PODCAST

C dans l'air

France Télévisions

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.

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KHARKIV, OTAN : LES BATAILLES PERDUES DE POUTINE – 14/05/22
Invités GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - RFI LAURENCE NARDON Chercheure - Responsable du programme États-Unis de l’IFRI Institut Français des Relations Internationales PIERRE HASKI Chroniqueur international « France Inter » et « L’Obs » Une nouvelle déroute pour l'armée russe. Autour de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, les forces de Moscou sont renvoyées vers la frontière par une contre-offensive ukrainienne de grande ampleur. Vladimir Poutine essuie donc une nouvelle humiliation dans ce conflit qui s'enlise depuis bientôt trois mois. Son armée est de surcroît accusée de crimes de guerre à répétition, et le premier procès à ce sujet se tiendra dès le 18 mai prochain à Kiev. Pendant ce temps-là, dans l'usine Azovstal de Marioupol, dernière poche de résistance ukrainienne dans la ville, les derniers survivants ne veulent pas se rendre même si les Russes se rapprochent chaque jour. Les combattants demandent l'évacuation de leurs blessés mais les négociations avec la Russie sont pour l'heure « très complexes » affirme le président Volodymyr Zelensky. Plus au nord, c'est la Finlande qui craint de subir à son tour le scénario d'une invasion russe. Avec la Suède, le pays des mille lacs a demandé une adhésion « sans délai » à l'Alliance atlantique pour assurer sa sécurité. Mais pour le maître du Kremlin, la fin de la neutralité militaire finlandaise serait une « erreur ». Et la Russie a ainsi décidé de suspendre dès aujourd'hui les livraisons d'électricité à son voisin, officiellement pour cause d'impayés. Moscou menace aussi de prendre des mesures « technico-militaires » en représailles. Loin d'affaiblir l'OTAN, comme l'était son souhait, Poutine voit ainsi la guerre renforcer cette alliance. Le président finlandais Sauli Niinistö, qui s'est entretenu aujourd'hui avec Vladimir Poutine, devrait officialiser dimanche la décision de son pays d'être candidat à l'OTAN. Enfin, les conséquences de la guerre se font aussi voir sur le marché des matières premières, notamment des céréales. Le blé est particulièrement impacté, avec des prix qui flambent. La tonne de blé se négocie actuellement à 400€, un record. Ala guerre sécheresse s'ajoute la sécheresse, une conjoncture défavorable qui augure une chute de la production mondiale. Alors, comment analyser la nouvelle déroute de l'armée russe ? La demande d'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'OTAN peut-elle provoquer un élargissement du conflit ? Comment contrer les conséquences économiques de la guerre sur le marché des céréales ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
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COVID : LA CHINE FERME, LA FRANCE OUVRE... – 13/05/22
COVID : LA CHINE FERME, LA FRANCE OUVRE... – 13/05/22 Invités Dr PATRICK PELLOUX Médecin urgentiste au SAMU de Paris - Président de l’AMUF SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques GÉRALDINE ZAMANSKY Journaliste - « Magazine de la Santé » sur France 5 NICOLAS BERROD Journaliste – « Le Parisien – Aujourd’hui en France » Pr CHRISTIAN BRÉCHOT – En direct de Floride Virologue - Président du Global Virus Network Un confinement national est décrété en Corée du Nord, où le régime qui n’avait jusqu’ici déclaré aucun cas à l’OMS vient d’annoncer son premier mort du Covid depuis le début de la pandémie. Le leader nord-coréen Kim Jong-un qui est apparu pour la première fois masqué jeudi à la télévision a juré d’éliminer le virus à la racine. Pour y parvenir il a décidé de verrouiller toutes les villes et régions du pays ainsi que de renforcer le contrôle aux frontières. Sachant que le pays est complètement isolé depuis deux ans. La Corée du Nord semble donc se diriger vers un contrôle sanitaire drastique alors que plus de 187.000 personnes ayant de la fièvre sont déjà «isolées » et que le virus s’est répandu « dans tout le pays » a précisé le régime. Une décision pas étonnante quand on sait que le système de santé déficient aurait du mal à faire face à une épidémie majeure et que la Corée du Nord n'a vacciné aucun de ses 25 millions d'habitants, après avoir rejeté les offres de vaccination de l'Organisation mondiale de la santé, de la Chine et de la Russie. Alors que se passe-t-il dans le pays ? A quoi pourrait ressembler la politique zéro Covid de la Corée du Nord ? Déjà sous cloche, le pays fait le choix d’un confinement très strict peut-être à l’image de ce qui est déjà mis en place dans plusieurs villes et provinces de Chine voisine. L’empire du Milieu, confronté à une vague de Covid qui a pulvérisé les chiffres « officiels » des contaminations au mois d'avril, poursuit dans sa politique du zéro Covid au risque de provoquer des tensions de plus en plus importantes et des émeutes. Une situation en Asie qui contraste avec celle que connaît aujourd’hui la France qui a décidé de mettre fin au masque obligatoire dans les transports à partir de lundi. « Les choses s'améliorent » a affirmé Olivier Véran. Mais en a-t-on vraiment fini avec le Covid en France ? Le pays compte toujours plus de 36 000 cas positifs par jour, 20 000 patients hospitalisés et 100 décès par jour en moyenne depuis début mars. « La pandémie n'est pas terminée » a d’ailleurs souligné le ministre de la Santé. « Le scénario le plus probable, partagé par la communauté scientifique, est qu'il y aura d'autres variants, vraisemblablement issus d'Omicron, contre lesquels nous pourrons lutter avec l'immunité que nous avons acquise » a-t-il expliqué alors qu’en Afrique du Sud une cinquième vague commence, provoquée par deux nouveaux sous-variants d'Omicron nommé BA4 et BA5. Mais que sait-on de ces sous-variants ? Doit-on craindre une nouvelle vague dans le pays ? Enfin quels sont les symptômes du Covid long ? Et quelle prise en charge ? D’après le site sante.gouv , 1,7 million de personnes ont présenté des symptômes persistants du Covid-19, un mois après l’infection initiale et pas moins de 700 000 personnes, plus de trois mois après. Des personnes qui ont besoin d’une prise en charge lourde dans des structures spécifiques. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
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MÉLENCHON : MACRON PRÉPARE LA RIPOSTE – 12/05/22
MÉLENCHON : MACRON PRÉPARE LA RIPOSTE – 12/05/22 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique - « France Télévisions » CAROLINE VIGOUREUX Journaliste - « l’Opinion » Auteure de « Le mystère Taubira » MATHIEU PLANE Économiste – OFCE Observatoire Français des Conjonctures Économiques Si Jean Castex sera en poste « au moins » jusqu'à vendredi soir comme l'a expliqué il y a quelques jours le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le Premier ministre prépare bien son départ. Hier soir, il a convié à Matignon ses 41 ministres et secrétaires d’État pour un dîner d’adieu après vingt-deux mois de gouvernement. Et l'heure est à l'incertitude pour bon nombre d'entre eux. Plusieurs figures du quinquennat, à l'instar de Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin, souhaiteraient faire partie du second mandat d'Emmanuel Macron. Dix-huit ministres sont par ailleurs candidats aux législatives. Jean Castex a fait savoir de son côté qu'il ne souhaitait pas entrer dans le prochain gouvernement ni être candidat aux législatives et a déjà fait ses cartons. Mais le nom de son successeur n’est toujours pas dévoilé. Le chef de l’Etat qui avait promis que la personne nommée serait attachée « à la question sociale, environnementale et productive » a affirmé lundi avoir arrêté son choix sans en dire plus. Et préfère s’engager dans la campagne des législatives en ciblant Jean-Luc Mélenchon. Mardi, lors d’un discours visant à mobiliser ses troupes pour les élections des 12 et 19 juin, Emmanuel Macron a multiplié les attaques contre le leader de la France insoumise qui a réussi à prendre la tête d’une union de la gauche dans l’optique des législatives et ambitionne d’être Premier ministre. « Un troisième tour ? Cela n’existe pas. Il ne faut pas vous laisser intimider par ceux qui voudraient rejouer aux législatives ce qui a été tranché à la présidentielle », a-t-il lancé aux candidats de la majorité, réunis aux Docks d’Aubervilliers, avant de dénoncer une « extrême gauche », qui serait « unie sur une seule chose, la décroissance », « pas même d’accord sur le nucléaire » et « qui a choisi le communautarisme plutôt que l’universalisme ». Un ton offensif contre celui qui est devenu le deuxième personnage politique le plus apprécié des Français et le premier opposant au président (37 %), devant Marine Le Pen (33 %) d’après les dernières enquêtes d’Elabe. A la tête de la Nouvelle union populaire écologique et sociale, Jean-Luc Mélenchon rêve d’une majorité à l’Assemblée nationale et d’une cohabitation où il tiendrait le premier rôle. Mais si l'alliance est faite, Nupes est en train de finaliser la liste de ses candidats aux législatives, non sans remous, et le parti doit aussi gérer une première crise. La France insoumise a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête interne après des accusations de violences sexuelles à l’encontre du journaliste controversé Taha Bouhafs. Le jeune homme avait retiré sa candidature, la veille, aux législatives à Vénissieux en dénonçant des « attaques sans précédent » et des « calomnies » récurrentes. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
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POUTINE : LE BOURBIER UKRAINIEN – 11/05/22
POUTINE : LE BOURBIER UKRAINIEN – 11/05/22 Invités ALAIN BAUER Professeur au CNAM Responsable du pôle sécurité, défense et renseignement ANTOINE VITKINE Journaliste Réalisateur du documentaire : « La vengeance de Poutine » ANNIE DAUBENTON Journaliste spécialiste de l’Ukraine Ancienne conseillère culturelle à l’Ambassade de France à Kiev Auteure de « Ukraine, l'indépendance à tout prix » PIERRE HAROCHE Chercheur en sécurité européenne Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire Selon les autorités ukrainiennes, l'étau serait en train de se desserrer autour de Kharkiv, deuxième ville du pays qui fait figure de verrou stratégique pour contenir la progression des troupes russes dans le Donbass. « Nos forces armées nous ont donnés à tous de bonnes nouvelles de la région de Kharkiv. Les occupants sont progressivement repoussés », a affirmé le président Volodymyr Zelensky dans une vidéo. « Les localités de Cherkasy Tychky, Rusky Tychky, Roubijné et Bayrak ont été libérées » dans la région de cette grande ville, a précisé l’état-major ukrainien sur Facebook. Néanmoins ce recul des troupes russes s'accompagne d’une intensification des bombardements sur la ville et les frappes aériennes russes se poursuivent également dans d'autres régions, notamment dans le sud-ouest du pays où l’attention se porte désormais. Selon le commandement ukrainien, les troupes russes sont en train de frapper « sans merci » la cité portuaire Mykolaïv, située avant Odessa, le grand port du sud sur la mer Noire qui est désormais la cible d’une offensive meurtrière. Mais l’ambition du maître du Kremlin ne s’arrêterait pas là. Le renseignement américain qui avait prédit l’invasion de l’Ukraine s’attend aujourd’hui à une guerre au long cours avec une extension du conflit jusqu’à la Transnistrie, région de Moldavie qui a fait sécession en 1990. Dans ce contexte, Joe Biden a déjà adressé un message clair à son homologue russe en signant une loi permettant d’accélérer l’envoi à l’Ukraine d’équipement militaire. Réactivant ainsi un dispositif emblématique datant de la Seconde guerre mondiale. Il a aussi obtenu l'appui du Congrès américain, qui a débloqué une nouvelle enveloppe faramineuse de près de 40 milliards de dollars pour le pays de Volodymyr Zelensky. Le Pentagone a également confirmé que des Ukrainiens ont été « envoyés contre leur gré en Russie ». « Nous n'avons pas de chiffres mais nous avons vu des signes montrant que des Ukrainiens sont emmenés d'Ukraine en Russie » a développé John Kirby, questionné au cours d'un point presse sur les affirmations du gouvernement ukrainien depuis plusieurs semaines. « Je ne sais pas combien il y a de camps ni à quoi ils ressemblent », a ajouté le porte-parole du Pentagone. Selon les autorités ukrainiennes 1,2 million de personnes auraient ainsi été déportées en Russie et placées dans des camps. Moscou avance des chiffres analogues mais parle « d'évacuations ». De son côté, le Quai d'Orsay a fait part de son « inquiétude » sur ce point. « Il n'y a pas de confirmation, mais si cela venait à être confirmé, les déplacements forcés sont interdits par le droit international » a affirmé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Jean-Yves Le Drian a également averti lundi que la guerre en Ukraine « sera longue et difficile ». Alors quelle est la stratégie russe en Ukraine ? Faut-il craindre une extension du conflit à la Moldavie ? Et que sait-on des déplacements de civils ukrainiens en Russie ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
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LÉGISLATIVES : QUI A PEUR DE MÉLENCHON ? – 10/05/22
LÉGISLATIVES : QUI A PEUR DE MÉLENCHON ? – 10/05/22 Invités CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique Conseiller de la rédaction - « Franc-Tireur » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » ASTRID DE VILLAINES Cheffe du service politique - « Huffington Post » JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » Alors qu'Emmanuel Macron était investi à l'Élysée pour un second mandat, les partis ont définitivement lancé samedi la bataille des législatives. A gauche, insoumis, communistes, socialistes et écologistes ont affiché leurs convergences à Aubervilliers lors de la convention de la Nouvelle Union Populaire Écologiste et Sociale (Nupes), la coalition formée pour les élections de juin. Un succès stratégique pour Jean-Luc Mélenchon qui se verrait bien Premier ministre, si la Nupes devient majoritaire à l'Assemblée nationale en juin. Mais si une partie de la gauche se félicite d'un moment « historique », chez les socialistes comme chez les communistes et écologistes, les opposants à l’accord électoral avec La France insoumise se succèdent dans les médias pour dénoncer une « reddition », un « naufrage », une « infamie sans nom ». Dans une tribune au Monde samedi, trois anciens députés européens, Jean-Paul Besset, José Bové et Daniel Cohn-Bendit, qualifient ainsi le ralliement derrière Jean-Luc Mélenchon « d'escroquerie » et accusent les dirigeants des Verts de trahir les valeurs fondatrices d'EELV. « Un Tout sauf Mélenchon est en train de se construire », a assuré de son côté dimanche l'ex-Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. Et il n'y a pas qu'à gauche que les attaques fusent contre le troisième homme de la présidentielle, considéré par 37 % des Français comme celui qui incarne le mieux l'opposition au président d’après un dernier sondage Elabe. Depuis Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, où le RN a lancé sa campagne des législatives, Marine Le Pen a ciblé hier le député insoumis, qui serait loin d'incarner un adversaire crédible au président réélu selon elle. « Jean-Luc Mélenchon a fait élire Emmanuel Macron. Cela le discrédite absolument pour pouvoir se mettre dans la posture d'opposant d'Emmanuel Macron. Il joue les fous du roi », a-t-elle attaqué. Le président des Républicains Christian Jacob a lui affirmé qu’il n’y avait « aucune chance que Jean-Luc Mélenchon devienne Premier ministre », estimant que le chef de file des insoumis jouait le rôle « d’idiot utile » d’Emmanuel Macron. Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale Christophe Castaner a pour sa part estimé que « le programme de Jean-Luc Mélenchon, c'est celui d'une imposture et d'une banqueroute ». L'ancien député socialiste a également déploré que le bloc de gauche se soit aligné sur son programme. « Tout ça n'est que fantaisie et mensonge » a-t-il lancé encore. Quand l’ancien Premier ministre Manuel Valls, investi par la majorité aux législatives dans la Xe circonscription des Français de l'étranger (Espagne - Portugal), a lui affirmé que son « adversaire, ce sont les extrêmes, mais c'est le mélenchonisme ». De son côté, Emmanuel Macron a fait savoir à Berlin, lundi, lors d'une conférence de presse, qu'il connaissait l'identité de son prochain Premier ministre sans en dévoiler le nom. Le chef de l’Etat préfère encore faire durer le suspense et fait cap vers les législatives. Il a décidé de lancer la campagne dans son camp ce mardi en rendant visite en fin de journée aux candidats investis par la majorité présidentielle réunis à Aubervilliers. Objectif : galvaniser ses troupes en vue des élections des 12 et 19 juin. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
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9 MAI : L'INSAISISSABLE POUTINE – 09/05/22
9 MAI : L'INSAISISSABLE POUTINE – 09/05/22 Invités GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international – « Le Journal du Dimanche » ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - RFI CHRISTINE DUGOIN-CLÉMENT Chercheure en géopolitique – Université Paris 1-Sorbonne Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, ce 9 mai, jour célébrant en Russie la victoire contre le nazisme en 1945, était cette année particulièrement scruté. Grand moment patriotique à Moscou où l'on attendait une démonstration de force de l’armée sur la place Rouge. Mais faute de victoire décisive en Ukraine, le défilé a pris des allures de parade militaire presque comme une autre avec 11 000 soldats, des dizaines de véhicules, dont des lance-missiles stratégiques et des chars. Point en revanche de parade d’avions dans le ciel, pour cause de météo défavorable, et un chef d’état-major des armées qui n'a également pas été vu à la tribune aux côtés du maître du Kremlin. De plus en plus isolé sur la scène internationale, Vladimir Poutine a justifié dans un bref discours d’une dizaine de minutes l’invasion en Ukraine par la « menace inacceptable » que représente son voisin soutenu par l’OTAN et a répété ses encouragements aux soldats russes du Donbass qui se battent « pour la sécurité de notre patrie », « pour qu’il n’y ait pas de place dans le monde pour les bourreaux et les nazis. » Il a ensuite souligné que tout devait être fait pour éviter que« l'horreur d'une nouvelle guerre globale ne se répète ». Quelques minutes plus tôt, le président ukrainien, accusé de nazi par son homologue russe, avait publié un vidéo pour ne pas laisser la Russie « s’approprier la victoire sur le nazisme ». Aujourd’hui « nous nous battons pour une autre victoire, la voie vers cette victoire est longue mais nous n’avons pas de doutes sur notre victoire. Nous avons vaincu à l’époque, nous vaincrons maintenant » a-t-il insisté alors que les bombardements s’intensifient dans le Donbass et que l’on a appris samedi « la destruction complète » d'une école dans la région de Louhansk, dans l'est du pays. Il y aurait au moins soixante personnes, toutes civiles, décédées selon les autorités ukrainiennes. Par ailleurs, si dans la région de Kiev et dans le nord du pays, c’est le temps du retour pour nombre d’Ukrainiens, les traumatismes demeurent, et dans de nombreux villages récemment libérés, les habitants craignent de voir revenir les soldats russes. C’est dans ce contexte que le chef de l’Etat s’est rendu à Strasbourg ce lundi pour prononcer un discours attendu au Parlement européen à l'occasion de la Journée de l'Europe. Devant les députés, il s’est dit favorable à une révision des traités de l’UE « dès le conseil européen du mois de juin », pour, entre autres, continuer « à généraliser le vote à la majorité qualifiée dans nos décisions ». Une manière de rendre plus « efficace » les prises de décisions des 27 Etats membres. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'était prononcée un peu plus tôt en faveur de cette évolution alors que les Européens peinent toujours à trouver un accord sur un embargo sur le pétrole russe. Le chef de l'Etat a également proposé la création d'une « communauté politique européenne », pour accueillir des pays comme l'Ukraine, qui ne peut pas adhérer rapidement à l'UE. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
Il y a 1 semaine
1 h 4 minutes
MACRON À L’ÉLYSÉE, MAIS QUI À MATIGNON ? – 07/05/22
MACRON À L’ÉLYSÉE, MAIS QUI À MATIGNON ? – 07/05/22 Invités : BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » GUILLAUME DARET Grand reporter au service politique – « France Télévisions » 21 coups de canons ce matin sur l'esplanade des Invalides, et voilà Emmanuel Macron officiellement reconduit pour cinq ans. Avant cela, la cérémonie d'investiture du président de la République a eu lieu comme de tradition à l'Elysée. Parmi les 450 convives ce matin, on trouvait les principaux représentants des institutions de l'Etat mais aussi les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande. Un symbole d'unité, et de continuité. Dans son discours d'investiture d'une dizaine de minutes, Emmanuel Macron a assuré que "le peuple français a fait le choix d'un projet républicain et européen" et un "projet d'indépendance dans un monde déstabilisé". Le chef de l'État a surtout martelé trois verbes : "Agir", "aimer" et "servir". Mais l'heure est surtout pour lui au choix d'un ou d'une Premier ministre. Une nomination qui tarde et semble plus compliquée que prévue, après les refus de la socialiste Valérie Rabault et de Valérie Bédague, ex-directrice de cabinet de Manuel Valls. En attendant Jean Castex reste aux manettes de Matignon jusqu'au 13 mai, dernier jour officiel du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Pendant ce temps-là, la Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Sociale (Nupes) investit cet après-midi ses candidats aux législatives. Cette union rassemble depuis cette semaine EELV, le PS et le PCF autour de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Lors de cette convention à Aubervillliers, les images des différents leaders côte à côte marquent après des années d'invectives entre ces forces de gauche. Un succès stratégique pour Jean-Luc Mélenchon qui se verrait bien Premier ministre si la Nupes devient majoritaire à l'Assemblée. Mais il n'y a pas qu'à gauche que ça se rassemble. Edouard Philippe (Horizons), François Bayrou (MODEM), Stanislas Guérini et Richard Ferrand (LREM) ont eux aussi annoncé la création d'une confédération politique cette semaine. Celle-ci a été baptisée Ensemble et le parti présidentiel, La République en marche, change de nom par la même occasion, et devient Renaissance. Enfin, à droite, l'heure est toujours au Pécressethon. La candidate malheureuse des LR à l'élection présidentielle avait annoncé être endettée de 5 millions d'euros après sa défaite. Il lui resterait encore la moitié à récolter. Mais un don de 2000 € de Nicolas Sarkozy a fait parler cette semaine puisque Valérie Pécresse a refusé de recevoir un euro de celui qui ne l'a pas soutenu pendant sa campagne. Le parti a donc connu meilleure forme, surtout que bon nombre de candidats aux législatives craignent une déroute, voire une disparition pur et simple du parti. Alors, quel quinquennat attend Emmanuel Macron ? La Nupes peut-elle gagner les législatives ? Mélenchon a-t-il des chances de devenir Premier ministre ? Les législatives peuvent-elles être fatales aux LR ? https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/ DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
07-05-2022
1 h 6 minutes
UKRAINE : LE RENSEIGNEMENT AMÉRICAIN CHANGE-T-IL LA DONNE ? – 06/05/2022
Ukraine : le renseignement américain change-t-il la donne ? LES INVITÉ.ES : - Pascal BONIFACE - Directeur de IRIS - Institut de Relations Internationales et Stratégiques - Elena VOLOCHINE - Grand reporter spécialiste de la Russie – « France 24 » - Iryna DMYTRYCHYN - Maîtresse de conférences à l’Inalco - Institut National des Langues et Civilisations Orientales - Jean-Dominique MERCHET - Éditorialiste « l’Opinion » - Spécialiste des questions de défense et diplomatie Plus de deux mois de bombardements et des combats qui s’intensifient à l’approche du 9 mai, date qui commémore en Russie la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne nazie. Dans une vidéo publiée hier soir, le président ukrainien a accusé les Russes de ne pas respecter le cessez-le-feu à Marioupol. L’usine Azovstal où sont terrés des centaines de civils est toujours pilonnée. Moscou dément et l’Onu a envoyé un troisième convoi d’évacuation. 500 civils ont pu quitter ces derniers jours Marioupol selon Kiev. Ailleurs dans le Donbass, l’offensive russe, lancée après l’échec de la prise de Kiev et du nord du pays, se poursuit. Mais les forces de Moscou peinent à avancer sur ce front et elles ne se sont pas emparées de villes majeures, comme Kharkiv ou Severodonetsk. Il faut dire qu'en face, la résistance ukrainienne est acharnée. Outre les armes lourdes américaines et européennes qui sont en train d'arriver sur place, et les drones de combat turcs qui font un malheur dans les rangs russes depuis le début la guerre, les Ukrainiens bénéficieraient également d’un appui tactique et opérationnel du renseignement américain. Ces derniers jours la presse américaine a fait état d'informations fournies par Washington qui auraient aidé Kiev à tuer des généraux russes près de la ligne de front et à couler le Moskva, le navire phare de la flotte russe. Ce qu’a nié formellement l’administration Biden. John Kirby, le porte-parole du Pentagone, a bien reconnu que son pays fournissait des données à l’Ukraine « afin d’aider les Ukrainiens à défendre leur pays », mais il a démenti toute assistance qui contribuerait à une action offensive. Et pour cause : depuis le début de la guerre en Ukraine, les Occidentaux et en particulier les États-Unis progressent sur une fine ligne de crête, apportant soutien à Kiev sans pour autant que Moscou puisse y voir une entrée en guerre qui pourrait précipiter le monde dans une escalade inquiétante. Dès les premiers jours de l’offensive russe, Vladimir Poutine a placé les forces de dissuasion nucléaire en alerte et n'a cessé de rappeler qu’il pourrait bien en faire usage si l’Occident intervenait directement. Dernier coup de semonce en date, l’exercice militaire qui s’est déroulé mercredi dans l’enclave de Kaliningrad, lors duquel la Russie a procédé à la simulation de tirs de missiles à capacité nucléaire. Parallèlement Dmitry Peskov, le porte-parole du Kremlin, a fait savoir ces derniers jours que la Russie était « bien au courant que les États-Unis, la Grande-Bretagne et les pays de l’Otan dans leur ensemble transmettent du renseignement et des données aux troupes ukrainiennes ». Et d’ajouter que « bien sûr », les forces russes répondraient si cela découlait sur la mort de généraux russes ou des pertes importantes. Depuis le début de la guerre, une dizaine d’officiers généraux russes seraient morts au combat. Un taux de perte particulièrement élevé dans un conflit moderne. Alors que se passe-t-il à Marioupol ? Où en est l’offensive russe dans le Donbass ? Pourquoi le renseignement américain agace-t-il Moscou ? A quel point le rôle joué par la CIA et la NASA peut-il être déterminant dans la guerre en Ukraine ? Enfin, alors que des rumeurs de maladie concernant Vladimir Poutine circulent sur Internet ces derniers jours, que sait-on de son état de santé ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
06-05-2022
1 h 5 minutes
UKRAINE, CHINE : ALERTE À L'INFLATION – 05/05/22
UKRAINE, CHINE : ALERTE À L'INFLATION – 05/05/22 Invités PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute finance Auteur de « Le grand basculement » ANNE-SOPHIE ALSIF Cheffe économiste BDO France - Cabinet d’analyse économique STÉPHANIE VILLERS Économiste, spécialiste de l’Europe PIERRE HASKI Chroniqueur international « France Inter » et « L’Obs » Après un rebond en 2021, l'horizon s'assombrit pour l’économie française. Selon les chiffres publiés par l'Insee la semaine dernière, le produit intérieur brut (PIB) a fait du surplace au premier trimestre 2022, enregistrant une croissance de 0 %. Dans le même temps, les prix continuent de s’envoler, dopés par l’épidémie de Covid en Asie et la guerre en Ukraine. En avril, l'inflation atteint 4,8 % sur un an, d'après l'office statistique, du jamais vu depuis novembre 1985. Chez nos voisins, cet indicateur est même encore plus élevé. Ce mercredi, l'OCDE a indiqué que l'inflation de ses pays membres (essentiellement Europe occidentale et Amérique du nord) s'y élevait à 8,8 % en mars 2022, en particulier portée par les prix de l'énergie. Mais outre les factures de gaz et d’électricité, les tickets de caisse des supermarchés suivent les mêmes tendances. Et c’est loin d’être terminé. D’après Dominique Schelcher, président des systèmes U, l’inflation « pourrait atteindre 7 %, 8 % voire 10 % » en France, prévient-il dans les colonnes du Parisien. Est-ce un scénario réaliste ? Quand cette hausse des prix va-t-elle se calmer ? Pour tenter d’éteindre l’inflation record aux Etats-Unis depuis quarante ans, la FED, la Banque centrale américaine, vient de décider d’augmenter ses taux directeurs d’un demi-point, du jamais vu depuis 2000. Et le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed estime que « d'autres hausses seront justifiées », d'autant que la guerre en Ukraine et les nouveaux confinements en Chine toujours engagée dans une stratégie « zéro Covid » aggravent la pression sur les prix et les problèmes de logistique. Avec des chaînes d’approvisionnement rompues, une activité ralentie, des effectifs en baisse, la politique chinoise draconienne en matière de lutte contre le Covid menace l’économie mondiale et fait perdre à l’empire du Milieu « beaucoup de son attrait » pour de nombreuses entreprises européennes, selon une étude publiée jeudi. Dans ce contexte, certaines entreprises françaises font le choix de la relocalisation, d’autres implantées dans l’Hexagone tentent de tirer leur épingle du jeu. Alors jusqu’où peut aller la hausse des prix ? Comment interpréter cette hausse des taux d’intérêt décidée par la FED ? Quelles conséquences pour l’Europe ? Pourquoi la Deutsche Bank prédit-elle « une récession majeure » aux Etats-Unis ? Et que se passe-t-il en Chine ? Pourquoi la stratégie « zéro Covid » menace-t-elle l’économie mondiale ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
05-05-2022
1 h 7 minutes
MÉLENCHON : HOLD-UP SUR LA GAUCHE ! – 04/05/22
MÉLENCHON : HOLD-UP SUR LA GAUCHE ! – 04/05/22 Invités ROLAND CAYROL Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN) RAPHAËLLE BACQUÉ Grand reporter - « Le Monde » CAROLINE VIGOUREUX Journaliste politique - « l’Opinion » BRICE TEINTURIER Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos Après les écologistes lundi et les communistes mardi, c’est au tour des socialistes d’avoir topé ce matin pour un « accord de principe » avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. Les discussions sur le fond se poursuivent ce mercredi mais les deux partis se sont entendus après d’âpres négociations sur la répartition des circonscriptions. Finalement, le PS obtient 70 circonscriptions, dont 25 à 30 gagnables, soit environ le nombre de députés socialistes actuellement. Le Conseil national du PS qui rassemble près de 200 cadres du parti va se réunir jeudi soir pour le valider. Mais Olivier Faure y a la majorité, le suspense est donc très limité. Ce vote indiquera surtout l’ampleur de la fracture au PS. L’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a déjà promis hier de quitter le parti en cas d’accord. Stéphane Le Foll a lui brandit la menace ce matin de « conduire la campagne » des dissidents socialistes si les roses rejoignent la « nouvelle union populaire sociale et écologique » pour partir à la conquête du Palais-Bourbon. Alors cette alliance pour les législatives va-t-elle faire imploser le PS ? Dix jours après le second tour de la présidentielle, la trajectoire du Parti socialiste est suivie de près par Emmanuel Macron qui sera officiellement investi pour un second mandat le samedi 7 mai. D’ici là le chef de l’Etat continue de chercher activement un successeur à Jean Castex. La fiche de poste est connue : profil social, écolo, productif… Approchée au lendemain du second tour, Véronique Bédague, ex-directrice de cabinet du Premier ministre Manuel Valls devenue DG du groupe immobilier Nexity, n’a pas donné suite, selon une information du Parisien. Hier, la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Valérie Rabault a dit avoir été approchée et avoir décliné. Officiellement, l'Élysée assure n'avoir proposé Matignon à personne et fait le choix de prendre son temps. Le gouvernement, qui s'est réuni en Conseil des ministres ce mercredi matin, restera en place au moins jusqu'au vendredi 13 mai a indiqué ce mercredi le porte-parole du gouvernement. Et après ? Quelles sont les options d’Emmanuel Macron ? Qui à Matignon ? Que contient l’accord à gauche sur une large alliance en vue des législatives ? Pourquoi certains ténors du PS ne veulent pas d'un accord avec l’Union populaire ? Avec cette alliance, la gauche peut-elle remporter la majorité à l'Assemblée en juin ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
04-05-2022
1 h 7 minutes
EXTRAIT / Livraison d'armes : "C'est la ligne de vie qui tient les Ukrainiens aujourd'hui" 03/05/2022LIVRAISON D'ARMES : L'AVERTISSEMENT DE POUTINE – 03/04/22
LIVRAISON D'ARMES : L'AVERTISSEMENT DE POUTINE – 03/04/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS Ancien chef d’état-major Ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN NICOLE BACHARAN Politologue - Spécialiste des États-Unis ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe – « RFI » Après plus d’un mois sans contact, Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine ont discuté ce mardi 3 mai de l’Ukraine. Cet appel téléphonique intervient à la suite de l’échange qu’a eue samedi Emmanuel Macron avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, plus de deux mois après l’invasion de son pays par l’armée russe et alors que les ministres des 27 étaient réunis hier à Bruxelles pour évoquer de nouvelles sanctions contre la Russie qui devraient être annoncées dans la semaine. Après un embargo sur le charbon russe décidé le 7 avril, la Commission européenne a finalisé sa proposition de sanctionner le pétrole, dont l’importance est nettement plus grande pour Moscou comme pour les Vingt-Sept. Examinée ce mardi par les commissaires, elle prévoit un arrêt progressif des achats européens sur une période de 6 à 8 mois, avec une exemption pour la Hongrie et la Slovaquie, deux pays enclavés et totalement dépendants des livraisons par l'oléoduc Droujba, qui pourront continuer leurs achats à la Russie jusqu'en 2023. L'UE entend aussi refuser de payer le gaz russe en roubles, comme l'exige Moscou et dit se préparer « à une suspension des approvisionnements ». Parallèlement, le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est adressé ce mardi par visioconférence au Parlement ukrainien pour apporter le soutien du Royaume-Uni au peuple ukrainien et annoncer 300 millions de livres d’aides militaires supplémentaires à Kiev. Samedi, l’Elysée avait également indiqué que la France allait « renforcer » l'envoi de matériel militaire à l'Ukraine ainsi que son aide humanitaire. Les États-Unis, la France, la République tchèque et d'autres alliés ont fourni ces dernières semaines à Kiev des centaines de pièces d'artillerie de longue portée pour l'aider à contrer l'offensive de Moscou dans le Donbass, à l'est. Paris envoie notamment ses ultramodernes canons automoteurs Caesar. Une intensification de l’aide militaire de la part de plusieurs pays de l’Otan à Kiev qui survient alors que la perspective d'« une victoire ukrainienne » face à Moscou, peu crédible au début du conflit, est à présent une issue envisagée par les Occidentaux. Sur le terrain, l’armée russe a annoncé ce mardi le lancement d'une offensive sur l'usine Azovstal, dernière poche de résistance à Marioupol. Les bombardement ont également repris sur la ville d’Odessa, et les forces russes, après avoir échoué à prendre Kiev, tentent toujours de prendre le contrôle des régions de Donetsk et Lougansk. Mais selon le responsable du Pentagone, les troupes russes connaissent une progression limitée dans la région du Donbass, qualifiée de « très inégale » et d'« anémique ». Selon lui, les Russes ont par exemple pris le contrôle de villages puis les ont perdus au profit des combattants ukrainiens. Il a également affirmé que les militaires russes étaient démoralisés et pâtissaient d’un commandement désorganisé. Alors dans ce contexte, nombre d’observateurs internationaux se demandent ce que Vladimir Poutine va faire le 9 mai, date hautement symbolique pour les Russes, célébrée tous les ans depuis 1945 pour marquer le triomphe de l’URSS contre les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale – ou la « Grande Guerre patriotique », selon la terminologie locale. Durant un temps, beaucoup pensaient que le maître du Kremlin allait profiter des célébrations pour annoncer une victoire militaire. Mais comme l’armée russe patine, Vladimir Poutine qui s’évertue depuis le 24 février à parler d’« opération militaire spéciale » pourrait bien se servir de la date pour déclarer officiellement la guerre à l’Ukraine. Ce qui permettrait à la Russie de mobiliser en masse sa population. Alors quelle est la situation dans le Donbass ? Que se passe-t-il à Marioupol et Odessa ? Vladimir Poutine se dirige-t-il vers l'annonce « d'une guerre totale » à l'Ukraine le 9 mai ? Comment l’Europe doit-elle réagir au chantage russe sur le gaz ? L’UE peut-elle se passer du pétrole russe ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
03-05-2022
1 h 6 minutes
MÉLENCHON : LA GAUCHE, C'EST MOI ! – 02/05/22
MÉLENCHON : LA GAUCHE, C'EST MOI ! – 02/05/22 Invités CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique Directeur de la rédaction - « Franc-Tireur » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » FANNY GUINOCHET Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » « Historique ! » Les membres d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) et de La France insoumise (LFI) rivalisent ce lundi de superlatifs pour saluer le pacte conclu, dans la nuit, entre les deux partis pour les élections législatives des 12 et 19 juin. Une première avancée de poids pour Jean-Luc Mélenchon, engagé depuis l’entre-deux-tours de la présidentielle dans une quête d’union de la gauche pour remporter le plus de sièges possibles à l’Assemblée nationale voire imposer une cohabitation si l’ensemble des formations parviennent à se présenter aux législatives sous la même bannière, celle d’une « Nouvelle union populaire écologiste et sociale ». Après avoir signé avec des représentants de Génération. s, le parti créé après la présidentielle de 2017 par Benoît Hamon, cet accord avec les écologistes, approuvé à plus de 82 % par le conseil fédéral d’EELV, réserve une centaine de circonscriptions (sur 577 au total) aux Verts. Sur le fond on retient la mise en œuvre de la Constitution d’une République écologique et d’une règle verte, la sortie du nucléaire et l’évolution vers un mix énergétique 100 % renouvelables, la réduction de 65 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, la création d’un impôt sur la fortune (ISF) climatique, la hausse du smic à 1400 euros, le retour à la retraite à 60 ans, la garantie d’autonomie pour les jeunes, le blocage des prix sur les produits de première nécessité, la gratuité des quantités d’eau et d’électricité « indispensables à la vie digne »… Et un compromis sur l’Europe. Le document final insiste sur « les garanties de respect de l’État de droit et de la poursuite de la construction européenne». Ainsi, « une France gouvernée par cette coalition ne peut avoir pour politique ni la sortie de l’Union, ni sa désagrégation, ni la fin de la monnaie unique », est-il précisé. Quant à la stratégie de « désobéissance » possible aux traités, elle est bien mentionnée mais seulement pour certaines règles « budgétaires et économiques ». Prochaines étapes pour La France insoumise, nouer le même type d’accord avec le Parti socialiste (PS) et le Parti communiste (PC). Les négociations ont repris dimanche avec les socialistes, malgré l’opposition de plusieurs personnalités du parti, parmi lesquelles des proches de François Hollande et ce lundi avec les communistes. L’union en progression à gauche, pendant qu’au sein de la macronie les questions sont encore nombreuses tant sur la stratégie des législatives que pour la formation du prochain gouvernement. Ainsi la nomination d'un nouveau Premier ministre par Emmanuel Macron se fait toujours attendre, alors que la question des investitures au sein de la majorité n'est également pas tranchée et que la tension monte entre le chef de l'Etat et son ex-Premier ministre Edouard Philippe. En cause, les prétentions du maire du Havre et de son parti Horizons qui seraient, aux yeux du locataire de l’Élysée, bien trop élevées. Résultat : des noms d’oiseaux sont échangés dans la presse par « off » interposés alors que les négociations se poursuivent… Alors Jean-Luc Mélenchon va-t-il réussir l’union de la gauche ? Où en sont les discussions avec le PS et le PCF ? Pourquoi les tractations patinent aussi dans le camp d’Emmanuel Macron ? La Macronie est-elle au bord de la fracture ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
02-05-2022
1 h 6 minutes
LÉGISLATIVES : L'HEURE DES GRANDES MANŒUVRES - 30/04/2022
Législatives : l'heure des grandes manœuvres LES INVITÉ.ES : - JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue, chercheur associé au CEVIPOF - JEAN VIARD - Sociologue - Directeur de recherche associé à Sciences-Po - SOPHIE DE RAVINEL - Grand reporter politique - « Le Figaro » - NATHALIE SEGAUNES - Journaliste politique - « l’Opinion » Les grandes manœuvres ont débuté. L’élection présidentielle ayant rendu son verdict, ce sont désormais les législatives qui sont au centre des attentions. A gauche, les plaques tectoniques sont en train de bouger. Après des années d’échec des multiples tentatives d’union, 2022 pourrait être la bonne. Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI et troisième homme de la présidentielle, rêve à voix haute de réussir ce tour de force, alors que les discussions sont en cours avec ses partenaires. Après plusieurs jours de tractation, le Parti socialiste annonçait hier matin dans un communiqué avoir trouvé un accord sur de nombreuses questions épineuses avec les Insoumis. Mais le midi, il décidait de suspendre les négociations. Simple retardement de la signature d’un accord ou volte-face ? Car chez certains socialistes, la pilule avait du mal à passer en interne. Jeudi, François Hollande était persuadé qu’un accord ne serait pas accepté car, s’il le signe « le Parti socialiste aura décidé de disparaître ». Un avis partagé par de nombreux éléphants, et élus locaux de grandes métropoles, qui s’en sont ouverts dans la presse. Julien Dray, ancien député du PS, évoquant par exemple une « capitulation politique en rase campagne ». Les tractations ont également cours avec EELV et le PCF, sans qu’un accord ne soit pour l’heure annoncé. Dans une interview au Journal du dimanche, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, a lui appelé les autres formations de gauche à sortir de « la culture permanente de la défaite » pour trouver un accord en prévision des élections législatives. Il regrette que les partis de gauche avec lesquels des négociations sont engagées « se laissent absorber par leurs enjeux internes ». De l’autre côté de l’échiquier politique, Les Républicains risquent l’implosion. Le parti, déjà ébranlé il y a cinq ans par la non-qualification de François Fillon au second tour de la présidentielle est aujourd’hui très affaibli après le score catastrophique de Valérie Pécresse. Des cadres, dont Damien Abad, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, sont tentés par un rapprochement avec LREM. D’autres, comme l’ancien ministre de sarkozyste Eric Woerth, n’ont même pas attendu la réélection du président pour le rallier. Les électeurs de droite, eux, assument totalement leur vote Macron. A l’extrême-droite, l’entente semble impossible entre le nouveau venu Reconquête ! et le très installé Rassemblement National. Le premier sort abimé du scrutin présidentiel après n’avoir récolté qu’à peine plus de 7% des suffrages au premier tour. Le Parti de Marine Le Pen, malgré sa défaite, a obtenu un résultat historiquement élevé. En position de force, il choisit pour l’heure d’ignorer la main tendue par Eric Zemmour. Ce dernier, comme Marion Maréchal, ne sera pas candidat aux législatives et craint qu’une victoire soit impossible en cas de désunion. Entre divergences stratégiques et haine personnelle, le torchon brûle donc entre les deux formations et à quelques exceptions près, aucun accord n’aura lieu. Le bloc nationaliste s’avance donc divisé vers le scrutin à venir. Jean-Luc Mélenchon peut-il parvenir à faire l’union de la gauche ? Les Républicains parviendront-ils à éviter l’explosion ? Que peut espérer le bloc national divisé pour le scrutin législatif ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
30-04-2022
1 h 7 minutes
POUTINE/BIDEN : L’ESCALADE – 29/04/22
POUTINE/BIDEN : L’ESCALADE – 29/04/22 Invités GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies BENJAMIN HADDAD Politologue - Directeur Europe du think tank Atlantic Council TATIANA KASTOUÉVA-JEAN Directrice du Centre Russie / NEI - IFRI Institut Français des Relations Internationales ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe – « RFI » L’escalade continue en Ukraine, au 65e jour de l’invasion russe. La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes hier soir, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. « Cela en dit long sur la véritable attitude de la Russie envers les institutions internationales », a déclaré le président Volodymyr Zelensky, dans une vidéo postée sur sa chaîne Telegram. «Par cet acte odieux de barbarie, la Russie démontre une fois de plus son attitude envers l'Ukraine, l'Europe et le monde», a quant à lui fustigé sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba. Un aveu d’échec pour Antonio Guterres. Selon lui, le Conseil de sécurité de l'ONU a «échoué à empêcher et mettre fin» à la guerre en Ukraine, a estimé jeudi son secrétaire général, Antonio Guterres, lors d'une conférence de presse à Kiev. «Le Conseil de sécurité a échoué à faire ce qui était en son pouvoir pour empêcher et mettre fin à cette guerre», a déclaré Antonio Guterres aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, estimant que c'était «source d'une grande déception, frustration et colère». Il a toutefois assuré jeudi que l'organisation faisait «tout son possible» pour évacuer les civils coincés dans «l'apocalypse» de Marioupol, ville ukrainienne détruite par les combats avec les forces russes. Car si Kiev a été frappée hier soir, au sud du pays, les combats sont d’une extrême violence. A l’Est, l’armée russe intensifie son offensive. « Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions », avec une activité particulièrement intense dans les régions de Kharkiv et dans le Donbass, a souligné l’état-major ukrainien. Aux Etats-Unis, le président Joe Biden demande, pour accentuer son soutien à l’Ukraine, une rallonge 33 milliards de dollars au Congrès servirait à fournir plus d'armes mais aussi de la nourriture et des médicaments. Cet argent permettrait aussi de faire fonctionner les écoles et les hôpitaux, de payer les retraites et de venir en aide à des millions de réfugiés. Avec ce conflit, le mystère s’épaissit toujours un peu plus sur le pouvoir de Vladimir Poutine. Des rumeurs entourent l’état de santé du président russe mais pas seulement. Selon un récent rapport des services de renseignement américain, ce dernier serait plus isolé que jamais. Il serait même mal informé de la réalité de la guerre, selon la CIA. Ses proches conseillers seraient terrifiés à l'idée de lui dire la vérité et lui-même n’accorderait plus sa confiance qu’à un cercle très restreint. Cet isolement, réel ou supposé, peut avoir une influence sur le déroulement de la guerre. Où l’escalade de cette guerre en Ukraine va-t-elle s’arrêter ? De qui est aujourd’hui composé le cercle proche de Vladimir Poutine ? Comment les familles mixtes russo-ukrainiennes vivent-elles ce conflit fratricide ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
29-04-2022
1 h 5 minutes
QUI À MATIGNON... MÉLENCHON ? – 28/04/22
QUI À MATIGNON... MÉLENCHON ? – 28/04/22 Invités PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences Po Auteur de « Le populisme » BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique - « France Télévisions » Objectif Matignon. « J'appelle les Français à m'élire Premier ministre », a lancé, le 19 avril dernier, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, qui veut transformer les élections législatives en troisième tour de la présidentielle. Exit la défaite du 10 avril dernier, place à la campagne sur le terrain pour convaincre de l’importance de ce vote. Le parti veut capitaliser sur les 22 % des voix obtenues par Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle pour obtenir une majorité de sièges dans la future Assemblée. Et pour y parvenir, cette fois, pas question de faire cavalier seul : les Insoumis discutent avec les écologistes et les communistes depuis la semaine dernière, et avec les socialistes depuis mercredi en vue d'un accord pour les élections de juin. Mais si les négociations ont bien commencé, la coalition n'est pas encore établie. Insoumis et écologistes peinent à s’entendre sur fond de fortes tensions dans les rangs d’EELV. L’ancienne finaliste de la primaire écologiste Sandrine Rousseau parle désormais « d’un danger d’explosion d’EELV » dans une interview au Parisien. Quand du côté du PS, certains ne cachent pas leur agacement. Au premier rang desquels, François Hollande. Invité sur France Info ce jeudi matin, l'ancien chef de l'État a mis en garde contre la disparition du camp social-démocrate auquel il tient. Alors où en sont les discussions ? La gauche sera-t-elle unie aux législatives ? Pendant ce temps, tous les ministres étaient réunis ce jeudi pour le très probablement dernier Conseil des ministres de Jean Castex alors le chef de l'État est en train de plancher sur la composition de son futur gouvernement. Pour l’heure aucun nom n’est communiqué, mais le profil du futur Premier ministre se précise. Emmanuel Macron voudrait une personne attentive à la « question sociale, productive et environnementale » car le prochain locataire de Matignon sera chargé de la « planification écologique ». Qui sont les favoris ? Quels ministres pour verdir le prochain gouvernement Macron ? Et qui à droite pourrait rejoindre la future équipe ? Face au risque de défections, le patron de LR Christian Jacob a menacé d’exclure ceux tentés de rejoindre le futur gouvernement. Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains, est allé dans ce sens lundi et a recadré ses troupes : « Ce n’est pas le moment de se vendre. On n’est pas à la foire aux veaux ! Le projet d’Emmanuel Macron n’est pas le mien. Je veux faire campagne avec une droite indépendante et libre. » DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
28-04-2022
1 h 6 minutes
POUTINE : LA DANGEREUSE SURENCHÈRE – 27/04/22
POUTINE : LA DANGEREUSE SURENCHÈRE – 27/04/22 Invités ALAIN BAUER Professeur au CNAM Responsable du pôle sécurité, défense et renseignement PIERRE HAROCHE Chercheur en sécurité européenne Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - « RFI » SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l’IRIS Plus de gaz pour la Pologne et la Bulgarie. La Russie a mis sa menace à exécution deux mois après le début de l’invasion en Ukraine. Le groupe russe Gazprom a décidé de suspendre dès aujourd’hui ses fournitures de gaz à Varsovie et Sofia, qui ont refusé de s’acquitter de leurs importations gazières en roubles, comme l’exige désormais Moscou. Les deux pays sont très dépendants de cet approvisionnement en gaz, à plus de 90 % pour la Bulgarie. Mais ce mercredi ces deux membres de l’Otan et de l’UE se disent préparés à obtenir le gaz manquant par d’autres sources. Dans la matinée, Ursula von der Leyen a assuré de son côté que l’UE était « préparée » et élaborait « une réponse coordonnée ». Toutefois faut-il y voir une riposte du Kremlin après les engagements des Occidentaux hier sur les livraisons d’armes lourdes aux Ukrainiens ? La Russie va-t-elle couper le robinet du gaz à tous les membres de l’UE ? L’Europe peut-elle vraiment se passer du gaz russe ? D’autre part y a-t-il un risque que le conflit en Ukraine s’étende à la Moldavie voisine ? C’est désormais la crainte des autorités moldaves après une série d’explosions en Transnistrie, région séparatiste pro-russe en Moldavie. Enfin que s’est-il passé sur le site de la centrale nucléaire de Tchernobyl occupé par l'armée russe entre le 24 février et fin mars ? Volodymyr Zelensky a accusé mardi la Russie d'avoir placé le monde « au bord de la catastrophe ». DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
27-04-2022
1 h 5 minutes
QUAND MOSCOU AGITE... LA "3e GUERRE MONDIALE" – 26/04/22
QUAND MOSCOU AGITE... LA "3e GUERRE MONDIALE" – 26/04/22 Invités GÉNÉRAL VINCENT DESPORTES Ancien directeur de l’École de guerre Professeur de stratégie à Sciences Po FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » ELENA VOLOCHINE Grand reporter – « France 24 » NICOLE BACHARAN Politologue spécialiste des États-Unis Le risque d’une Troisième guerre mondiale « est réel, il ne faut pas le sous-estimer ». C’est l’avertissement lancé par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Pour le patron de la diplomatie russe, l’Otan mène déjà une guerre par procuration avec la Russie en livrant des armes aux Ukrainiens. Cette mise en garde à peine voilée a été faite quelques heures avant une réunion ce mardi en Allemagne entre les Américains et leurs alliés pour renforcer la défense de l’Ukraine qui, selon le ministre américain de la Défense « peut gagner » face à la Russie, si on lui en donne les moyens. L’un des principaux objectifs des discussions est donc de synchroniser et de coordonner entre une quarantaine de pays l’aide militaire croissante apporté à Kiev comprenant des armes lourdes ainsi que des drones armés et des munitions alors que sur le terrain les combats se poursuivent dans l'est et le sud du pays. Parallèlement, la Moldavie a décidé de convoquer son conseil de sécurité sur fond de crainte de débordement du conflit après des explosions dans sa région prorusse de Transnistrie. Faut-il craindre l’escalade ? Après deux mois de guerre, le bilan ne cesse de s’alourdir. Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés estime qu'il y aurait plus de cinq millions de réfugiés ukrainiens. Plus de 7,7 millions de personnes sont déplacées à l'intérieur de l'Ukraine, soit un Ukrainien sur six. Dans les territoires près de Kiev où les forces russes se sont retirées, les policiers ukrainiens ainsi que des enquêteurs de la Cour pénale internationale et de plusieurs ONG enquêtent pour documenter les crimes de guerre. À Borodyanka, où le bilan est « bien plus horrible » qu'à Boutcha, selon le président Zelensky, chaque jour des corps de civils continuent d'être exhumés, abattus voire torturés. « Il y a des preuves des crimes de guerre des forces russes à chaque tournant » de la ville a déclaré la procureure générale ukrainienne. Iryna Venediktova accuse les soldats russes de s'être livrés à « des meurtres, des tortures et des passages à tabac » de civils, ainsi qu'à des viols, et souligne que les forces de l'ordre recueillent des preuves pour les tribunaux locaux et internationaux. Alors quelle est la situation en Ukraine ? Le risque d’extension du conflit est-il réel ? Peut-on vraiment entrer dans une 3ème guerre mondiale ? Et que se passe-t-il en Asie ? Le dirigeant Kim Jong Un a annoncé son intention de « renforcer et développer » l’armement nucléaire de son pays. En dépit de sévères sanctions internationales, la Corée du Nord redouble d'efforts pour moderniser son armée et depuis le début de l'année a testé des armes interdites. Des analystes redoutent une possible reprise de ses essais nucléaires. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
26-04-2022
1 h 5 minutes
LA VICTOIRE DE MACRON… LA PERCÉE DE LE PEN – 25/04/22
LA VICTOIRE DE MACRON… LA PERCÉE DE LE PEN – 25/04/22 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » OLIVIER FAYE Journaliste politique « Le Monde » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique « Marianne » JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » A l'issue d'une campagne qui n'a pas passionné les électeurs, Emmanuel Macron a été réélu dimanche président de la République, avec 58,54 % des voix contre 41,46 % pour Marine Le Pen. Une victoire confortable mais loin du score d’il y a 5 ans avec une extrême-droite qui signe un score historiquement haut. Pour ce match retour, Emmanuel Macron perd ainsi huit points face à la candidate d’extrême droite par rapport à son score de 2017. Celle qui n’avait rassemblé qu’un tiers des électeurs il y a cinq ans progresse, avec plus de 13,2 millions de Français qui ont voté pour elle, soit un électeur sur quatre. « Nos idées arrivent à des sommets jamais atteints lors d’un second tour. Le résultat en lui-même représente une éclatante victoire », a souligné la cheffe du RN dans un discours prononcé peu après 20h. Une extrême droite donc au plus haut dans ce scrutin sur fond d’une abstention très élevée, 28 %, un niveau jamais atteint depuis 1969. Alors si la victoire est nette, elle est aussi fragile et loin d’un blanc-seing pour le nouveau quinquennat du chef de l’Etat qui semble en avoir bien conscience. « Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l'extrême-droite. Et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblige pour les années à venir », a déclaré Emmanuel Macron dimanche soir avant de promettre une « ère nouvelle » et une nouvelle méthode de gouvernance. Mais d’ici là, le plus dur reste à faire pour le président réélu : s’assurer de conserver une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner les mains libres durant les cinq prochaines années alors que la France apparaît au lendemain de cette élection profondément divisée. Le temps est donc compté avant les législatives, des 12 juin et 19 juin, et les grandes manœuvres ont déjà commencé. Dès dimanche soir Marine Le Pen qui a décidé de voir « dans cette défaite une espérance », a annoncé qu’elle poursuivra son engagement et a lancé la bataille des législatives. « Nous aurons un grand nombre de députés en juin prochain. Nous sommes déjà dans une position très favorable », a-t-elle estimé devant les militants, tout en refusant ce lundi de répondre à l’appel du pied d’Éric Zemmour, qui a réclamé une « union du bloc populaire ». De son côté Jean-Luc Mélenchon s’est félicité dimanche soir que la France « ait refusé de confier son avenir » à Marine Le Pen, « une très bonne nouvelle » avant de porter l'attention des Français sur le « troisième tour » qui « commence ce soir » : « Les 12 et 19 juin ont lieu les élections législatives, vous pouvez battre M. Macron et choisir un autre chemin », a-t-il lancé alors qu’en coulisses les discussions sont engagées entre la France insoumise, Europe Écologie les Verts, le parti communiste et le NPA. Pour autant, si les opposants du président veulent leur revanche dans les urnes, le scénario d’une cohabitation est-il crédible ? Quels défis attendent Emmanuel Macron ? A quoi vont ressembler les premières semaines de son second mandat ? Qui prochainement à Matignon ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
25-04-2022
1 h 5 minutes
CHINE : LE VIRUS QUI FAIT TREMBLER LE RÉGIME - 23/04/22
CHINE : LE VIRUS QUI FAIT TREMBLER LE RÉGIME - 23/04/22 Invités : ANTOINE BONDAZ Chercheur spécialiste de la Chine Fondation pour la recherche stratégique AGNÈS GAUDU Cheffe du service Asie - « Courrier International » SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques DOMINIQUE SEUX Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos » La Chine, frappée par la plus forte vague de contaminations depuis les débuts de la pandémie fin 2019, marche de nouveau au ralenti. Tandis que plusieurs compagnies américaines viennent de lever l'obligation de port du masque, le régime chinois s'arc-boute sur sa stratégie dite « Zéro Covid » : fermeture des frontières, isolements systématiques dans des centres dédiés des cas positifs, même asymptomatiques, reconfinements généralisés pouvant aller d’un quartier à l’ensemble d’une région, dès l’apparition du moindre cas. L’objectif est de garder coûte que coûte la maîtrise du nombre de cas, mais avec le variant omicron les contaminations se multiplient, et plusieurs dizaines de morts sont désormais officiellement recensés chaque jour. La population se retrouve privée d'accès aux soins et même à la nourriture, et les scènes de protestation se multiplient. A Shanghai, capitale économique placée en confinement strict depuis plus de trois semaines, des images stupéfiantes de déshumanisation fuitent sur les réseaux sociaux, de gens évacués de force de chez eux, testés avec brutalité et surveillés par des drones... Même les nourrissons sont arrachés à leur mère lorsqu'ils sont positifs. Et ce n'est pas une bonne nouvelle pour Xi Jinping. Le dirigeant chinois, qui briguera son troisième quinquennat à l'automne alors que le très attendu XXème Congrès du Parti Communiste chinois doit se tenir, est fragilisé, lui qui fondait jusqu'à présent une partie importante de sa propagande sur ses résultats économiques. Car si officiellement, tout va bien, les prévisions de croissance sont-elles toujours plus pessimistes. Pékin réussi à sauver une croissance de 4,8 % pour ce premier trimestre mais l'objectif de 5,5 % prévus pour l’ensemble de 2022, déjà le pire chiffre depuis le début des années 1990, paraît d'ores et déjà hors de portée. Le géant asiatique est en train de caler, mettant en danger toute l'économie mondiale. Après Shenzhen et la province du Jilin, la mise sous cloche de Shanghai, symbolisée par les images de bateaux bloqués au large de son port commercial, le premier au monde, compromet l'acheminement de pièces détachées, téléviseurs et téléphone dans le monde entier. Au total, une quarantaine de villes, représentant 40% du PIB chinois selon la banque japonaise Nomura, sont actuellement touchées par des mesures de confinement plus ou moins strictes. Les conséquences seront planétaires, tant le pays est aujourd’hui l’usine du monde. En France, il faut s’attendre au pire, comme à voir de nombreuses entreprises forcées de mettre leurs employés en chômage partiel. C’est le cas de Renault à Douai, qui voit son activité très fortement impactée par manque de pièces détachées en provenance de Chine. Le pays est également rattrapé par la guerre en cours en Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine devient un allié de plus en plus encombrant. Depuis le début de la guerre, Pékin affirme être du côté de la paix sans avoir jusqu'à présent condamné l'invasion russe en Ukraine. La Chine a même imputé la crise ukrainienne à l'expansion de l'Otan vers l'est. Le pays sait que sa position va finir par lui valoir d’être soumis à des sanctions économiques par les occidentaux. En dépit de cela, ce partenariat russo-chinois se poursuit. Moscou et Pékin conçoivent des lasers de plus en plus puissants pour aveugler la flotte de satellites de Washington. Ces deux États possèdent aussi des missiles capables d’anéantir des appareils dans l’espace. Ce qui pourrait s'avérer décisif dans un conflit ultérieur. Dans cette c'est la situation de Taïwan inquiète particulièrement. L’île est plus que jamais sous la menace d’une invasion. La Chine communiste, qui la considère comme une province, ambitionne depuis des décennies de s'emparer de ce petit archipel démocratique de 24 millions d'habitants. Et les arguments de Pékin font sinistrement écho à ceux invoqués par Poutine pour justifier l'invasion de l'Ukraine. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
23-04-2022
1 h 6 minutes