déborder et sortir de la zone autorisée, être en zone de transition, transiter d'une zone à l'autre, d'un corps à l'autre, l'outil est un corps, le corps intuitif, un corps qui se transforme, qui se laisse traverser par divers techniques, un corps transitoire peut peut-être, devenir le canal des histoires non racontées. Il faut explorer pour le savoir, le corps alors, comme une archive politique vivante, le corps au pluriel, dealer avec le collectif, une ressource puisable et épuisable.  Danser pour l'épuisement, l’épuisement comme résistance. A régénérer. Voici en partie la feuille de route exploratoire qui imprime l’ADN de cette nouvelle pièce de Catol Teixeira. J'ai voulu en savoir plus. Et je suis heureuse d'avoir à mon micro Catol Teixeira, qui a fait l'effort de répondre à mes questions en français. Mais d'abord, un peu plus de contexte avec Anne Christine Liske, la directrice du Far festival. Avec les apports de Paul B. Preciado et Florian Gaité. Zona de Derrama se jouera le 23 septembre au festival Südpol à Lucerne en Suisse. Une version augmentée du spectacle sera crée en novembre 2024 à l'ADC à Genève, avant de passer par Vidy à Lausanne. En espérant pourvoir retrouver le spectacle à Paris ou en France bientôt ! Le Beau Bizarre, est un podcast du studio indépendant Audio Sauti, disponible sur les plateformes d'écoute. Et si vous appréciez ce travail, sachez qu'il est désormais possible de le soutenir, vous trouverez le lien de la cagnotte Tipee dans la bio ! Merci de votre écoute, et merci de votre soutien ! Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #49 avec Liv Schulman
24-06-2023
Le Beau Bizarre #49 avec Liv Schulman
Le Beau Bizarre >>> E.P.I.S.O.D.E #49 Liv Schulman est l'une des artistes pensionnaires de la promotion 2022-2023 de la Villa Médicis à Rome. Pour échanger, nous nous sommes éloignées du buffet dressé le soir du vernissage de l’exposition annuelle, qui rassemble un état des travaux en cours des 16 pensionnaires de la promotion. Pendant une année, ils ont habité les murs, travaillé dans les ateliers, flâné dans les jardins de la villa, en retrait et loin du bruit du monde pour se rendre disponible à leur recherche et à leur création. Sous le commissariat de Saverio Verini, l’exposition a pour titre, en français, "une ligne tordue tendue". Comme un instantané, d'un cheminement toujours en cours. Mais comment les pensionnaires vivent-ils cette vie en retrait dans un lieu historique et chargé comme la Villa ? Comment ce lieu inspire ou écrase le geste sensible ou créatif ? Et que reste-t-il d'une année passée à la Villa Médicis à Rome ? J'ai eu envie de poser ces questions à Liv Schulman, artiste visuelle née en argentine installée aujourd'hui en France. Fascinée par la télévision pendant son enfance, l'arrivée du câble en 1990 et le crash financier de 2001, représentent des moments très marquants de sa vie et constituent des inspirations toujours à l’œuvre dans sa pratique. J'ai appris en cours de notre conversation que Liv Schulman a quitté la Villa Médicis en cours d'année, et qu'elle porte un regard critique vis à vis de cette institution. Je vous laisse découvrir mon échange avec Liv Schulman, mon invitée dans ce 49ème épisode du Beau Bizarre ! Pour mieux connaitre le travail de Liv Schulman : https://livschulman.com/ L’exposition UNA LINEA STORTA TESA (Une ligne tordue tendue), est visible à la Villa Médicis à Rome jusqu’au 6 août. Plus d'infirmations sur le site de la Villa : https://www.villamedici.it/fr/expositions/expo-pensionnaires-una-linea-storta-tesa/ La traduction française du texte de Liv Schulman, performé en italien dans l'épisode : "Quand j'étais étudiante, j'ai travaillé comme barista chez Starbucks. Je n'étais pas très douée. Tous les autres baristas étaient très investis dans leur travail et faisaient un café fantastique. Ils dansaient pendant qu'ils travaillaient, car c'était un groupe très motivé. Ils bougeaient au rythme des machines à café, secouaient leur corps contre les boîtes en carton et faisaient courir leurs doigts le long des angles du carton. Et chaque fois que quelqu'un faisait quelque chose de spécial, comme ajouter de la crème à un mocaccino ou crier le nom d'un client très spécial, le reste de l'équipe les encourageait en libérant de petits jets de vapeur, ce qui nous donnait tous une ambiance de discothèque. Je ne faisais pas du bon travail, non pas parce que je ne voulais pas être bonne, mais parce que j'étais distraite. J'ai le problème que si je ne peux pas être la meilleure dans quelque chose (et je ne serais pas la meilleure en tant que barista), alors je ne veux même pas essayer d'être médiocre. Je suis compétitive par nature, ce dont je ne suis pas fière. Je suis très maladroite, et ma propre maladresse me distrait de rester concentrée. À l'époque, ma motricité avait beaucoup à dire, mais de manière désorganisée, ce qui me donnait l'impression de ne pas pouvoir la comprendre, ni son message qui devenait un personnage abstrait pour moi-même. Les employés de Starbucks étaient très animés et créatifs. Ils ont transformé le café en piste de danse, organisant des concours de danse chaque nuit après le coucher du soleil. C'était un café le jour et une boîte de nuit la nuit. Les baristas exprimaient ainsi leur lutte au travail et l'énergie différente entre le jour et la nuit. Cependant, un jour, les réglementations ont changé et le Starbucks a été contraint de fermer la nuit en raison du changement de quartier en bureaux. La piste de danse était terminée et les baristas sont rentrés chez eux, sans savoir quoi faire de leur corps. Cette année-là a été très triste pour tout le monde, en particulier pour moi. Je n'ai pas été accepté dans le concours de danse à cause de ma maladresse, et le groupe était déprimé. Parfois, les souvenirs ne suffisent pas, il faut vivre dans le présent et laisser le passé derrière soi. Je n'allais pas être un barista exceptionnel, car ce n'était pas fait pour moi. Peut-être pourrais-je essayer une carrière dans le jeu d'acteur. Mais qu'en est-il de la lutte des classes ? La piste de danse servait à exprimer la lutte des classes, puis elle a été fermée. Est-ce que cela signifie que la lutte des classes n'était pas faite pour nous ? Que si quelque chose est fermé en raison du destin ou de la spéculation financière, nous n'avons rien à dire parce que ce n'était simplement pas pour nous ? Et qu'en est-il des compensations ou de la justice ? Rien de tout cela ne s'est produit et nous sommes tous rentrés chez nous pour nous asseoir devant la télévision. Cette année-là, ils ont diffusé des anciens épisodes d'El Zorro tous les soirs, car même la télévision était à court d'idées et d'argent, ce qui revient au même dans ce cas." Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #48 avec Théo Mercier
20-06-2023
Le Beau Bizarre #48 avec Théo Mercier
Nous sommes à la Villa Médicis à Rome, lieu de résidence et de soutien à la création qui favorise la porosité entre les médiums, lieu qui abrite une histoire chargée et un patrimoine à conserver mais un lieu qui invite aussi, des artistes contemporains à faire dialoguer son histoire avec un présent tourmenté. L'invitation est faite à l'artiste plasticien Théo Mercier, qui signe l'exposition Bad Timing, dix ans après avoir été lui même pensionnaire à la Villa. Théo Mercier écrit ses narrations avec et grâce aux lieux qui abritent ses installations. Comment alors composer des installations avec les contraintes d'un lieu comme la Villa Médicis ? Comment l'architecture de la Villa, peut-elle être une allier sans écraser ? Comment réactiver les réserves et faire dialoguer les époques ? Comment questionner l'existant pour lui faire dire ce qu'il n'a pas encore dit ? Comment créer sans produire ? Comment avec un geste maximal avoir un impact résonné ? Comment créer des installations de l’éphémère et non de la spéculation ? Ce sont là quelques unes des questions qui ont habité Théo Mercier et son équipe (Big up à Céline Peychet !) pendant tout le processus de résidence et de création. Un épisode pour tenter de répondre, à quelques unes de ces questions. Théo Mercier, est mon invitée dans le 48ème épisode du Beau Bizarre ! Pour avoir plus d’informations sur l’exposition : https://www.villamedici.it/fr/ Pour avoir accès à la cagnotte Tipeee : https://fr.tipeee.com/le-beau-bizarre-le-podcast Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
Le Beau Bizarre #47 avec Lara Barsacq
14-06-2023
Le Beau Bizarre #47 avec Lara Barsacq
Le ballet l'après-midi d'un faune de Vaslav Nijinski est dansée sur la musique de Claude Debussy, musique elle-même inspirée par le poème Après-midi d’un faune de Stéphane Mallarmé. Première pièce de Nijinski où il interprète lui même le faune. Une pièce qui avait fait scandale, en 1912, lors de sa première représentation en France au Théâtre du Châtelet. D'une part l'absence de mouvements dansants avait déçu une partie du public et de la critique, mais surtout une scène finale jugée trop explicite du désir et de la jouissance du personnage masculin, excitée à la vue de la nymphe. Comment re-convoquer cette pièce en 2023 ? Comment une nouvelle écriture pourrait raconter aussi le désir du personnage féminin ? Comment désacraliser une pièce de référence de l’histoire de la danse, sans trop s'en éloigner ? Comment raconter l’histoire de la nymphe dans une perspective, féministe et queer ? C'est la proposition de Lara Barsacq dans La grande Nymphe présentée au KunsteFestivalDesArts à Bruxelles, avant d'arriver à Paris fin septembre à La Briqueterie. Lara Barsacq est mon invitée dans le 47ème épisode, du Beau Bizarre ! Avec les apports de Tobie Nathan et la précieuse participation de Daniel Blanga Gubbay et Gaël Santisteva. Pour aller plus loin dans le travail de Lara Barsacq : https://www.ruebranly.com/lara-barsacq-fr Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram